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Le sommet de l'autre Liga

D’un coté Valence, un club endetté coincé dans un "no man’s land" entre le Barça, le Real et le reste. De l’autre Malaga, un club sans histoire avec des moyens considérables qui aspire à devenir l’un des cadors de la Liga. Revue des troupes au soir de ce qui pourrait bien être la vraie finale de l’autre Liga.

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Villarreal qui lutte pour le maintien, l’Atletico, toujours aussi schyzo, Bilbao trop irrégulier et Séville baffé par le Real Madrid au Sanchez Pizjuan… La première place de l’autre Liga se jouera surement entre valencians et andalous. Les Che, auteurs du second meilleur début de championnat de leur histoire, devraient certainement finir premier de ce qu'on finit donc par appeler « l’autre Liga » . Depuis quelques années déjà, deux courants d’idées s’opposent au sein même du club. Il y a ceux comme Unai Emery qui jugent que la troisième place est un succès au vu de la situation financière de Valence et il y a les insatisfaits comme le président Llorente. Depuis sa prise de fonction il y a bientôt trois ans, ce dernier n’a pas arrêté d’afficher son anticonformisme et pense que Valence a les reins assez solides pour mettre fin au monopole des deux gros cadors de la Liga. « Il faut arrêter de célébrer des troisièmes places comme si c’était des titres. Nous pouvons et nous allons faire plus » avait-il déclaré, en forme d’avertissement à son coach, en début de saison. Depuis l’élimination en Ligue des Champions, Emery sait qu’il doit ramener la Ligue Europa ou la Coupe du roi à Mestalla pour continuer à gesticuler comme un fou à la tête d'un groupe dont il a su tirer le meilleur.

Depuis son arrivée, le basque a quasiment fait des miracles, mais ni socios, ni dirigeants ne semblent vraiment l’apprécier... Dur. D’autant qu’on parle quand même d’un type qui a vu filer trois champions du monde (Silva, Villa, Mata), accessoirement les meilleurs de l’effectif, sans jamais se plaindre, ni broncher. Avec le basque, Valence, dont la dette tourne autour des 260 millions, a pour l’instant réussi le miracle de se maintenir dans le gotha du football espagnol en s’assurant systématiquement une qualification en Coupe d’Europe. Les socios de Mestalla sont exigeants (peut-être même les plus difficiles du Royaume) et aspirent désormais à mieux : sortir de l’ombre des blaugranas et des merengues. Pour y parvenir, le club a annoncé cette semaine que les travaux du nouveau Mestalla allaient enfin reprendre après presque trois ans d’arrêt. En effet, les Che sont enfin parvenus à vendre Mestalla pour 250 millions d’euros et du coup à se libérer d’un poid. Un nouveau stade pour des nouvelles ambitions ? En attendant, Valence doit impérativement battre Malaga pour le maintenir à distance respectable. Aujourd’hui et demain.

Unesco Team

Au contraire de Valence, les Andalous n’ont aucune ligne à leur palmarès et leurs vieilles gloires s’appellent Dario Silva et Dely Valdes. Autant dire, pas grand chose. Seulement voilà, Malaga peut se targuer d'un cheikh qatari bien disposé à faire des albicelestes l’un des grands clubs européens du futur. Si le projet mené par Pellegrini en est encore à ses premiers balbutiements, il est loin d’être ridicule. Grace à un recrutement plutôt intelligent, les Andalous ont réalisé un honnête début de championnat, suffisant en tout cas pour croire encore en une qualification en Ligue des Champions. « L’Unesco team » ne fait pas encore rêver, mais y travaille durement. Le cheikh Al-Thani a investi plus de 60 millions d’euros dans la création d’une académie censée aspirer tous les jeunes talents andalous qu’il souhaite associer à des grandes stars séduites à coups de millions.

Au contraire de Valence, Malaga n’a pas de problème d’argent, ni de dettes. Un détail qui peut faire la différence à court et moyen terme. Entre les deux clubs, la relation est particulièrement tendue depuis l’affaire Isco. Considéré comme la future pépite du football espagnol, ce dernier a rejoint Malaga cet été alors que Valence s’apprêtait à lui proposer une prolongation de contrat. La perte de la pépite de leur centre de formation avait déstabilisé dirigeants et entraineurs valencians et provoqué l’indignation des socios. Isco et Joaquin devraient, sauf surprises, être titulaires ce soir à Mestalla face à leurs anciens public et coéquipiers. Une victoire de Malaga à Mestalla serait historique (Malaga n'a gagné qu'une seule fois à Valence, en 1955) et leur permettrait d’aborder l’avenir avec plus de certitudes. Et ça, évidemment, ça n’est pas vraiment du gout des Che.

Par Javier Prieto Santos
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Les dirigeants ché ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes pour Isco. C'est une faute pro de ne pas l'avoir prolongé avant.

http://www.youtube.com/watch?v=RxrBc2ov2nk
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