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« Le seul titre de l’année pour Ronaldo »

Finalement, la pilule du report des votes est passée. Même en France et en Allemagne, au lendemain du sacre de Cristiano Ronaldo, la presse estime que le Portugais mérite le Ballon d'or plus que Ribéry. Il n'y a que les Catalans pour trouver à y redire... et en profiter pour se moquer.

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Marca et AS jubilent, les quotidiens catalans moins

« Je ne dois rien réclamer ni donner des excuses, c’est un juste gagnant. » Messi n’a eu besoin que d’une déclaration pour assurer la paix des ménages espagnols. En adoubant son successeur, et prédécesseur, l’Argentin a envoyé en l’air toute piste de polémique. La presse barcelonaise a donc suivi cet exemple de « sportivité » . Le Mundo Deportivo n’a donc pas donné dans la propagande catalane. Si on peut lire sur sa Une « Cristiano gagne, Messi prévient » , à l'intérieur, ses pages soulignent avant tout que c'est « Messi qui a mené le fair-play barcelonais » . Une sportivité que ne connaît pas Sport. Grâce à l’autre quotidien pro-blaugrana, enfin du croustillant : on préfère souligner « l’injustice Busquets » et le fait que le Ballon d'or soit « le seul titre de l’année pour Ronaldo » . En voilà qui n’ont pas perdu leur sens de l’humour. En revanche, pas un mot sur la présence dans le XI de l’année de Xavi, Iniesta et Dani Alves. Dani Alves, sérieusement ? Peut-être le vrai scandale de ce gala suisse.

Côté madrilène, on se paluche. Niveau Une, petite dédicace au graphiste de Marca, coupable d’un dangereux jeu de mots : « LlOro » , à mi-chemin entre l’or et les larmes de Ronaldo. Un Ronaldo que le plus grand quotidien du XXe siècle décrit comme « le Di Stéfano du XXIe siècle, enfin un nouveau Ballon d'or 100 % madridista » As aime de son côté « applaudir cette juste et nécessaire récompense à Cristiano Ronaldo, le meilleur » . Pour illustrer son propos, le quotidien pro-merengue cite « une presse mondiale aux pieds de Ronaldo » . Mais c’est bien l’autre quotidien du même groupe, le généraliste El País, qui livre sans doute la meilleure conclusion de cette soirée zurichoise : « Plus qu’une reconnaissance sportive individuelle, il donnait l’impression qu’il ne lui manquait rien mis à part un trophée : l’affection populaire. Désormais, il l’a. »

Germanie au-dessus de tout

Pour la Frankfurter Allgemeine Zeitung, pas de doute possible : Cristiano Ronaldo a été sacré parce que d'un point de vue individuel, il est le meilleur du monde. Et c'est cette individualité qui a été sacrée à Zurich. En dépit de son année dingue, Franck Ribéry n'a certes pas été sacré, mais il n'a pas à rougir de son parcours. Seulement, il est difficile de sortir un joueur de cette équipe exceptionnelle, et la FAZ de rappeler que Philipp Lahm a beau jouer comme un dingue depuis dix ans, il n'a jamais été élu « joueur de l'année » en Allemagne.

Au-delà du Ballon d'or, la presse allemande revient sur le joli triplé réalisé par ses ressortissants : Nadine Angerer comme meilleure joueuse, Silvia Neid comme meilleur entraîneur des féminines et surtout Jupp Heynckes entraîneur de l'année. « Aussi loin que je me souvienne, ce fut la plus grosse performance réalisée par un entraîneur » , ainsi parle Jürgen Klopp, cité par la TAZ. Il fallait au moins ça pour consoler l'actuelle meilleure équipe du monde.

Les Anglais, la grippe de Ronaldo et le cancer de Messi

La presse anglaise laisse comprendre que la logique a été respectée. Cristiano Ronaldo, ce mix « entre Dixie Dean et Usain Bolt » capable de parcourir « 96 mètres en 10 secondes avec des pompes de foot ! » , a selon le Guardian battu son seul rival : Messi, et non Ribéry. « Avant, s’il marquait 4 buts, Messi en marquait 5. S’il se soignait d’une grippe, Messi guérissait d’un cancer. Pour 2013, la plus belle prouesse de Ronaldo, c’est qu’il n’a pas volé Messi » salue le journal. L’Independent se délecte aussi de la promotion du Portugais, « après avoir été forcé de jouer la demoiselle d’honneur de Messi » . Le Telegraph fait simple en relevant les « larmes » de Cristiano. Le Daily Mail ne déçoit pas en rapportant un gossip un peu périmé - « Rio Ferdinand a tenté de le convaincre d’un retour à Manchester cet été » - et en réussissant à dénicher un lot de consolation pour cette Angleterre qui a fait fanny : « Le retourné d’Ibrahimović contre l’Angleterre, élu but de l’année. »


L'Italie aime les larmes... et Fernanda Lima

En Italie, les Unes des journaux ne sont pas dédiées au Ballon d'or. Non, aujourd’hui, c’est le visage de Clarence Seedorf qui est placardé sur les premières pages de tous les quotidiens transalpins, car c’est le Néerlandais qui vient d’être intronisé sur le banc du Milan AC. Ainsi, l’élection du Ballon d'or est reléguée au second plan, mais chaque journal y consacre tout de même une bonne partie. Le Corriere dello Sport titre : «  Ronaldo triomphe et fond en larmes » , et met l’accent sur le fait que Platini a affirmé que c’est Ribéry qui aurait mérité de le gagner. Sur son site Internet, le quotidien préfère poster des photos de Fernanda Lima plutôt que de parler de l’élection de Cristiano Ronaldo en elle-même. La Gazzetta dello Sport, de son côté, met l’accent sur l’émotion du Portugais au moment de la remise du trophée. « Loin de l’image "dure" qu’il veut parfois se donner, Cristiano a célébré ce trophée en pleurant, en serrant dans ses bras son fils et en serrant la main à Pelé et à Sepp Blatter  » écrit le journal rose. Pas une ligne de la Gazzetta sur Ribéry, le journal parle plutôt du fait que ce Ballon d'or marque la (provisoire ?) fin de règne de Messi, « après quatre trophées consécutifs » . La Repubblica insiste également sur les larmes de CR7 : « Les larmes versées par Ronaldo montrent à quel point le joueur tenait à ce trophée.  » Avant de parler de la façon dont a été élu le joueur du Real Madrid : « Ronaldo a gagné dans une année où son Real n’a pratiquement rien gagné. Contrairement à ce qui a pu se passer dans le passé, les victoires de l’équipe n’ont pas été prises en compte. Dans le cas contraire, Ribéry, avec son triplé réalisé avec le Bayern Munich, aurait raflé la mise. » Il ne manquait plus qu’une photo de Sneijder pour illustrer l’article.

Tant pis pour Ribéry en France

« De l’or et des larmes » . Pour L'Équipe, les pleurs de Ronaldo lors de la remise de son prix ont marqué la cérémonie. Attendu depuis trop longtemps par le concurrent désormais n°1 de Messi, le trophée a également causé la déception d’un Franck Ribéry atone face aux médias et victime de la « cruauté » d’un vote qui a fait la part belle aux statistiques plutôt qu’aux titres. France Football, co-organisateur de l’événement avec la FIFA, compare le jeu complet du Portugais à un bon kebab bien gras : « C. Ronaldo, salade, tomate, oignon » , tout un menu qui tranche avec les raisons qui ont conduit Ribéry à une 3e place décevante. « Oui, Ribéry pouvait faire mieux » , notamment en « parlant moins » lors de sa campagne pour l’obtention du précieux sésame. Une pub mieux maîtrisée par CR7 pour Le Monde qui pointe un « désamour à relativiser » pour ce génie à la « coupe gominée qui a du mal à susciter l’empathie » mais possède tout de même « 70 millions de fans sur Facebook » . Le Portugais, vainqueur légitime qui « met Franck Ribéry hors-jeu » même aux yeux du Parisien pour qui le résultat est « d’une logique implacable » .

Par RB, AF et RG
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