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Le spleen de Yaya

Sur le banc il y a deux semaines à domicile, dépassé depuis plusieurs rencontres dans le jeu, Yaya Touré étire son mal-être hors du terrain et tire sans compter contre tout ce qui dépasse. De la CAF à la presse anglaise, Yaya a perdu son sourire.

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Il faut le voir marcher sur la pelouse. Du haut de son mètre quatre-vingt-onze, avec toujours la même expression. Il ne cesse de le répéter, de plus en plus fort, ce n'est pas un homme heureux. En octobre dernier, il se livrait même en profondeur sur son mal-être personnel dans les colonnes de L'Équipe : « Quand les choses sont faites positivement, c'est-à-dire dans le sens de faire avancer les choses, cela m'intéresse beaucoup. Mais ici en Angleterre, ce n'est pas le cas. (…) J'ai gagné des titres, beaucoup d'argent, mais je ne suis pas heureux. » Voilà où en est aujourd'hui Yaya Touré. Il n'a que trente-deux ans, mais personne ne sait où il va. Pas même lui. Il y a quelques jours, son agent, Dimitri Seluk, a repris la parole dans le soufre d'une nouvelle polémique entourant le milieu de Manchester City : « Il ne bougera pas en janvier. En revanche, les choses pourraient évoluer cet été. On est prêt à écouter toutes les offres qui seront transmises pour Yaya. » L'Ivoirien, lui, alterne entre le bon et le moins bon lorsqu'il entre sur le pré. Contre Crystal Palace, le 16 janvier dernier, Manuel Pellegrini l'a même calé sur le banc. Son boulard XXL avec.

Le mal aimé


La scène est assez révélatrice. Il y a quelques semaines, sur une scène d'Abuja, la capitale fédérale du Nigeria. Yaya Touré est debout, à gauche de Pierre-Emerick Aubameyang et sa veste léopard, alors que, de l'autre côté, Dédé Ayew a la tête baissée et affiche un sourire gêné. L'attaquant du Borussia Dortmund vient d'être nommé Joueur africain de l'année avec derrière lui 34 buts depuis l'été 2014. Quelques minutes plus tôt, Juliet Ibrahim venait d'annoncer que la seconde place était attribuée à Yaya Touré, quadruple tenant du titre. On sent l'Ivoirien touché comme un gosse. Face à la presse, il précise sa pensée : « Je crois que c'est ce qui fait la honte de l'Afrique. Se comporter de la sorte, c'est indécent ! Mais qu'est-ce qu'on peut faire ? Nous, les Africains, nous ne montrons pas que l'Afrique est importante à nos yeux. Nous privilégions plus l'extérieur que notre propre continent. C'est lamentable. (…) Normalement, quand vous gagnez une CAN et que vous êtes nommé parmi les 23 meilleurs joueurs du monde, que vous êtes second, pourquoi voulez-vous que je me taise ? »

Pire, le capitaine de la Côte d'Ivoire s'emporte et s'en prend directement à une CAF qu'il juge « lamentable » et lâche dans un dernier élan que « Yaya va s'occuper de Yaya et laisser l'Afrique se débrouiller. (…) Il ne faut pas trop s'occuper de l'Afrique, car elle sera la première à te lâcher. » Bon, c'est gênant. Car on attend probablement un peu plus de classe de la part d'un mec qui marchait encore sur l'Angleterre il y a quelques années. On en revient alors à George Sand qui expliquait qu'il n'y avait « qu'un bonheur dans la vie, celui d'aimer et d'être aimé » . Car Yaya ne se sent pas aimé, ni en Afrique, ni en Angleterre. Ni par Pep Guardiola qui pourrait arriver à Manchester City l'été prochain, ni par son propre pays. Et ce manque d'amour commence à se voir sur le terrain, sa saison dernière en est la preuve. Là où Touré était la locomotive des campagnes de 2012 et 2014, l'Ivoirien est devenu l'une des cibles de l'échec de l'an passé où City a terminé huit points derrière Chelsea.

L'intermittence du spectacle


Cette saison, rien n'a changé. Depuis le début de saison, Yaya Touré semble dépassé à l'image de son match à Londres contre West Ham (2-2) samedi, là où Fabian Delph commence doucement à faire sa place dans l'entrejeu. Touré est à l'image du Manchester City actuel, il ronronne et ne se résume qu'aux éclats de ses faiseurs de joie. Paradoxalement, il est capable de sortir des coups, de frapper là où ne l'attend plus. D'un enroulé magistral à l'Emirates ou en ne jouant que dix minutes à Watford. Et le réveil vient souvent de Yaya. Car il reste, malgré son âge un porteur de grâce, de plaisir et de frappe chaude. Pellegrini le sait et a expliqué cette semaine qu'il voulait retrouver « son meneur dans la course au titre, mais aussi en Ligue des champions. Je sais comment Yaya réflechit, il ne pense pas à son avenir et veut redevenir le joueur important qu'il était lors des dernières saisons. » Un mec capable de relancer une finale de League Cup, capable de porter son équipe et de la faire respirer. Ce Yaya qui dictait le jeu, lui donnait le tempo et ne calculait plus ses efforts. Un Yaya qui avait le sourire.

Par Maxime Brigand
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