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  2. // Copenhague/Barcelone

Le sommet de Copenhague

Les deux leaders du groupe D s'affrontent ce soir au Parker Stadion. Malgré les apparences, ce match est loin d'être gagné pour le FC Barcelone. Il va falloir cravacher pour se défaire d'un Copenhague invincible chez lui et pas loin d'être la révélation de ce début de Champion's. Ce soir, mâchez danois.

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« J'espère qu'à 22h30, nous serons premiers de notre groupe » . Stale Solbakken, l'entraîneur norvégien du FC Copenhague, n'est pas du genre froussard. Il faut dire que le coach scandinave est un survivant. Ce type-là a déjà réussi l'impossible une fois : vaincre la mort. Le 13 mars 2001, Solbakken, alors joueur du FC Copenhague depuis seulement quatorze matchs, tombe au sol. Sur le terrain, il est donné pour mort par les médecins. Diagnostic : arrêt cardiaque. Pourtant, douze minutes plus tard, il est réanimé dans l'ambulance qui l'accompagne à l'hôpital. Il ne jouera plus jamais au foot et un pacemaker lui donne maintenant le tempo. C'est vrai qu'à côté de ça, battre le Super-Barça de Pep à la maison, c'est pas la mort, hein.

Le Barça arrive pourtant très fort. Regonflée après sa victoire 5-0 contre le Sevilla ce week-end, la Pep Team se présente avec meilleure mine qu'au match aller. La victoire 2-0 au Camp Nou contre ces terribles Danois avait généré plus de doutes que de certitudes. Certes Leo avait planté dès la 19ème minute, mais tout le reste du match, les Catalans l'avait passé à se poser des questions existentielles. Est-il possible de jouer sans Xavi (pas aligné d'entrée par Pep) ? Y a-t-il une Messi-dépendance (2 buts) ? Mascherano est-il l'homme de la situation (première titularisation en Champions) ? Finalement les champions de Catalogne (et d'ailleurs) l'ont emporté, mais ces Danois ont été loin d'être ridicules. La première place du groupe D se joue ce soir à Copenhague, et ce n'est pas une blague.

Les Danois en leur Royaume

Gagner à Copenhague, ce n'est pas loin d'être impossible. Au Parker Stadion, le FC Copenhague ne perd jamais. Invaincu en quatorze matchs de Super League danoise, le club de la capitale est aussi imbattable en Champions League sur sa pelouse (quatre victoires consécutives). Cette saison, le Rubin Kazan (bête noire du Barça) est tombé sur les rives de la Mer Baltique (1-0) et en 2006-2007 (dernière participation du club en Champion's), c'est Benfica (0-0), Manchester United (1-0) et le Celtic (3-0) qui ont passé un sale quart d'heure dans la ville « la plus agréable à vivre du monde » . Du coup, avec deux victoires (contre le Rubin donc, puis à Athènes contre le Pana) et à la surprise générale, le FC Copenhague est deuxième de son groupe. Ce soir, les Danois pourraient ainsi presque se qualifier directement pour les huitièmes et passer l'hiver au chaud.

Le plan est simple. Comme à l'aller au Camp Nou, il faudra presser les Catalans très haut, tenter de récupérer vite pour ensuite se glisser dans le dos des latéraux. A eux deux, Kvist et Claudemir avaient réussi à mettre (un peu) de sable dans les rouages barcelonais au milieu de terrain à l'aller. N'Doye (le Djibril Cissé local) et Santin (l'homme bon qui s'auto-signale hors jeu sans l'être), eux, s'étaient régalés dans le dos d'Alvés et Abidal. Les Danois ont été un peu trop gentils/naïfs à l'aller. Pour bien préparer le retour, Solbakken s'est chargé de lancer les premières boules puantes. Destination Pinto, suspendu deux matchs par l'UEFA pour avoir (réussi à) imité(r) le sifflet de l'arbitre et confondre le malheureux Santin qui partait seul au but. « Un œuf pourri dans le panier du Barça » , d'après lui. Trop gentils on vous dit.

Dans tous les sens du terme

Le Barça a donc officiellement peur, « ce match va être très dur, dans tous les sens du terme » dixit Pep et devrait donc un peu plus se méfier. Le Barça de ce soir n'a néanmoins rien à voir avec celui d'il y a deux semaines. Villa va mieux (2 buts contre Séville), Xavi est reposé (titulaire ce soir) et Pedro est à nouveau énorme sur le côté. En sentinelle, Mascherano aiguisera ses lames autour du rond central et l'inconnue reste la titularisation de Maxwell ou Abidal en latéral gauche. Quoi qu'il en soit et comme d'habitude, tout se décidera dans le premier quart d'heure. A gagner pour le Barça : la paix en Champions' jusqu'en février -avant un mois de novembre compliqué (Villarreal et Real Madrid en Liga). Pour le FC Copenhague : l'immortalité, encore.

Thibaud Leplat, à Madrid

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