1. // Ligue Europa – Zénith/Anderlecht

Le soleil au Zénith

Si le froid s'est définitivement installé à Saint-Pétersbourg, les hommes du Zénith ne comptent pas pour autant hiberner. Le championnat à peine gagné, ils ambitionnent de conquérir l'Europe au printemps. Mais gare à Anderlecht...

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Il paraît qu'à Valenciennes, avec des prévisions à -8 degrés ce soir, on a hésité à reporter une nouvelle fois la rencontre face à l'AS Saint-Etienne. Les petits joueurs. Qu'ils sachent qu'au même moment à Saint-Pétersbourg, à moins d'un improbable report, devrait se jouer la rencontre d'Europa Cup face à Anderlecht par – 18 degrés. Soit la température d'un congélo, et ouais. C'est limite dangereux, oui, c'est contestable, certes, mais c'est la décision de l'UEFA, qui n'autorise que deux créneaux horaires pour les matchs d'Europa Cup, 19h ou 21h. Pas l'idéal en cas de grand froid, d'autant plus qu'en Russie, il faut compter deux heures de plus avec le décalage horaire...


Spalletti, ce héros

Ces considérations météorologiques faites, une question se pose : quels enjeux pour ce match ? Pour le Zénith, aucun au niveau comptable, puisqu'avec quatre victoires en autant de rencontres européennes (la dernière début novembre à Split), la qualification et même la première place sont déjà assurées. Pour Anderlecht en revanche, il s'agit de tenter d'obtenir un précieux résultat qui pourrait s'avérer décisif dans la lutte pour la deuxième place face à l'AEK Athènes et l'Hajduk. Surtout, la confrontation de ce soir oppose deux équipes très en forme et ambitieuses.

C'est surtout le cas du Zénith, qui vient tout juste de conquérir un brillant doublé coupe championnat en Russie, le premier de son histoire. L'équipe chère à Gazprom a impressionné cette saison, terminant la Premier League russe le weekend dernier avec un remarquable bilan : 6 points d'avance sur son dauphin le CSKA, 29 journées sur 30 en tête, plus grand nombre de victoires, seulement deux défaites, meilleure attaque et deuxième meilleure défense. Le Zénith est une formation solide sur toutes les lignes, qui dispose de joueurs de grand talent, à l'image notamment du Portugais Danny, enfin débarrassé de ses blessures, ou du duo d'attaque constitué de Lazovic et Kerhakov. Arrivé il y a moins d'un an sur les bords de la Neva, Luciano Spalletti s'est parfaitement adapté à son nouvel environnement. Il a même été définitivement adopté dimanche dernier, fêtant le titre devant son public en faisant un tour d'honneur torse nu. Une attention forcément appréciée par le public local, et tant pis si l'Italien aura sûrement la goutte au nez sur son banc ce soir.

Lukaku en Russie, acte 2

Concernant Anderlecht, il serait tout de même franchement osé de les faire figurer parmi les potentiels outsiders de cette compétition. D'abord parce qu'on l'a dit, la qualification est encore loin d'être assurée. Ensuite parce que le football belge n'est plus dans le coup depuis une bonne quinzaine d'années (coucou Jean-Marc Bosman) et qu'il est donc difficilement envisageable de voir même leur formation la plus performante venir s'amuser à jouer longtemps les troubles-fêtes dans cette Ligue Europa au printemps prochain. Il n'empêche, les champions sortants de la Jupiler Pro League ont eux aussi de beaux atouts. Après quinze jours compliqués en octobre (notamment deux vilaines défaites face à des concurrents directs, le Standard et le Cercle Bruge), ils viennent d'aligner une série de 5 victoires et un nul pour prendre la tête du championnat. C'est logique et dans la lignée de la saison précédente, avec un effectif peu changé d'où émergent toujours les mêmes cadres : Proto dans les cages, Deschacht et Juhasz derrière, Gillet, Legear et Boussoufa (absent ce soir) au milieu, Suarez en attaque. Et puis bien sûr la grande star montante, Romelu Lukaku.

A seulement 17 ans, la révélation de la saison dernière émoustille toutes les grosses écuries d'Europe, avec son physique impressionnant (1,92 m, 94 kg), ses statistiques remarquables (meilleur buteur de la Jupi la saison dernière avec 15 buts, déjà 7 cette saison) et ses temps de passage record. En mars dernier, 9 mois après ses débuts pro, il faisait ses débuts chez les Diables rouges. Moins d'un an après, il en est déjà à 8 sélections et 2 buts. Un doublé inscrit il y a moins d'un mois pour une victoire de prestige en amical... en Russie.

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Bon article, mais quelques données imprécises concernant Anderlecht : Gillet ne joue plus au milieu depuis la blessure de Wasilewski, et Deschacht est également out pour longue durée. Citer Biglia aurait été plus correct quand on parle de cadres - lui qui a fêté sa première sélection avec l'Albiceleste début novembre. Enfin, même si je partage le fait qu'il est osé de dire qu'Anderlecht est un outsider à l'heure actuelle, je pense que ce n'est pas à écarter vu le parcours de l'an passé (élimination de Bilbao et match de ouf face à Hambourg en 1/8e) et le fait que ce sera la même équipe qui se présenterait au printemps prochain - avec l'expérience européenne de l'an passé et un an de plus au compteur des Lukaku, Legear, Mazuch, Biglia ou Suarez.
Je partage tout à fait ton commentaire Drepoz. Concernant le match de ce soir, j'espère que les Bruxellois seront conscients qu'après leur défaite face aux diables il y a deux semaines, les russes auront envie de prendre leur revanche. Méfiance donc!
ils avaient pas perdu en 1/4 de finale contre HambourgSV?
@dimitri : oui, j'ai mal écrit. le match retour (de ouf) contre hambourg en 1/4 n'avait pas permis de se qualifier pour autant.
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