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  2. // AS Rome/Shakhtar Donetsk (2-3)

Le Shakhtar danse la samba

Barça et Barça bis n'ont pas le monopole du spectacle. A Rome, c'était samba sous la pluie pour les Brésiliens de l'Est. La Roma en est toute mouillée.

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Deux mois que le Shakhtar Donestk n'avait pas touché officiellement un ballon. Deux mois de trêve, bien au chaud, pendant lesquels la diaspora brésilienne du club a pu se refaire une santé et un bronzage au pays. Mircea Lucescu, le coach des Ukrainiens, ne savait pas dans quel état de forme il allait retrouver ses joueurs, face à une Roma en plein doute. Désormais, il le sait. Et Claudio Ranieri le sait aussi. Battu pour la troisième fois en autant de rencontres (2-3), l'entraîneur giallorosso pourrait avoir perdu bien plus qu'une qualification ce soir. Paradoxe, c'est sous la pluie et dans le froid du stadio Olimpico que les Douglas Costa, Jadson et consorts ont fêté à leur manière le Carnaval de Rio. Le Carnaval de Rome, pour un soir. Manque de bol, Adriano a raté ça.

Pourtant, tout avait plutôt bien commencé pour des Romains qui retrouvaient leur charnière centrale Mexès-Burdisso. Lorsque Perrotta ouvre le score avec l'aide d'un défenseur sur un centre de Taddei, Ranieri pense certainement que son équipe va passer une soirée tranquille. Le 4-0 de la saison 2006-07 plane alors sur les têtes des Ukrainiens. Pas pour longtemps. Une minute plus tard, De Rossi dévie malencontreusement dans son but une frappe pas folichonne de Jadson, Brésilien n°1. Douche froide. Puis glacée, quand sept minutes plus tard, Douglas Costa, Brésilien n°2, fait mumuse avec une défense romaine apathique et expédie un enroulé du gauche dans le petit filet du portier Doni, Brésilien sans numéro. Le stadio Olimpico se tait et assiste impuissant à la chute gaguesque de Riise, façon Brian Joubert à Vancouver, qui envoie Luiz Adriano, Brésilien n°3, inscrire le troisième but du Shakhtar, juste avant la pause. Mi-temps. La Roma est déjà éliminée. Seul objectif affiché : limiter la casse.

Pour ce faire, Ranieri décide de se priver de son patineur en chef, Riise, et le remplace par Castellini dès l'entame de la seconde période. Mais c'est Totti, capitaine courage jusqu'au bout, qui prend en main son équipe malgré les rhumatismes qui commencent à se faire sentir sous la pluie. Il Capitano passe, tire et crie. Le numéro 10 est partout et finit par récupérer un ballon qu'il offre à Jérémy Menez. Le Français fait parler son talent et accroche une splendide lucarne qui redonne espoir à tout un stade. Mais bizarrement, personne n'y croit vraiment. De fait, le Shakhtar est plus proche d'en coller un quatrième que la Rome d'égaliser. Les Ukrainiens contrôlent sans soucis la fin de match tandis que le stade se vide petit à petit, sous les sifflets. A la fin de la rencontre, Riise, visiblement le plus abattu des siens, vient faire son mea culpa devant les caméras de Sky Sports. « Je me sens infiniment mal, j'ai commis une erreur incroyable. Je demande pardon aux supporters, je voudrais qu'ils sachent que je donne toujours le maximum pour la Roma » déclare-t-il, la tête dans le sac. Peu compatissants, les supporters giallorossi voient simplement leur équipe s'enfoncer dans la crise et dire adieu à la Ligue des Champions. Les excuses d'un roux norvégien, ils s'en tapent.


Swann Borsellino et Eric Maggiori

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