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Le sous-commandant Gignac

Dimanche, au terme d'une finale retour face aux Pumas au scénario insensé, André-Pierre Gignac est devenu le premier Français à être sacré champion du Mexique. Un titre obtenu au terme de six premiers mois presque parfaits chez les Tigres, où l'ex-Marseillais s'est fondu dans le paysage tout en refusant de fuir ses responsabilités de joueur le plus cher de la LigaMX.

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André-Pierre Gignac a été servi. Il y a six mois, il a opté pour un choix radical, à contre-courant, en traversant un océan que les joueurs locaux rêvent de survoler en sens inverse. Au bout du chemin, il a vécu un des semestres les plus intenses de sa vie de footballeur, couronné d'un titre de champion du Mexique (tournoi d'ouverture). Un sacre obtenu au terme d'une finale au scénario presque grotesque dans son dénouement sans cesse repoussé. Pourtant vainqueurs 3-0 à l'aller, les Tigres ont ainsi été à deux doigts de voir le quatrième titre de leur histoire leur échapper, face à des Pumas héroïques. Souverains, impuissants, fragiles, mais aussi, résistants, les Tigres ont été tout cela à la fois, dimanche soir, au cœur d'un stade universitario en transe, avant de faire déchanter les près de 45 000 supporters locaux au terme de la séance de tirs au but. Jamais couronné en France, Gignac a bien cru qu'il échouerait encore à obtenir un titre de champion, mais le goleador, auteur de 15 buts en 21 matchs, a su trouver les ressources pour remettre les siens sur la route du succès.

« Pour nous, faire match nul est une manière de répudier les extrêmes. »


Cette finale retour renversante fut un véritable concentré de ce qui fait l'essence de la LigaMX. Un championnat pas aussi rigoureux que la Ligue 1, mais plus spectaculaire - moyenne de plus de trois buts par match à laquelle a été fidèle la finale - et se déroulant dans un environnement indéniablement fervent - quatrième meilleure affluence au monde (24 225 spectateurs de moyenne). Un championnat où tout se trouve remis en cause une fois la saison régulière terminée, et où le huitième et dernier qualifié pour la Liguilla (play-offs) peut être sacré, alors que la Ligue 1 semble déjà avoir donné son verdict début décembre... Surtout, la LigaMX, est une compétition totalement imprévisible, où l'emporter 3-0 en finale aller n'apporte aucune garantie, même quand l'on dispose d'internationaux français, uruguayens et argentins dans ses rangs. Les Pumas ont ainsi commencé à faire leur retard à la 45e minute, alors que les Tigres affichaient une supériorité insolente. Le riche club de Monterrey a alors commencé à perdre les pédales face à des Pumas revigorés qui termineront par refaire leur retard à la 87e minute dans l'hystérie générale (3-0).

Les fans locaux qui avaient commencé à faire la queue plus de trois heures avant le coup d'envoi, voyaient alors récompensée leur ténacité, avant que Gignac ne les fasse taire momentanément en réduisant le score au cours de la prolongation (103e). 

Le Français, déjà buteur à l'aller, avait alors tout du grand héros de la finale, mais l'une des affres du football mexicain réside dans l'incapacité de ses représentants à savoir tuer un match. Dans l'ouvrage Ida y vuelta (éditions Seix Barral), qui consiste en un dialogue avec son collègue argentin Martin Caparros, l'écrivain mexicain Juan Villoro a défini ainsi la relation à la victoire de ses compatriotes : « Nous aimons être avec les autres sans nous différencier, ce n'est pas pour rien que nous avons été de magnifiques hôtes de deux Coupes du monde. Pour nous, faire match nul est une manière de répudier les extrêmes, et de fuir les décisions peu clémentes. Certains pays ont l'âme divisée, pour notre part, nous avons l'âme "égalisée". » Alors, à la 119e minute, les Pumas ont à nouveau refait leur retard (4-1) pour arracher une séance de tirs au but, que remporteront les Tigres (4-2).

Le double L face à l'Allemagne


Gignac s'est-il renseigné ou a-t-il simplement instinctivement compris où il mettait les pieds ? Le Français s'est, en tout cas, comporté, depuis ses premiers pas au Mexique, comme s'il avait tout compris d'une certaine idiosyncrasie mexicaine. Arrivé avec un statut de star de LigaMX, l'ex-Marseillais a ainsi refusé de vivre en expat' enfermé dans sa tour d'ivoire, et a affiché une simplicité qui a conquis tout un pays, bien au-delà des fans des Tigres. Les Libres y Lokos n'en sont ainsi toujours pas revenus de voir Gignac rappliquer pour aller taper le foot à sept lors d'une trêve internationale, et de le voir fêter un but face à l'Allemagne championne du monde en mimant le double L, symbole du plus important groupe de supporters des Auriazules. Gignac refuse de se mettre en avant, de se poser en sauveur, ce que ses statistiques lui permettraient, mais il n'a pour autant jamais fui les responsabilités liées à son statut, comme cela a pu être vérifié lors de la prolongation, dimanche soir, où il a affiché une détermination de tous les instants.


Quand il marque, l'attaquant qui vient de fêter ses 30 ans se pose en rassembleur, en allant toujours partager sa joie avec le banc des remplaçants : de son premier but, inscrit lors de son baptême de feu, en demi-finale de la Copa Libertadores, jusqu'à celui de dimanche, à la 103e minute. Une finale perdue de Copa Libertadores, un retour en Bleu que lui-même ne semblait pas attendre, et une finale de LigaMX remportée au terme d'un match retour à couper le souffle, André-Pierre Gignac n'a pas perdu son temps lors de son premier semestre au Mexique. « Il n'y a pas de doute, Gignac est le joueur du tournoi » , a ainsi écrit, lundi, Carlos Ponce de León, directeur de rédaction du quotidien sportif Record. « Tigres a réalisé le pari de l'année en embauchant le Français (…) et le tournoi d'ouverture est sa récompense. » Le contrat en or de Gignac court encore sur deux ans et demi, mais le Français a d'ores et déjà conquis tout un pays. La récompense de son pari à contre-courant… 





Par Thomas Goubin, à Mexico
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