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Le revenant

Titulaire, décrié, tricard, annoncé sur le départ, doublure, boudeur, résigné, et puis la blessure de Kevin Trapp est arrivée. En quatre mois, Salvatore aura pris l'ascenseur émotionnel un paquet de fois au PSG. Au moment où l'Allemand semblait le plus intouchable, le destin s'en est mêlé. Revoilà Sirigu dans les bois à Bastia et, surtout, face au Real Madrid dans quatre jours.

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La scène est connue. Stamford Bridge, huitième de finale retour de la Ligue des champions. Salvatore Sirigu vient de sortir la seule vraie parade de la double confrontation face à Chelsea en repoussant en corner un tir de Willian. Sur le corner qui suit, Gary Cahill perfore l'Italien. Laurent Blanc est furax et se retourne vers son staff : « Tu vois, je te l'avais dit. » Le Sarde ne va pas tirer bénéfice de la qualification face à Chelsea au même titre que les autres. Son statut va être ébranlé, remis en question. Jusqu'au mois de juillet où l'impensable arrive. Kevin Trapp. 25 ans, joli garçon, style de jeu différent et carrure plus imposante, débarque dans la capitale. Pour Blanc, l'Allemand arrive pour être numéro 1. Sirigu prend une gifle en pleine figure, lui qui venait de prolonger jusqu'en 2018, avec une belle revalorisation à la clé (4,5 millions par an). Voilà donc « Salva » sur le banc, le sourire en berne. Du banc, l'Italien a tout vu depuis la reprise : les bourdes de l'Allemand contre Bordeaux, sa prestation très aboutie face à Donetsk et, surtout, son match de bonhomme contre Marseille avec ce penalty détourné. Au soir de PSG-OM, Sirigu semblait très loin de retrouver une place dans les buts.

Hasard ou pas, c'est au moment où Kevin Trapp semblait le plus impressionnant qu'il s'est blessé à l'entraînement. Salvatore Sirigu est de retour dans le game. À Bastia, ce samedi après-midi pour commencer, et surtout face au Real Madrid mercredi. Pour un poissard, il est plutôt verni. Car durant l'été, les dirigeants parisiens ont été francs avec lui. Il avait un bon de sortie. Mieux, on ne voulait plus de lui. Mi-juillet, lors de la présentation de Trapp à la presse, le directeur sportif Olivier Letang ne s'emmerde pas avec les formes pour parler de son ancien numéro 1 : « On est sur une position totalement spécifique, il faut qu'il y ait de la clarté et une hiérarchie qui soit très clairement établie. Le choix de notre entraîneur a été très clairement communiqué aux joueurs. Concernant le fait que Salvatore puisse éventuellement décider de partir, nous tenons à rendre un hommage appuyé à ce que Salvatore a fait au PSG et tout ce qu'il a apporté depuis son arrivée en 2011 puisqu'il a été un des premiers joueurs à rejoindre le projet du PSG. On a eu un échange avec lui, et sa position n'est pas prise aujourd'hui. Si demain, il évoquait le souhait de pouvoir partir, s'il estimait que son temps de jeu n'était pas suffisant à un an de l'Euro, nous ne sommes pas fermés à un départ. » Les rumeurs débarquent : Valence, la Roma, et même Nice. On frôle l'irrespect pour Sirigu. On laisse même planer l'idée que le PSG aimerait partir avec Douchez en doublure plutôt que le Sarde. Le désaveu jusqu'au bout pour un mec qui n'avait pas mérité ça. Mais dans un marché des gardiens fermé et compliqué, Sirigu va rester. D'aucuns craignent le pire. Une guerre des goals.

Sirigu, l'art de la patience


Subtilement, Sirigu et son entourage font passer des messages dans les journaux. Il est persuadé que Trapp se manquera et qu'il retrouvera son poste. Autrement dit, il n'a pas baissé les bras. On dit les deux hommes en froid ? Pas tellement. Ils ne sont pas les meilleurs amis du monde, même si les deux hommes se retrouvent ensemble à l'anniversaire de Maxwell. Ils bossent ensemble. Point. Et puis arrive le match de Bordeaux. La première bourde de l'Allemand. Le jeu des images fait le reste. On y voit les caméras de Canal Plus saisir en gros plan le visage de Sirigu suite à la bourde de Trapp. Le remplaçant reste impassible. L'erreur, elle, est énorme. En quatre saisons, Sirigu n'en a jamais fait une aussi importante alors qu'il a été rétrogradé dans la hiérarchie pour moins que ça. Les deux hommes connaissent la complexité de leur poste. Pour autant, Bordeaux a-t-il changé la donne ? Non. Blanc maintient sa confiance à l'ancien de Francfort. Il a eu raison puisque, derrière, Trapp va se relever. Avec brio.


Pour autant, rien n'est figé. Et Blanc l'a d'ailleurs expliqué dans un entretien accordé à la Gazzetta dello Sport : « Sirigu est un excellent gardien et il a fait de bonnes choses l'an dernier. Mais nous nous sommes demandé comment améliorer l'équipe en fonction de notre philosophie. C'est ainsi qu'a émergé l'idée de Trapp, qui a d'autres caractéristiques, comme anticiper le jeu par exemple. Kevin n'est pas un gardien confirmé et s'il n'offre pas de garanties, je remettrai Sirigu. Cela s'appelle de la concurrence, les deux sont au courant. » Les choses sont claires. A priori, Sirigu retournera sur le banc une fois Trapp rétabli, puisque ce dernier n'a pas perdu son poste pour des raisons sportives. Et d'un autre côté, l'Italien possède toujours les mêmes caractéristiques et son jeu au pied n'a pas changé en trois mois. Les mêmes paramètres qui avaient conduit le PSG à se pencher sur un autre profil de gardien. Sauf que dans ce tableau de marche, Sirigu se voit offrir une fenêtre de tir qui n'était pas forcément prévue au départ. Une bouffée d'oxygène en quelque sorte. Un peu comme peut l'être l'équipe nationale. Ce n'est pas un hasard si après PSG-OM, l'Italien s'était exprimé dans la presse transalpine sur le bonheur d'être en sélection quand on ne joue pas en club. « Être pris en considération pour moi est une raison de fierté, en ce moment. Je suis prêt à donner 110%. » En cinq jours, le numéro 30 va donc débuter deux matchs avec le PSG. Dont un attendu par tous. À lui de mettre son entraîneur dans l'embarras, car en football plus que partout ailleurs, tout va très vite.

Par Mathieu Faure
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