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Le sombre destin du Sporting

La malédiction qui s'est abattue sur le Sporting continue. Malgré un mercato estival de haute volée, une belle campagne européenne et un jeu intéressant, le club lisboète a encore fini par ne rien gagner. Et ça risque de continuer...

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Au Portugal, le Sporting Braga est parfois surnommé Arsenal, pour ses couleurs et son équipement. Mais l'appellation pourrait aussi bien décrire son homologue lisboète, le Sporting Club du Portugal, pour la poisse et la disette qui le caractérisent. Car voilà quatre saisons que les Leões finissent sans titre. Même cette année, après une fin d'exercice particulièrement convaincante, les hommes de Sá Pinto, pourtant archi-favoris, se sont cassé la gueule en finale de la Coupe du Portugal face à la modeste Académica de Coimbra (0-1).

Un match pourri, dont le seul pion a été inscrit à la quatrième minute de jeu, et qui a donc ruiné une année qui aurait dû être sauvée par un titre évident après l'élimination de Porto, Benfica et Braga. Mais que faut-il de plus aux Verts et blancs que le 12e de Liga Sagres en face d'eux pour soulever un premier trophée depuis 2008? En fait, le club de Godinho Lopes a peut-être même laissé filer sa seule opportunité avant bien longtemps.

L'année ou jamais

Élu à la fin de la saison 2010-2011, l'actuel président sportinguista avait suscité un fort enthousiasme en annonçant la venue de joueurs de calibre international. Chose promise, chose due. Lors du mercato estival, van Wolfswinkel, Schaars, Jeffren et Emiliano Insúa - entre autres - débarquent dans la capitale portugaise, sous la tutelle du génie Domingos, l'homme qui avait amené Braga en finale de la C3, quelques mois auparavant. Après un début de championnat satisfaisant, pendant lequel il réussit à accrocher le wagon de tête non-loin de ses plus grands rivaux, le génie devient boulet, et son navire coule inexorablement. Adieu le titre et la Ligue des champions, bonjour la Ligue Europa. Au mois de février, Godinho Lopes perd Paciência, et c'est Sá Pinto qui le remplace. La rupture est évidente ; le changement, c'est maintenant.

Les résultats des Leões s'améliorent à vue d'œil, à l'instar du jeu qu'ils pratiquent. Plus prudent, un peu plus défensif, mais tout aussi spectaculaire que celui de Domingos, il permet au Sporting d'éliminer Manchester City en C3. Énorme. Tellement que certaines conspirations franc-maçonniques laissent entendre que les mauvais résultats faisaient parti d'une mascarade visant à renverser l'ancien coach de Braga. Soit, toujours est-il que la méthode Sá Pinto est efficace. Pour sa première expérience à la tête d'un club, il échoue de peu face à Bilbao en demies de la Ligue Europa et parvient presque à réaliser la prouesse de terminer sur le podium de la Superliga devant Braga. Mais le mal était déjà fait depuis longtemps. 2012, censée être l'année ou jamais pour entamer une nouvelle ère de prospérité, est probablement en train de muter en catastrophe naturelle pour le club.

Vague de départs ?


La défaite du Sporting en finale de la Coupe du Portugal paraît presque dérisoire en regard de l'argent perdu à cause de sa non-qualification pour la prochaine Ligue des champions, et des conséquences néfastes que cette dernière peut avoir pour les Leões. Sans parler de l'effritement de la réputation de la deuxième écurie de Lisbonne au profit de l'émergeant Braga, ce sont les comptes du club qui préoccupent le plus Luis Godinho Lopes à l'heure actuelle. Le club va avoir du mal à rembourser ses dettes sans vendre la plupart de ses cadres, à moins de se trouver un nouvel investisseur. Mais au Portugal, plus personne ne veut miser sur une équipe qui ne gagne rien, et le président a, d'ores et déjà, jeté son dévolu sur des fonds étrangers. Du coup, c'est une véritable opération séduction que le Sporting a lancé en Inde, en Chine et dans d'autres pays émergents, afin de minimiser les pertes sportives.

En cas d'échec, la crise sera réelle du côté d'Alvalade, et Sá Pinto devra composer avec les moyens du bord. Joao Pereira vient d'être transféré à Valence pour une bouchée de pain, Matias Fernandez va très certainement s'en aller, et le légendaire Anderson Polga n'a pas prolongé son contrat, après neuf ans de bons et loyaux services. Sans parler de Rui Patrício, à qui un bel avenir semble promis, éventuellement du côté de Manchester. S'il réalise un bon Euro, Godinho Lopes pourra toujours en tirer une grosse somme. Pour les résultats par contre, il faudra attendre, car le Sporting n'aura plus un effectif aussi complet avant quelques temps. À moins qu'ils ne se qualifient pour la C1 en 2013...

Par William Pereira
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