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Le sacrifice de Suarez

40 ans après, l'Uruguay retrouve les demi-finales sur un coup de dés incroyable. Gyan déchire un péno à la dernière seconde de la prolongation et rate son entrée dans l'Histoire sur la séance des tirs au but. Cruel, très cruel, trop cruel...

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Ben, elles étaient tendues ces deux équipes en début de rencontre. C'est qu'une avait quand même rendez-vous avec l'Histoire de son continent et l'autre avait avec son lustre d'antan. Cette tension mise à part, chacune était dans son registre. Le Ghana formait tranquillement son bloc, compact, discipliné et l'Uruguay était toujours cette équipe coupée en deux, laissant à l'abandon son trident Cavani-Suarez et Forlan en meneur de jeu.

Capitaine Mensah n'attend pas deux minutes avant de mettre son premier taquet. Physiquement, le Ghana est là, comme d'hab', mais mettra trente minutes avant de toucher Gyan, son pivot habituel. Toute de suite, les Black Stars, sans leur pointe, sont plus inoffensifs. La Céleste n'inquiète pas non plus son adversaire, en tout cas dans le jeu, sur ses attaques placées. Ça se saurait quand même. Elle fera en revanche son furet sur chaque coup de pied arrêté, toujours prompte à inquiéter un Kingson bien plus fébrile que lors du huitième contre les States. Mensah, sur corner, manque même de le tromper d'une poitrine étrange (18ème). Et sur deux erreurs d'inattention, le Ghana aurait pu rapidement se foutre tout seul dedans. Inkoom relance parfaitement, contre son gré on l'espère, pour Forlan, qui jouera mal le coup (25ème) et sur une remise en touche, Suarez, qui use de son arrière-train, pour s'ouvrir le chemin du but, testera pour la première fois les gants de Kingson (26ème).

La troupe de Rajevac sentant sans doute qu'elle déjoue décide de monter d'un cran et mettre enfin un peu de vitesse dans ses enchaînements. Une tête de Vorsah, sur une galette de Muntari frôle l'équerre de Muslera (30ème). John Mensah s'amuse même à une relance laser sur Boateng qui sert dans le bon tempo Gyan. Le cuir lèche encore le montant du portier uruguayen (31ème). Et Muntari décroise trop sa tête sur un bon service d'Asamoah (39ème). L'arbitre est à deux doigts de porter le sifflet à la bouche quand Muntari, en balade tranquille au milieu de terrain, frappe des 25 mètres. Le refrain est connu : Jabulani choisit sa trajectoire et trompe Muslera (45ème).

Comment allait donc réagir cette Céleste, pas franchement à l'aise à faire le jeu ? Elle allait au moins se découvrir, prenant enfin le risque de laisser quelques espaces dans son dos. Et elle n'est pas si mauvaise que ça finalement quand elle prend le jeu à son compte et arrive à s'approcher sans trop forcer de la surface de Kingson. Annan, bien moins en vue durant cette rencontre, ne joue plus son rôle de sentinelle et les interventions défensives ghanéennes sont approximatives. Paintsil découpe Fucile, la victime du soir. Forlan se présente au coup-franc, profite aussi d'une trajectoire étrange de la gonfle. Kingson est surpris ou pas assez vif, c'est selon. L'Uruguay égalise (54ème). Gyan, dangereux mais pas l'attaquant le plus efficace du monde, aurait pu dans la foulée remettre le Ghana devant au tableau d'affichage mais Muslera évite à son équipe le coup de bambou (58ème). Les deux équipes sont à la limite, KP Boateng arrive à prendre les brèches mais manquera à chaque fois de lucidité pour transformer les contres ghanéens et servir dans de bonnes conditions ses nouveaux compatriotes. L'Uruguay n'est pas en reste. Forlan, en débordement sur la gauche, centre au deuxième poteau. Kingson sort on ne sait pas trop pourquoi et Suarez, à la réception, manque le cadre, on ne sait pas trop comment (64ème). Suarez, encore, butera sur Kingson, après une belle combinaison avec Fucile (70ème) et Pereira vendengera un contre à 4 contre 2 à la fin du temps réglementaire (82ème).

Le Ghana en est quitte pour sa deuxième prolongation, l'Uruguay découvre l'exercice. Physiquement, les deux sélections sont à la ramasse, tombent comme des mouches sur chaque contact. Le débat, parfois dans sa médiocrité, est équilibré. Chaque équipe défend son bout de gras. Lors de la deuxième période de la prolongation, l'Uruguay refuse le jeu et le Ghana est plus ambitieux, sous l'impulsion des nouveaux entrants puncheurs : le sosie de Seal, Appiah et Adiyiah. Gyan, sur une cheville, besogne toujours autant, pousse Scotti à la faute (110ème), à un mètre du csc, Boateng retrouve un deuxième, voire un troisième souffle et martyrise dans les derniers instants Pereira (116ème et 118ème).

La fin de match est dingue. Sur le dernier coup-franc, après un bon cafouillage aérien, Asamoah claque une tête vers le but vide. Suarez se sacrifie et boxe le cuir. Carton rouge et pénalty. Gyan se rate et défonce la barre. L'arbitre siffle dans la foulée la fin de la prolongation. Tirs au but. Et si l'Afrique, ou le Ghana tout simplement, venait de foutre en l'air son entrée dans l'histoire africaine de la Coupe du Monde ?


Forlan ouvre le bal, à l'aise et Gyan, taille patron, cale une lucarne. Victorino et Appiah envoient des coups de fusil. Scotti joue le contre-pied. Mensah se la joue Giuseppe Signori, mais tire au milieu sur Muslera. Eh ouais, c'est ça d'avoir une moquette sur le crâne. Scotti remet un peu de suspens avec une ogive au-dessus de la cage de Kingson. Finalement, Adiyiah se foire et Abreu qualifie la Céleste sur une panenka royale.

Le Ghana et Gyan peuvent pleurer, les hôpitaux d'Accra peuvent compter les arrêts cardiaques et l'Afrique se prendre la tête à deux mains. Elle en était si près... L'Uruguay revient de nulle part et affrontera les Pays-Bas en demies, sans Suarez. Ce sera une autre histoire.

Par Ronan Boscher

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