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  1. // La rubrique du mercredi

Le surnom du jour

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Il Divin Codino


À une époque, malheureusement pas si lointaine, la nuque longue était tendance. Popularisée par l'Allemagne, cette coupe de cheveux devient un véritable phénomène de mode adopté par tout le monde, de MacGyver aux footballeurs (Chris Waddle ou Tony Vairelles). C'est le cas, aussi, pour Roberto Baggio.


Doté d'une grâce balle au pied mais d'un physique chétif à une époque où les clubs privilégient les monstres physiques, héritage du catenaccio oblige, l'enfant de la petite ville de Caldogno, pas loin de Vicenze, sera, tout au long, de sa carrière un joueur atypique par son jeu et son éternelle queue de cheval.


Trois ans après des débuts en Série C1, à l'âge de 15 ans, Roberto Baggio est transféré à la Fiorentina, mais en Toscane il subit sa première grosse blessure au genou. Pour surmonter la douleur il se convertit au bouddhisme. Ce changement est décisif pour le reste de sa carrière, mais pas pour son look. Le combo queue de cheval-boucle d'oreille persiste. Peu à peu il s'impose dans le coeur des supporters et ses exploits sur le terrain lui valent rapidement le surnom d' « Il Divin Codino » , littéralement le « divin à la queue de cheval » .


Ainsi, Roberto Baggio devient l'idole de nombreux jeunes comme Chaouki Ben Saada, surnommé comme l'italien dans sa jeunesse, mais aussi de mentor comme pour Sébastien Frey qui a confié, en 2007, s'être tourné vers le bouddhisme sur les conseils de Roberto : « On se connaissait depuis l'Inter. Quand je me suis blessé l'an dernier (rupture des ligaments croisés lors d'un match de Coupe d'Italie le 10 janvier 2006 entre la Fio et la Juventus, ndlr), je me suis permis de l'appeler. J'étais dans le doute, j'entendais dire que je ne pourrais plus jouer. Il m'a mis en contact avec la personne qui l'a initié » .

Ballon d'Or et meilleur joueur de la FIFA 1993, Roberto Baggio aurait pu devenir l'homme de tout un peuple lors de la finale de la Coupe du Monde, l'année suivante, contre le Brésil. Mais, épuisé par la compétition et par 120 minutes d'une partie crispante, son penalty passe loin de la barre transversale mettant fin aux espoirs italiens. Les prières de centaines de bouddhistes devant un temple du Bangladesh, restauré par les fonds de l'italien, n'y changeront rien.


Malgré tout Il Divin Codino se vengera l'année suivante en ouvrant son palmarès national avec un Scudetto.


La moindre des choses.


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