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  3. // Schalke 04/Dortmund (1-2)

Le Revierderby pour Dortmund

Le Borussia Dortmund s’est imposé 2-1 sur la pelouse de Schalke à l’occasion du 140ème derby de la Ruhr. Farfan avait ouvert le score, Piszczek avait répliqué d’une bien belle façon, mais c’est le métier de Sebastian Kehl qui a décidé de l’issue de la rencontre. Le coach de Schalke Huub Stevens peut s’en mordre les doigts: même lui n’a pas réussi à empêcher le BVB de se diriger vers son deuxième titre de suite en Bundesliga.

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Schalke 04 - Borussia Dortmund: 1-2
Farfan (8è) / Piszczek (17è), Kehl (63è)

Jürgen Klopp est heureux, il court sur la pelouse de l’ennemi avec sa casquette de taré siglée Pöhler (le joueur du dimanche). Ne lui reste plus qu’un souhait. Son ancien protégé, son « fils » , Mohamed Zidan, est à Mayence. Il va jouer le Bayern. Si l’Egyptien pouvait lui offrir la victoire sur la pelouse de l’Allianz, Jürgen Klopp serait assurément l’homme le plus heureux du monde aujourd’hui. En attendant, son équipe de Dortmund s’est imposée dans un derby de la Ruhr avec des buts spectaculaires, de jolies actions, et surtout, de l’engagement. Au final, Dortmund s’impose 2-1 sur la pelouse de Schalke. 24ème match sans défaite pour les ouailles de Klopp. Le Bayern (un match en moins) compte désormais neuf points de retard à trois journées de la fin. On voit mal ce qui pourrait empêcher Sebastian Kehl soulever une nouvelle fois le Meisterschale.

Un derby engagé comme on les aime

Un match qui démarre sur les chapeaux de roue: normal, Schalke veut tout faire pour empêcher son ennemi de se diriger vers le huitième titre de son histoire, le deuxième de suite. C’est pourtant Dortmund qui se met en évidence, Sven Bender mettant tout de suite Lars Unnerstall à contribution (1ère). Le « Revierderby » , 140ème du nom, démarre bien. Notamment grâce à l’arbitre Manuel Gräfe, qui pimente la rencontre en oubliant peut-être un pénalty sur Jermaine Jones (8è). Le peuple de Schalke gronde, ce qui a pour conséquence de réveiller les joueurs du Null-Vier. Corner pour les Königsblauen mal dégagé par les Schwarzgelben, Farfan récupère à l’entrée de la surface et place une terrible frappe croisée qui ne laisse aucune chance à Roman Weidenfeller (9è). Au ralenti, on se rend compte que la frappe du Péruvien est détournée par la tête de Kagawa, qui passait par là. Qu’importe: Schalke, Eins! Dortmund, Nuuuuuull. Schalke est en confiance, à l’instar de Raul qui tente un lob de 35 mètres sur Weidenfeller, sans succès.

Dortmund ne se laisse pas abattre pour autant, et bientôt, Lukasz Piszczek met les 61 673 spectateurs de la Veltins Arena d’accord: sur le côté gauche, le défenseur polonais met une frappe folle de son pied faible dans le filet opposé d’Unnerstall (17è). Schalke, Eins, Dortmund, Eins. Après ces deux coups de folie, ça se calme un peu niveau occasions, place à une rencontre pleine d’engagement, et la nervosité qui va avec. Dortmund galère a déployer son jeu de passes habituel, se met en difficulté tout seul, ce qui arrange pas mal Klaas-Jan Huntelaar et ses potes. Le buteur néerlandais est d’ailleurs l’objet d’une faute dans la surface de Marcel Schmelzer, mais Manuel Gräfe ne bronche toujours pas (38è). A croire que l’arbitre lui aussi veut briller dans ce derby. Sauf qu’il brille plus par son approximation que par la prise de bonnes décisions. Le match est certes très engagé, Jermaine Jones, en bon fils de G.I. qu’il est, se trouve dans son élément; il y a quand même de jolis gestes, à l’image de ce contrôle porte-manteau signé Robert Lewandowski, enchaînée par une frappe croisée à côté (25è).

Kehl, l’expérience qui parle

Conscient que son équipe flanche un peu au milieu de terrain, Jürgen Klopp décide de faire rentrer le capitaine Sebastian Kehl et toute son expérience à la place de Bender. Le match repart sur de bonnes bases, les deux équipes ne désirant rien d’autre que la victoire. Il n’y a pas de classement, il n’y a pas de Bundesliga, il n’y a pas d’Allemagne, il n’y a que la Ruhr qui compte. Gelsenkirchen contre Dortmund (Herne-West contre Lüdenscheid-Nord, pour les intimes), la suprématie dans le Pott, c’est ça, la vraie vie. Toute la mi-temps sent le KO. Il y a de l’engagement, toujours, mais ça saute les lignes, ça centre, ça frappe dans tous les sens. Schalke presse, multiplie les corners, mais Weidenfeller et son arrière-garde veille. Enfin, sauf quand Huntelaar réussit à se faire oublier et place une reprise difficile au-dessus (54è). Le BVB réplique par Gündogan (natif de…Gelsenkirchen), sa frappe, détournée, passe juste à côté (56è).

Les deux équipes se rendent coup pour coup. Et finalement, c’est Dortmund qui place son uppercut: sur un corner de Schmelzer, Jones et Metzelder se gênent, et le capitaine de Schalke se rappelle qu’il est un ancien de Dortmund; la balle arrive miraculeusement dans les pieds de Kehl qui crucifie Unnerstall à bout portant (63è). Schalke, Eins; Dortmund: Zwei. Schalke est sonné, la Veltins Arena aussi. Le Null-Vier a le mérite de ne pas se laisser abattre, et de continuer d’attaquer; seulement, c’est encore plus précipité qu’avant, et Dortmund profite des largesses offertes par la défense bleu-roi pour placer des contre-attaques. Sans succès, puisque tout le monde, à l’instar de Lewandowski, se chie dessus. Le buteur polonais n’est pas en réussite, tout comme Klaas-Jan Huntelaar côté S04. Les minutes passent, Dortmund finit par s’imposer, et se dirige sereinement vers un nouveau saladier de champion. Au grand dam du peuple de Gelsenkirchen.


Par Ali Farhat
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