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Le sommet de la CAN de la paranoïa

Le match éternel, Algérie-Égypte. Un de plus. Après Alger, Le Caire, Khartoum, c'est Benguela qui accueille ce soir une nouvelle étape de la caravane de la suprématie sur le football du Maghreb. Se joue une place en finale pour les Algériens, une place en finale et une question d'honneur pour les Pharaons.

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Depuis deux jours, la tension n'a cessé de monter entre les deux sélections. Parce que Le Caire, parce que Khartoum, cela fait longtemps qu'on ne parle plus de football à Benguela. Tout ce cirque ressemble à un concours de bites entre colonels moustachus. Cela ne colle pas avec Benguela, soi-disant le Brésil de l'Angola. Ici, les gens rouillent à la plage toute la journée sans se soucier de l'évolution du cours du brut. Mais depuis la fusillade dont ont été victimes les Togolais, l'Angola et les organisateurs sont sur les dents. C'est la CAN de la paranoïa et cette demi-finale en est le sommet. « Il y a un vrai souci avec la sécurité ici » s'est permis de lâcher en off un officiel de la CAF. L'accès à la route de l'hôtel où séjournent les Algériens, à Lobito, a été coupé. Les Fennecs se sont rendus à l'entraînement hier soir protégés par une demi-dizaine de Hummers de la police angolaise. L'arrivée au stade a été un bordel indescriptible attisé par la frustration des médias algériens. En découvrant la scène, Yazid Mansouri, le Lorientais, est longtemps resté sur les marches de son bus avant d'oser sortir. Dans son regard, on pouvait lire : « Putain de sa mère! » .

De l'autre côté, l'hôtel des Égyptiens est un camp retranché que personne ne peut approcher. Selon un dirigeant de la délégation des Pharaons, des journalistes algériens auraient tenté de s'introduire dans leur hôtel dans la nuit de mercredi à jeudi. Vu le nombre de matraques qui traînent autour de l'Hôtel Luso, l'histoire apparaît assez foireuse. Peu importe, entre les deux pays, c'est à celui qui adoptera en premier la position de la victime agressée. Pour ne rien arranger, puisque les médias n'ont rien à se mettre sous la dent, ils rongent la phrase de Mohamed Zidan lâchée à la fin du match face au Cameroun, comme un os : « S'ils veulent la guerre, ce sera la guerre » .


300 supporters égyptiens et près de 2000 fans algériens sont attendus pour cette rencontre qui se déroulera à guichets fermés. Depuis mardi, il n'y a plus un seul billet à vendre pour l'entrée au stade national de Benguela. Personne ne sait ici comment les autorités angolaises vont gérer ces centaines de supporters des deux pays qui, pour la plupart, arrivent sans visa.

Reste un match à jouer. L'Égypte part légèrement favorite avant cette confrontation entre deux formations qui apparaissent comme les deux seules équipes du tournoi. Un peu plus de vitesse d'exécution du côté des Pharaons qui possède le meilleur joueur du tournoi, leur capitaine Ahmed Hassan. Il a 35 ans. Cela fait une bonne décennie qu'aucun autre joueur africain ne lui arrive à la cheville. Cette CAN n'a servi à rien. Vivement que tout ça se termine.

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1- Le Maghreb ne comprend pas l'egypte
2- Le meilleur joueur de la CAN, c'est Matmour. Du moins, celui qui réalise la meilleure perf
"Cette CAN n'a servi à rien. Vivement que tout ça se termine.", ça c'est seulement ton point de vue mon grand. la can a fait vibrer l'afrique. va leur parler de l'Euro, ils te diront aussi que ça ne sert à rien...
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