Le scénario alternatif de la Bundesliga

Dans une réalité alternative, le Bayern n'a pas battu Dortmund lors de la dixième journée. Un véritable tournant dans la saison de Bundesliga, entraînant des changements plus ou moins radicaux.

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1er novembre 2014. Après quatre défaites consécutives, Dortmund, 16e, a l'occasion de relever la tête en s'imposant face au Bayern, déjà tranquillement en tête. Fidèle à ses principes, le Bayern domine, mais Marco Reus claque une tête à la réception d'un super centre d'Aubameyang. Les Bavarois ne s'estiment pas pour autant battus, dans le sillage d'un Arjen Robben intenable, sauf que la défense des Schwarzgelben tient bon. Alors Pep Guardiola décide de lancer Franck Ribéry, de retour de blessure. Le Français est à l'origine d'une des actions les plus dangereuses du match, une frappe de Lewandowski après un relais d'Arjen. Le Polonais n'a pas eu les nerfs (ou le cœur ?) et a tiré dans les bras de Weidenfeller. Francky aurait aussi pu obtenir un penalty en fin de match, un peu trop câliné par Subotić. Avec cette victoire, Dortmund sort de la zone rouge, alors que le Bayern voit Wolfsburg revenir à un point. Dans la foulée, si le FCB se reprend face à l'Eintracht, plus rien ne sera jamais pareil. La passation de pouvoir entre les Bavarois et les Loups a ainsi lieu juste avant la trêve, lors de la dix-septième journée. Sur sa pelouse, Mayence arrache un nul bien mérité, gardé à flot par Karius. De son côté, Wolfsburg se défait dans la douleur de Cologne, grâce au deuxième but de la saison de Nicklas Bendtner, titulaire en l'absence de Ivica Olić. Gladbach complète le podium, suivi par Leverkusen et Dortmund. L'autre grosse surprise, c'est l'avant-dernière place de Schalke, malgré le remplacement de Jens Keller par Zdeněk Zeman.

Wolfsburg champion d'automne


Le mercato hivernal est l'occasion de quelques ajustements. Schalke met la main sur Kevin Kampl, énergique ailier de Salzburg. Le Bayern, déjà dos au mur, avec des rumeurs de clash entre Guardiola et les jardiniers du club, accusés de mal tondre la pelouse et de provoquer des blessures, va chercher Florian Thauvin, sur recommandation de Franck Ribéry. Dortmund, enfin au complet depuis des lustres, bien aidé il est vrai par la non-sélection de Marco Reus en Nationalmannschaft jusqu'à nouvel ordre, ne change rien. Le vrai coup de poker est à mettre au crédit des Loups, qui envoient un Ivica Olić revanchard au Hertha Berlin, pour laisser la pointe à Bendtner. Une grande idée. Dès la reprise des opérations, le Danois aligne les buts, toujours servi par un Kevin De Bruyne plus rouge que jamais. Alors qu'il vient d'inscrire son 10e but en 9 matchs, Arsène Wenger se fend d'un commentaire mystique : «  Tous ces prêts ont enfin porté leurs fruits. J'ai hâte qu'il revienne à la maison.  » Wolfsburg marche sur la Buli et la Ligue Europa. À tel point que son sacre national intervient dès mars, avec une qualification peinarde pour les demi-finales.

Il faut donc se tourner vers la LdC pour s'offrir un peu de suspense. En 8es, les quatre représentants allemands sont encore présents. À l'aller, seul Kusen s'impose, par la plus petite des marges, là où les rivaux de la Ruhr s'inclinent et où le Bayern doit faire avec un 0-0 ridicule. Mais les retours sont somptueux. Schalke commence par mourir les armes à la main 5-4 à cause d'un ultime but de Toni Kroos dans les arrêts de jeu. Le lendemain, le Bayern étrille le Shakhtar 9-0 dans l'indifférence générale. Une semaine plus tard, le Bayer résiste à la furia des Matelassiers jusqu'aux penalties, où Leno sort tout. Kicker le renomme d'ailleurs Bernd Peno. Enfin, le BvB se qualifie après une victoire pleine d'autorité contre la Juve, grâce au doublé d'un Ciro Immobile vengeur et un lob de trente mètres de Mustafa Amini sur son premier ballon. En quarts, le Bayern perd à Porto et triomphe à Munich, Monaco ne fait pas le poids face à l'armada offensive borussen, Leverkusen prend une volée de James au retour.

Schalke relancé, Bayern expérimental


Convaincu de tenir un match référence avec sa victoire à Santiago Bernabéu, Null-Vier cartonnent. Huntelaar vole vers le titre de Torschützenkönig, talonnés par Bendtner et Draxler. Une grande déception pour Lewandowski, incapable de s'adapter. On parle d'ailleurs d'un retour à Dortmund, probablement en échange de Mkhitaryan. En pleine confiance, Miki a retrouvé son numéro de gâchette arménienne, et Dortmund trône tranquillement sur le podium, juste derrière un Bayern en roue libre et entièrement focalisé sur la Champions League. Guardiola enchaîne d'ailleurs les compositions aventureuses, du 2-6-2 saturne au 3-2-1-1-2-3 MD inversée, tout en faisant tourner à mort pour ne blesser aucun autre joueur. Le podium, lointain souvenir pour Gladbach, ancien Favre à gratter plombé par les trop nombreuses absences de Christoph Kramer, qui enchaîne les CSC. Tout au plaisir de Leverkusen, quatrième sans trop savoir pourquoi. En bas du classement, c'est le bordel. À quatre journées de la fin, huit clubs (et des gros) sont encore concernés par l'Abstiegskampf : Stuttgart, Augsburg, Hambourg, Paderborn, Cologne, Werder, Mayence et Eintracht (mis à mal par la décision de Meier de devenir catcheur). Tout va bien en tout cas pour Hanovre, Jimmy Briand l'étant, tout comme Schmid qui ne fait pas que la cuisine à Fribourg, surprenant 6e.

Coupe toujours


Retour en Ligue des champions. Comme l'année dernière, le BvB dégomme le Real, étouffé, asphyxié. Şahin et Gündoğan gagnent la bataille du milieu, Hummels et Sokratis mangent Bale et CR7. Même si ce dernier se fend d'un penalty à 3-0 qu'il célèbre en faisant un strip-tease, dévoilant un tatouage « Who's gonna be my next girl ?  » du plus bel effet, Irina Shayk l'ayant quitté pour Jérôme Le Banner. Place ensuite au Bayern, Après avoir tenu la dragée haute au Barça pendant 77 minutes, le Rekordmeister subit le talent fou de Messi. Mais en sortant Thiago pour faire entrer Weiser, Guardiola a réussi à maintenir l'écart à cet unique but. Au bout d'un quart d'heure de jeu au retour, Pep demande à Götze, ailier gauche, et Robert Lewandowski, buteur, d'échanger leur position. Mario y va de son doublé, Boateng clôt les débats d'un but des plus symboliques : tacle dans les pieds de Messi, rush, relais avec Weiser, nouveau chouchou, frappe de loin, lucarne. Lionel, avec sa chute feuille morte au départ de l'action, devient la risée du web. Maradona déclare qu'il ne serait jamais tombé comme cela, Pelé dit qu'il est toujours le meilleur, les journaux du monde entier se demandent si la Pulga n'est finalement pas une arnaque, incapable d'être présent dans les grands rendez-vous. À Madrid, le BvB souffre, mais résiste. Puis Wolfsburg steamrolle le Dnipro, GTI style.

On en oublierait presque la DFB-Pokal. En route pour le triplé, les Loups se font plaisir face à Bielefeld. Mais c'est la demie Bayern-Dortmund que tout le monde veut voir. Immobile ouvre les hostilités (17e but en Coupe pour 2 en Buli), Thauvin égalise. Dans le temps additionnel, Reus redonne l'avantage aux siens, mais Schweinsteiger met un missile pour égaliser. La séance de tab est dingue : les deux premiers frappeurs borussen glissent, Neuer stoppe le 3e et le 4e tir d'une main, et finit le travail d'une panenka. Cette finale entre le premier et le deuxième transforme de fait la septième place en spot qualificatif pour la Ligue Europa, au grand plaisir de Schalke, qui va s'emparer du strapontin au finish, à un point d'un Gladbach mi-figue mi-raisin et deux d'un Fribourg grosse surprise. La dernière journée complètement dingue voit la relégation de Paderborn et surtout d'Hambourg, incapable de marquer le moindre but. Le Hertha, tracté par les buts d'Olić, hérite du barrage.

Finish him


En finale avancée de Pokal, le Bayern, pris de haut par les Loups, s'impose 3-0. Après la rencontre, Kevin De Bruyne, annoncé au Real Madrid après sa saison à 20 buts et 30 assists, balance face caméra : « On a été champions alors que j'avais Bentdner devant moi. Qu'est-ce que les gens veulent de plus ? Je ne peux rien d'autre pour eux. » La Ligue Europa est du même acabit, avec cette fois un triomphe de Guingamp. Suffisant pour faire exploser Wolfsburg : Lord part à City cirer le banc, Guilavogui décide de devenir acteur avec son coéquipier Maximilian Arnold, dans le show Arnold und Vogui. Stress et paillettes toujours, le Rekordmeister veut définitivement sauver sa saison en remportant la LdC. Mais après avoir longtemps mené, deux buts de Şahin et Ciro dans le temps additionnel auront raison de leurs ambitions. Du coup, Guardiola est viré, remplacé par Tuchel, alors que Klopp, héros d'entre les héros, jure son allégeance à vie au BvB. Pep signera finalement au Real. Zeman se barre de Schalke pour fumer, Höwedes et Draxler s'exilent à United. Et Anthony Modeste retourne à Bordeaux.

Par Charles Alf Lafon
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On va avoir droit à des articles pareils jusqu'à la finale de champions League?
Dans une réalité parallèle on exécuterait les coiffeurs coupables de telles abominations et on enverrait leurs clients en camps de rééducation.

Et c'est gars qui se fade Vidal et Pogba toute la saison qui écrit.
Note : 1
Charles Alf Lafon un article sur la finale de coupe d'Allemagne ce samedi entre le BVB et Wolfsburg , aurait était plus sympa !
J'avoue ne rien avoir compris la .

Avec comme investigation comment régénérer la pelouse du stade olympique de Berlin ou se jouera la finale de ligue des champions , la semaine prochaine , une plume verte originale .
Le foot est un jeu. Il est aléatoire, parfois injuste. Les résultats peuvent être trompeurs. Ça se joue souvent à un poil de cul. Même si, globalement, les meilleures équipes finissent par rafler les trophées.

On peut donc imaginer plein de scénarios alternatifs. C'est marrant mais est-ce vraiment intéressant?

ohundnisursofoot Niveau : CFA2
Soyez indulgents y'a plus de foot, faut bien faire des articles !
HerbyCohen Niveau : CFA2
Bah un article sur le "relegation Spiel" de ce soir, ça aurait été vraiment bien!
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