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  2. // Rennes/TFC (3-1)

Le Stade renaît

Victoire rennaise probante mais longue à se dessiner. Toulouse vaut mieux que ce score sévère. Rennes est leader de L1 (18 points), avec une unité d'avance sur lez Verts. Patrick Le Lay is the best. Comme au bon vieux temps de TF1.

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Killer instinct. A la 44ème, offensive tout en décalages côté ouvert. Quatre joueurs impliqués : en avant-dernier, Montano transmet à Danzé lancé comme un flanker sur son côté droit. Du coin des 16 mètres, une frappe croisée qui part se loger dans le petit filet opposé, presque en lucarne : 1-0, Valverde est battu, Toulouse aussi. Plié. Toulouse, ville d'ovalie, se fait crucifié sur une action de rugby. Tout un symbole... Preuve que la Ville Rose n'est toujours pas une ville de foot ? Pas sûr... Ce Toulouse est réellement en progrès et a largement dominé ces 44 premières minutes, se jouant de Rennais parfaitement « inintelligents » (attention ! On n'a pas dit « bêtes » ). On reviendra plus loin sur ce terme « inintelligents » ... C'est quoi, le problème, côté toulousain ? Une question de mérite ? Allons ! Ne faîtes pas rire Corto Maltese : bien avant sa première rencontre avec cette hyène de Raspoutine, il savait que le loup est un loup pour l'homme... Le mérite n'existe pas. Toulouse est une tueuse avec un cœur de Fantômette, avec un poignard en feutrine. A 1-0, c'est fini pour le Téfécé, qui n'a rien de Cruella, encore moins de Maggie Thatcher. Pas la peine de regarder la deuxième mi temps : Toulouse ne reviendra pas. C'est écrit, on le sait. Trop sympa, trop scolaire, trop gentil.

Quand avant la rencontre, l'info a fuité, c'était une précieuse indication pour l'ennemi. L'info : Santander ou Tafer devant ? Preuve que Toulouse n'a pas d'exécuteur capable de tuer l'affaire. Pas encore... Regretter Gignac ? Jamais ! C'est du passé, et Casanova, coach intelligent, l'a bien compris et tout en gardant son 4-1-4-1, il l'a rendu plus attrayant et non plus directement orienté vers un seul joueur, Gignac, parti à l'OM. Le problème, c'est qu'en pointe il n'y a personne, pas de killer. Dommage parce que l'axe Cetto-Capoue qui oriente vers Didot (puis Braaten), Machado, Tafer, voire Gunino quand il monte, c'est fluide et réfléchi. On sent de l'intelligence, un système pensé. Dommage que Sissoko n'ait pas été plus présent... Une bonne occupation de la moitié rennaise, avec sur certaines offensives 7 Toulousains dans les 30 derniers mètres de Douchez ! Avec des actions dangereuses : percée de Braaten dans la surface (18ème), raté de peu de Capoue sur coup franc centré (22ème), une reprise de Sissoko dangereuse sur centre de Machado (29ème) et un duel manqué de Braaten devant Douchez (36ème). Tafer manquera une reprise fastoche aux 16 mètres, tout seul, but ouvert. Mais sur ce flop de Yanis, on jouait la 66ème, soit après l'Apocalypse vu que les Rouges et Noir menaient 1-0...

Voilà. Toulouse est mort à la 44ème, faute d'avoir tué la Rennes. Rennes, parlons-en ! Equipe « inintelligente » parce que pas vraiment une équipe. Les joueurs portent trop le ballon, effectuent en moyenne entre 17 et 42 touches de balle avant de transmettre, et se tapent des remontées balle au pied de 30 mètres minimum au lieu de passer rapidos. Même Marveaux, qu'on aime bien : qui va lui apprendre à épurer son jeu, à jouer plus simple ? Encore un peu de délation : Théophile-Catherine, Mandjeck, Kembo portent trop le ballon et alourdissent le tempo. Résultat : difficile de toucher Dalmat et quasi impossible d'atteindre Montano (sevré de ballons) dans le bon tempo... Dommage, parce que la récup est plutôt bonne, côté rennais. Manque de sobriété, de jeu plus direct. En comparaison, un Pirlo est modèle d'ascétisme... Ceci dit, Mvila joue juste et direct, il faut le reconnaître. Bizarrement, c'est sur l'action du but de Danzé à la 44ème que la pureté et la fluidité du jeu en première intention avec progression latérale directe ont abouti au chef d'œuvre du latéral droit breton. Comme quoi, Rennes peut devenir une vraie équipe « intelligente » . A l'image de ses deux « génies » fantômes : celui du passé, Mickaël Pagis, et celui toujours là, Jérôme Leroy. La technique, la simplicité et le bon timing...

En deuxième période, les Bretons ont bien fermé la boutique. Normal. Ils savent faire... Kader Mangane a inscrit le 2-0 d'une tête croisée sur un coup franc de Leroy (77ème) et Sylvain Marveaux a transformé un péno sévère à la 82ème, 3-0. Anecdotique. Sissoko a marqué, 3-1, pour faire la blague. Bravo aux Rennais : il sont leaders de L1. Mérité ? Le mérite n'existe pas. Demandez à Corto Maltese.

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OOOoooooh......la mauvaise foi qui vient de l'erdre....
Ne pleure pas mon grand, la ligue 1, c'est tout pourri n'est ce pas?.. Et puis, le foot c'est naze, c'est bien connu..
On sait "fermer la boutique" et derrière, on marque deux fois...et toulouse marque à la 88ème...alors on sait pas vraiment faire ?..
On sait pas trop quoi dire ou écrire en fait...
Allez, bonne trêve et bon kita.
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