Le stade du désespoir ?

Certains craignent le terrorisme durant l'Euro. D'autres feignent de découvrir que l'UEFA a été exempté fiscalement. Et les réseaux sociaux continuent de rejouer la guéguerre Benzema/EDF. Toutefois, bien loin de ces préoccupations, certes incontournables, dans la quiétude des hémicycles municipaux, élus d'opposition et comptables ont plus simplement sorti la machine à calculer sur leur smartphone. Et ils savent déjà, quel que soit le résultat, ou comment se déroule la compétition, que l'addition sera salée pour leurs administrés. Il faudra bien payer les stades et personne n'ose encore vous dire ce à quoi il faudra renoncer pour cela...

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Voila une nouvelle qui va peut-être réjouir le gouvernement et tous les cabinets d'experts qui nous vantent par avance les retombées économiques de l'Euro 2016. On connaît déjà un corps de métier qui a vu s’accroître son activité professionnelles grâce à cet événement : les avocats. Les procédures ne cessent de se multiplier, le conseil d'État a été saisi et a annulé la délibération quant au PPP du Matmut Atlantique. À Nice, des perquisitions ont été menées à la mairie suite à un rapport de la chambre régionale des comptes au sujet, cette fois, de l'étrange favoritisme dont Vinci a bénéficié (jusqu'à « renoncer » aux pénalités de retard). Dans le Nord, une instruction pénale est en cours contre Effiage, ce dernier a lui-même porté, via une filiale, un différend avec la Métropole européenne de Lille devant le tribunal administratif, réclamant 167 millions supplémentaires. Il ne s'agit sûrement que du début d'une longue liste de péripéties judiciaires dont on imagine mal la tournure finale.

Le bâton merdeux des PPP


Si évidemment la question sécuritaire, les fans zones ou la menace hooligan occupent aujourd'hui les esprits de nos édiles, les stades qui ont été bâtis ou rénovés à grands frais – publics essentiellement - s'apparentent en effet déjà à un bâton merdeux que tout le monde (État, collectivités, BTP..) va allègrement se refiler dans les années à venir. De ce point de vue, nous connaissons déjà la première postérité de notre Euro : le foot va encore davantage perdre de sa virginité aux yeux de l'opinion. À ce tarif, la victoire n'est pas seulement obligatoire pour remonter le moral des Français, il en va aussi des nuits de sommeil de nombre de maires et de présidents de clubs. « Que ce soit à Marseille, à Nice ou à Lille, la situation est similaire, explique Matthieu Rouveyre, élu PS d'opposition à Bordeaux, à l'origine de la procédure auprès du Conseil d'État. À Lille, c'est peut-être même pire. L'absence de naming a encore aggravé le poids sur les finances de la collectivité, qui était censée en dénicher un et a finalement dû se replier sur Pierre Mauroy. Repli qui ne permet nullement d'alléger la facture. Les stades en PPP s'avèrent une option très douloureuse pour ceux qui ont fait l'erreur d'y recourir. »

Un peu partout en France, dans les villes concernées, le scénario s'avère toujours le même. Des élus d'opposition se lèvent ou tombent des nues, selon le point de vue, et demandent a minima des comptes sur les décisions et les concessions accordées lors des signatures de contrats avec les géants du bâtiment. Ce réveil peut sembler tardif, car en fait, dès le départ, des municipalités avaient senti le piège s'ouvrir sous leur pied. À Nantes, qui eu le droit malgré tout à son petit match de préparation en lot de consolation, la ville avait renoncé. Avec aux commandes Jean-Marc Ayrault, futur Premier ministre, qui conseillera étrangement le contraire ensuite une fois en charge à Matignon de mener à bien l'organisation de l'Euro. Sauf qu'en 2009, la mairie qu'il dirigeait avait jeté l'éponge devant les « exigences exorbitantes » de l'UEFA. À savoir : une rénovation de la Beaujoire frôlant les cent millions d'euros (contre simplement neuf millions pour la Coupe du monde de 1998). La cité des Ducs redoutait aussi que le retour sur investissement demeure trop incertain en matière de rayonnement.


« Nous avions eu six matchs de haut niveau en neuf !, racontait le premier édile à l'époque. Mais, pour l'Euro 2016, nous aurions certainement eu des rencontres de seconde zone. Les retombées économiques auraient été très faibles : on aurait mis des années à rembourser un investissement qui n'en valait pas la peine. » Dernier point et non des moindres, la volonté de ne pas sacrifier d'autres projets d'aménagements sportifs. Pour résumer, nous n'avons pas les moyens de nous le permettre... L'économiste Bastien Drut comprend cette logique qui interroge le long terme, une vision qui devrait toujours habiter les serviteurs du peuple : « Par ailleurs, la question de la rentabilité pour l'État est toujours difficile à mesurer, car si des entreprises de construction ont bien été rémunérées pour la rénovation ou la construction de stades, on ne sait évidemment pas précisément l'utilisation que ces entreprises font de cet argent par la suite. »

L'argument massue est simple et résume pourquoi, d'un coup, la potion amère ne passe plus. Y compris auprès de villes à qui on a fait miroiter monts et merveilles avec cet Euro en jouant sur la corde sensible de la Coupe de monde et de son souvenir enchanté. Or, le contexte a radicalement changé. Footballistiquement parlant d'abord. Le Mondial se déroulait cinq ans après le sacre munichois de Marseille et deux ans après la victoire du PSG en Coupe des coupes. L'Hexagone ne ressentait pas une telle impression d'un fossé grandissant vis-à-vis des autres pays. Il pensait pouvoir au moins jouer des coudes sur le terrain. Le grand stade construit alors répondait d'abord au besoin de calmer une vieille frustration du prestige national. Édouard Balladur avait pourtant lancé une mode destinée à un grand succès : le cadeau aux amis du béton. De telle sorte que la concession fut signée entre les deux tours de la présidentielle de 1995, avec des clauses excessivement généreuses pour le concessionnaire, laissant à ses successeurs le soin de verser près de 114 millions d'euros supplémentaires jusqu'en 2013, faute de club résidents.

Le PPP m'a tuer


La solution du Partenariat Public Privé - « dépenses publiques, bénéfices privés » , disent les mauvaises langues -, s'est ensuite tranquillement généralisée (jusqu'à la construction du Pentagone français). La crise économique, accentuée par les réformes territoriales ou RGPP (Révision générale des politiques publiques), ont mis les collectivités publiques à genoux (leur investissement est passé de 200 milliards, à 120 milliards prévus pour 2014-2019). Le moindre surcoût, par exemple pour rembourser les PPP, leste un peu plus le sac de dettes qui les entraîne vers le fond. Surtout que la réalité du foot tricolore, sauf le cas hors sol du PSG, n'est pas de nature à leur donner foi en l'avenir. Certes, les stades seront pleins durant l'Euro, pour le bonheur de l'UEFA qui, normalement, va engranger 1,9 milliard d'euros en tout (sans quasiment verser d'impôts soulignons-le encore). En revanche, le taux de remplissage pour l'ordinaire de la L1 paraît plus que douteux (l'écart avec la Bundesliga est du simple au double). Et que dire en cas de rétrogradation, qui impliquerait en outre (et pour certains cas, le LOSC notamment) une réduction automatique de leur loyer (de 4,2 millions à un million) et, en conséquence, un excès de charge pour la ville.

Toutefois, ce qui frappe tient à la confluence de trois sources d'inquiétude qui, si elles sont parfois « idéologiquement opposées » , insistent de concert sur le péché originel des choix faits pour financer les stades. Premier souci, devenu général dans notre société, celui de la transparence et du refus de la corruption. À Nice, c'est l'association Anitcor qui mène la charge. À Lille, un ex-élu villieriste, Éric Darques, est parti en croisade au nom de la sainte sauvegarde des sous du contribuable. À Lyon, les Verts, dont Étienne Tête, sont montés au front. Avec toujours la même rengaine : explosion des budgets (de 120 millions à 268 millions à Marseille), des faits dissimulés aux élus (à Bordeaux), des doutes sur la sincérité de la procédure (à Lille, avec même des ramifications remontant jusqu'au Carlton).... « Le Conseil d'État, suite à mon recours, a annulé la délibération sur le PPP, commente ainsi Matthieu Rouveyre, élu PS d'opposition à Bordeaux. Les informations communiquées par la ville et Alain Juppé étaient erronées, à tel point que le coût annuel prévisionnel s'avérait deux fois inférieur à la réalité. Le coût de ce stade met les finances de la ville dans le rouge. Quand on consolide la dette de la ville avec le PPP, Bordeaux se retrouve dans une situation très dangereuse financièrement. » Cerise sur le gâteau, la ville s'est engagée a rembourser les impôts locaux aux exploitants du stade.

« Dès que vous investissez dans n'importe quel secteur, vous créez de l'emploi... »


À cette simple préoccupation citoyenne somme toute assez saine et démocratique s'ajoute un sentiment politique qui pointe d'un doigt vengeur le foot pro en grand aspirateur des fonds publics, tandis que les communes ne rempliraient plus leur mission première de service public. Faute de moyens sonnants et trébuchants. « Ce que je reproche au foot business, c'est de nous imposer sa loi, poursuit Mathieu Rouveyre. Ces nouveaux stades extrêmement chers ont été imposés par l'UEFA avec des normes hallucinantes. Le privé prend le pas sur le public. Un organisme qui dégage des centaines de millions de bénéfices nous force à endosser sur nos épaules les poids énormes de ce type d'infrastructures, alors que nous disposions déjà d'un stade, rénové pour le Mondial de rugby. Nous manquons d'équipements de proximité, tandis que tout se retrouve fléché vers le sport pro, et je doute fortement que les retombées économiques nous permettent de rentrer dans nos frais. » Voici donc l'argument qui ne convainc plus : OK, édifier un temple du ballon rond vous ruine, mais cela rapporte beaucoup à la ville et donc à ses habitants.

« Il est très facile en tant qu'universitaire de répondre à cet argument, rétorque l'économiste Jean-François Bourg. Forcément, dès que vous investissez dans n'importe quel secteur, vous créez de l'emploi. Mais le raisonnement économique sérieux, et non pas celui des cabinets privés qui réalisent des études de circonstances, consiste à parler de coût d'opportunité. En gros, si, par exemple, cet argent public n'avait pas été déversé dans les stades de l'Euro 2016, est-ce qu'il n'aurait pas été plus utile ailleurs, d'un point de vue social et économique ? Est-ce qu'il n'aurait pas engendré davantage de créations d'emplois, de bien-être collectif ? Si vous balancez des centaines de millions d'euros dans n'importe quelle branche, des postes de travail suivront, reste à mesurer le rapport entre les sommes mobilisées et le nombre d'emplois induits. À Marseille, au lieu de se lancer dans un PPP et donner beaucoup d'argent à Bouygues, d'autres immenses besoins, en matière d'éducation notamment (la cité phocéenne est particulièrement sous-équipée en ce domaine), auraient mérité sûrement un effort équivalent. » Bastien Drut semble confirmer cette analyse. « Par ailleurs, la question de la rentabilité pour l'État est toujours difficile à mesurer, car si des entreprises de construction ont bien été rémunérées pour la rénovation ou la construction de stades, on ne sait évidemment pas précisément l'utilisation que ces entreprises font de cet argent par la suite. »

Rendez-vous en 2017...


Étrangement, ce refus rencontre un autre discours, prenant souvent, à tort, en exemple OL Land (qui doit quand même beaucoup aux aménagements publics financés pour au moins 200 millions d'euros) et qui affirment qu'il serait grand temps que le foot français s'affranchisse de sa dépendance colbertienne envers l'État et la puissance publique. En gros, qu'il devienne plus capitaliste au sens anglo-saxon, avec en ligne de mire les «  utopies » allemandes ou britanniques, où la billetterie représente une part deux ou trois fois supérieure dans les comptes des pensionnaires des championnats nationaux.

L'heure de vérité sonnera de toute façon dans les années à venir. Surtout. Par ailleurs, dans le sillage de la séquence politique qui s'ouvrira jusqu'à la présidentielle, avec un Alain Juppé représentant des villes hôtes (qui a réussi à gratter vingt millions à l'UEFA et tente de taxer Airb'n'b pour le reste), une Martine Aubry sur la sellette de sa « primaire » et sans oublier un François Hollande qui devra se justifier, surtout en cas de parcours calamiteux des Bleus. La saison 2016-2017 sera finalement le vrai test de l'Euro. « Même s'il est trop tôt pour savoir si les stades seront rentables, confirme Bastien Drut. Il est légitime de se poser un certain nombre de questions. Par exemple, l'affluence moyenne pour les Girondins de Bordeaux est passée de 23 500 pour la saison 14/15 à 25 100 cette saison malgré le passage au nouveau stade. L'effet « grand stade » est en train de se dissiper à Lille avec une baisse continue de l'affluence pour les matchs de Ligue 1. Cela dit, il y a, a priori, un coup de pouce à venir pour les clubs de Ligue 1... » Cela sera-t-il suffisant pour oublier le reste ? Le vélodrome sera-t-il à Marseille ce que les JO furent à la Grèce ?



Par Nicolas Kssis-Martov
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Max_Payne Niveau : CFA2
Super article, Mr Kssis-Martov, comme souvent !
Pour Nantes, c'est dingue ! 100 millions de rénovation, alors qu'il a été rénové pour le mondial de rugby en 2007 ?!
 //  19:14  //  Amoureux de Lyon
Note : 5
C'est bien de mentionner les 200 millions d'aménagements publiques pour le Grand Stade de Lyon.

C'est un peu malhonnête de ne pas indiquer qu'ils ne servent pas que pour les matchs, et qu'ils sont pensés dans l'optique du développement de l'Est lyonnais.
Message posté par Max_Payne
Super article, Mr Kssis-Martov, comme souvent !
Pour Nantes, c'est dingue ! 100 millions de rénovation, alors qu'il a été rénové pour le mondial de rugby en 2007 ?!


Ben oui mais il y a eu l'affaire notre dame des landes qui a coûté du blé, donc faut bien se renflouer. Il y aurait du montage financier là dessous que ça me surprendrait moins qu'un dribble de Giroud.
Je fais pas souvent mon bâtard, mais cet article c'est abusé. Le nombre de coquilles c'est chaud. Les paragraphes qui commencent sans majuscule, les fautes d'orthographe, les mots rajoutés, les passages qui sont franchement incompréhensibles... Bref le sujet est bien, le contenu est plutôt intéressant, mais va falloir penser à embaucher un secrétaire de rédaction ou juste se relire.
 //  19:42  //  Passionné du Paris S-G
Je réclamais un tel article l'autre jour, je n'aurai pas pu m'attendre à mieux (à part peut-être moins de fautes de frappe héhé).

Je poste un article autrement plus dithyrambique sur la construction des stades en France, en provenance de Russie, qui donne d'autres infos (moins percutantes) http://www.courrierinternational.com/ar … e=Facebook#link_time=1465116927

Désolé pour le lien très moche, c'est pas très pratique sur mobile.

En tout cas je n'arrive pas à croire qu'on ait une gestion aussi "africaine" de la situation : contrats sous-évalués, magouilles sous la table, opacité des modes d'attribution des contrats et comme toujours, ce sont les locaux qui perdront. Défiscaliser l'Euro, c'est une blague absolue. Je comprends désormais mieux la douleur des Brésiliens il y a 2 ans.
Cafu crème Niveau : DHR
Merci aux élus d opposition de Bordeaux d avoir dénoncé la supercherie et fait casser le PPP.

Pigeons.Pigeons.Pigeons.

Ça plombe les finances et ne rapporte rien aux clubs, voir les met dans la mouise grâce à l augmentation des loyers.
Agent Graves Niveau : District
Message posté par Sittius
C'est bien de mentionner les 200 millions d'aménagements publiques pour le Grand Stade de Lyon.

C'est un peu malhonnête de ne pas indiquer qu'ils ne servent pas que pour les matchs, et qu'ils sont pensés dans l'optique du développement de l'Est lyonnais.


Le développement de l'Est Lyonnais, c'est OL Land !
Quelle surprise...

L'autre scandale, c'est les médias qui relaient bêtement le coup des "retombées positives". Y a un nombre de cartes de presse qui devraient être dechirees, mais non avantage fiscal.

C'est sur qu'avec le chantage a la défiscalisation, l’état va vachement se refaire.

Mais bon, ça finance des campagnes électorales, la consommation en putes et soirées de luxe de tout ce beau monde (politique, btp...), rien ne leur arrive, pourquoi changeraient ils?

RobertoBaggio Niveau : DHR
Bon article mais qui nécessite une bonne relecture, beaucoup trop de fautes (et pourtant je ne fais jamais cette remarque)...
Celle m'ayant fait le plus sourire étant "l'argument massu", j'imagine qu'il s'agit du même argument utilisé par le général pendant la guerre d'Algérie.
Gones Allons !!! Niveau : District
Article intéressant qui pose bien la question de l'opportunité de construire/rénover une petite dizaine de stade mais qui mélange plusieurs montages contractuels.
tout d'abord le PPP, prendre pour unique témoin Rouveyre, c'est un peu comme donner la parole uniquement au procureur. Seule la délibération a été annulée par le Conseil d'Etat au motif que la subvention de l'ordre d'une vingtaine de millions d'euros figurait en annexe de la délibération avec les autres éléments financiers (dont le budget) mais c'est assez évident vu ce type de document qu'elle se trouvait là. Bon le conseil municipal va reprendre la délib' dans les 2 mois à venir. En soi le Conseil d'Etat ne remet pas en cause le principe de la subvention ni le contrat de PPP.
le PPP, c'est un outil juridique importé d'Angleterre, il permet en gros de faire financer la construction de l'ouvrage par le partenaire privé, la personne publique ne commençant à payer des loyers annuels que lors de la réception de l'ouvrage. le payement est donc échelonné dans le temps et n'ai en aucun cas dissimulé ! l'avantage du PPP, c'est que la personne publique (ici les mairies et l'Etat) confie à un seul et unique interlocuteur la construction et la maintenance du stade en contrepartie d'un loyer. donc les contrats de Lille et de Bordeaux portent sur des montants élevés (environ 250 millions d'euros) car il y a également la maintenance prise en compte sur les 30 prochaines années.
Pour faire cours,
avantages (en gros) du PPP : délais de constructions respectés (pénalités supportées par BTP sinon), simplicité pour la personne publique dans la gestion (interlocuteur unique), modalité de payement (échelonné sur longue durée).
inconvénients (en gros): si la personne publique n'est pas bien conseillé, déséquilibre en faveur de la personne privée, engage financièrement sur du long terme les collectivités (mais est-ce plus mal ?), oligopole entre 3 grands groupes BTP (mais de toutes façon pour les contrats dépassants les 100 millions c'est déjà le cas).
Pour conclure le PPP, c'est un outil, ni bon ni mauvais, et qui dépend de la complexité du projet et de la qualification de la personne publique. en gros un ppp c'est bien qd la personne publique sait ce qu'elle veut (ici un stade modulable avec des commerces autours), pas trop de contraintes techniques et particulières (hôpital francilienne et Balard) et qu'elle est bien conseillée évidemment.

pour Lyon, la réalisation du stade a permis la réalisation d'équipements publics nécessaire pour le développement de cette zone. Le stade a impacté marginalement le projet qui se serait fait (surement différemment) de toute façon.
 //  19:56  //  Supporter du Paris S-G
Message posté par Sittius
C'est bien de mentionner les 200 millions d'aménagements publiques pour le Grand Stade de Lyon.

C'est un peu malhonnête de ne pas indiquer qu'ils ne servent pas que pour les matchs, et qu'ils sont pensés dans l'optique du développement de l'Est lyonnais.


C'est exactement le mode de réflexion que dénonce l'auteur dans son article. Cf l'exemple de Marseille.

A nous de ne pas être naïfs et dupes. Il faut essayer de sortir de l'état de consommateur payeur et de comprendre les tenants et aboutissants.

Il est difficile de ne pas voir une volonté de vendre un projet plus que de le justifier dans les faits.
Gones Allons !!! Niveau : District
Message posté par Cafu crème
Merci aux élus d opposition de Bordeaux d avoir dénoncé la supercherie et fait casser le PPP.

Pigeons.Pigeons.Pigeons.

Ça plombe les finances et ne rapporte rien aux clubs, voir les met dans la mouise grâce à l augmentation des loyers.


Bah non Cafu, justement le contrat est pas cassé, c'est la délibération qui est annulée.
tiens j'en profite pour poster la décision du CE :
http://www.conseil-etat.fr/Actualites/C … e-Bordeaux
Message posté par El Putsch
Je réclamais un tel article l'autre jour, je n'aurai pas pu m'attendre à mieux (à part peut-être moins de fautes de frappe héhé).

Je poste un article autrement plus dithyrambique sur la construction des stades en France, en provenance de Russie, qui donne d'autres infos (moins percutantes) http://www.courrierinternational.com/ar … e=Facebook#link_time=1465116927

Désolé pour le lien très moche, c'est pas très pratique sur mobile.

En tout cas je n'arrive pas à croire qu'on ait une gestion aussi "africaine" de la situation : contrats sous-évalués, magouilles sous la table, opacité des modes d'attribution des contrats et comme toujours, ce sont les locaux qui perdront. Défiscaliser l'Euro, c'est une blague absolue. Je comprends désormais mieux la douleur des Brésiliens il y a 2 ans.


Africain? Nan nan, tout ce que tu cites est tout ce qu'il y a de plus méditerranéen.
SuperVictor==3 Niveau : DHR
Message posté par Ligue3
Ben oui mais il y a eu l'affaire notre dame des landes qui a coûté du blé, donc faut bien se renflouer. Il y aurait du montage financier là dessous que ça me surprendrait moins qu'un dribble de Giroud.


NDDL, même camelote : 55 ans de concession à Vinci.

À lire : http://www.entreprises.ouest-france.fr/ … 014-147644

Des pénalités?
Putain tout ça pour un projet débile, de nombreux aéroports internationaux fonctionnent avec le même nombre de piste que Nantes Atlantique en accueillant beaucoup plus d'avions.
(C'est pas comme si les investissements étaient gelés depuis 2002 par ... Vinci.
Attendez...)

Et le JO bientôt à Paris.
Cafu crème Niveau : DHR
Message posté par Gones Allons !!!
Bah non Cafu, justement le contrat est pas cassé, c'est la délibération qui est annulée.
tiens j'en profite pour poster la décision du CE :
http://www.conseil-etat.fr/Actualites/C … e-Bordeaux


Raaaa

J avais lu une interview de l'opposition sur Sud Ouest je crois ou l'elu en question disait qu en principe le conseil municipal devrait suivre la décision du conseil d'état.

On tape assez sur nos politiques pour ne pas saluer leurs bonnes actions :)
 //  20:11  //  Passionné du Paris S-G
Message posté par Iceman
Africain? Nan nan, tout ce que tu cites est tout ce qu'il y a de plus méditerranéen.


Oh tu sais, Bolloré et Bouygues ont bien exporté leur savoir-faire en terme de nababisme dans une foultitude de pays d'Afrique. C'est toujours le même partenariat d'ailleurs, le fameux OVPT-OVLR (On Vous Prend Tout et On Vous Laisse Rien), il fonctionne encore à plein régime aujourd'hui.
sequane77 Niveau : DHR
Merci pour l' article de qualité sur les dérives du foot et de nos édiles. Je n en ai pas vu passer beaucoup des articles comme celui la alors que c'est tout simplement révoltant.
paul.la.poulpe Niveau : Ligue 1
"À Lyon, les verts, dont Etienne Tête, sont montés au front"

Enorme cette phrase, pleine de jeux de mots:
-les verts àLyon
-Le vert qui s'appelle Etienne
-Et son nom de famille est Tête alors qu'il monte au front
TheGoatKeeper Niveau : National
 //  20:13  //  Amoureux de Lyon
Message posté par Gones Allons !!!
Article intéressant qui pose bien la question de l'opportunité de construire/rénover une petite dizaine de stade mais qui mélange plusieurs montages contractuels.
tout d'abord le PPP, prendre pour unique témoin Rouveyre, c'est un peu comme donner la parole uniquement au procureur. Seule la délibération a été annulée par le Conseil d'Etat au motif que la subvention de l'ordre d'une vingtaine de millions d'euros figurait en annexe de la délibération avec les autres éléments financiers (dont le budget) mais c'est assez évident vu ce type de document qu'elle se trouvait là. Bon le conseil municipal va reprendre la délib' dans les 2 mois à venir. En soi le Conseil d'Etat ne remet pas en cause le principe de la subvention ni le contrat de PPP.
le PPP, c'est un outil juridique importé d'Angleterre, il permet en gros de faire financer la construction de l'ouvrage par le partenaire privé, la personne publique ne commençant à payer des loyers annuels que lors de la réception de l'ouvrage. le payement est donc échelonné dans le temps et n'ai en aucun cas dissimulé ! l'avantage du PPP, c'est que la personne publique (ici les mairies et l'Etat) confie à un seul et unique interlocuteur la construction et la maintenance du stade en contrepartie d'un loyer. donc les contrats de Lille et de Bordeaux portent sur des montants élevés (environ 250 millions d'euros) car il y a également la maintenance prise en compte sur les 30 prochaines années.
Pour faire cours,
avantages (en gros) du PPP : délais de constructions respectés (pénalités supportées par BTP sinon), simplicité pour la personne publique dans la gestion (interlocuteur unique), modalité de payement (échelonné sur longue durée).
inconvénients (en gros): si la personne publique n'est pas bien conseillé, déséquilibre en faveur de la personne privée, engage financièrement sur du long terme les collectivités (mais est-ce plus mal ?), oligopole entre 3 grands groupes BTP (mais de toutes façon pour les contrats dépassants les 100 millions c'est déjà le cas).
Pour conclure le PPP, c'est un outil, ni bon ni mauvais, et qui dépend de la complexité du projet et de la qualification de la personne publique. en gros un ppp c'est bien qd la personne publique sait ce qu'elle veut (ici un stade modulable avec des commerces autours), pas trop de contraintes techniques et particulières (hôpital francilienne et Balard) et qu'elle est bien conseillée évidemment.

pour Lyon, la réalisation du stade a permis la réalisation d'équipements publics nécessaire pour le développement de cette zone. Le stade a impacté marginalement le projet qui se serait fait (surement différemment) de toute façon.


Merci de contrabalancer le parti-pris de l'article, qui ne fait pas dans la neutralite.

Comme toute structure de financement, le PPP est un bon moyen mis entre de bonnes mains, et inversement. Par ailleurs, noublions pas que ca rend possible des projets non faisables par le secteur prive seul, et que par consequent le secteur publique a son (important) mot a dire.

Par ailleurs, n'oublions pas que ces contrats sont souvent (exclusivement?) alles a des entreprises francaises, donc meme si largent est un bien fongible, on peut legitimement penser que ca renforce le secteur prive nationale et pas les concurrents (et par pitie, arretons avec le "on ne sait pas ou l'argent va"...on dirait la CGT qui parle des entreprises).

Par contre, on est entierement d'accord sur la derive capitaliste triste et un peu nauseabonde de l'UEFA (la non taxation, cest quand meme fort) - mais ca reste equivalent a enfoncer une porte ouverte...
TheGoatKeeper Niveau : National
 //  20:15  //  Amoureux de Lyon
Message posté par paul.la.poulpe
"À Lyon, les verts, dont Etienne Tête, sont montés au front"

Enorme cette phrase, pleine de jeux de mots:
-les verts àLyon
-Le vert qui s'appelle Etienne
-Et son nom de famille est Tête alors qu'il monte au front


N'oublie pas que le directeur de la communication de l'ASSE s'appelle Philipe Lyonnet...
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