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Le rêve, la tête et le catogan

Aujourd’hui, il ne reste quasiment plus rien. Les souvenirs ont été déchirés, le rêve avec. Lors de l’été 2009, Zlatan Ibrahimović grimpait la plus haute marche de sa carrière en signant au FC Barcelone. Puis, le Philosophe a jugé.

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Cela aura finalement duré dix-huit longues années. C’est une histoire d’amour avec tout ce que cela peut comporter. Sur la table, il y a des larmes, des chèques, de la tendresse, des lettres, des rires, des sourires et des souvenirs. Le premier jour, le 25 février 1995, Massimo Moratti rêvait de faire revivre « la Grande Inter » . Sous ses lunettes et sa dégaine toujours bien ficelée, il fallait le voir souffler et espérer avec la profonde déraison qui l’habitait. Avec le temps, elle s’est chiffrée à plus d’un milliard, mais qu’importe. Moratti sait qu’il a réussi son pari : l’Inter Milan est redevenue l’Inter avec, sous sa présidence, cinq titres de champion d’Italie consécutifs – dont un donné à la suite du scandale du Calciopoli – et une C1 en 2010 pour ne citer que ça. Lorsqu’il se repasse les images, le pétrolier tombe parfois sur cet instant, cette scène iconique du 31 mai 2009. L’Europe du foot n’a pas encore sombré dans la folie d’un mercato festival placé sous le signe de la surenchère permanente où Kaká quittera Milan pour Madrid avec une étiquette sur le front à 65 millions d’euros, Benzema filera de Lyon pour la capitale espagnole pour une enveloppe de 35 millions et Cristiano Ronaldo embrassera le Real pour la somme record de 94 millions. L’heure est alors à la fête à San Siro : l’Inter vient de battre difficilement l’Atalanta (4-3), d’assurer sa couronne et Mourinho pose sa première pierre significative en Italie au bout de sa première saison. Plus que ça, il se déchaîne, il sourit et saute dans tous les sens. Pourquoi ? Car à neuf minutes de la fin du temps réglementaire, Zlatan Ibrahimović vient d’inscrire le dernier but de sa saison avec l’Inter, son vingt-cinquième en Serie A, qu’il vient aussi de faire tomber le maillot et qu’il assure son titre de meilleur buteur du championnat. Sur une talonnade. Comme si Zlatan ne savait définitivement pas dire au revoir normalement.

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Si le Barça...


Personne ne le sait encore, mais Zlatan ne renfilera plus jamais le maillot de l’Inter malgré l’amour sincère qu’il porte à José Mourinho. Moratti a toujours adoré le joueur Ibrahimović, mais n’a jamais vraiment pu supporter le personnage qu’il a créé. Un but, deux ou trois ne peuvent pas tout changer. Surtout quand au fond de lui, l’attaquant suédois sait qu’il est à ce moment-là plus fort que jamais. Le voilà donc face à sa raison, ses choix mais aussi ses rêves. Le sien est simple : « Je me fiche bien de savoir qui va pointer son nez, que ce soit United, Arsenal ou n’importe quel autre club. Mais si le Barça devait se présenter… » Et l’histoire s’est écrite ainsi avec pour seul arrière-plan la volonté de Massimo Moratti de gratter plus d’argent avec ce transfert que ce que l'AC Milan a gagné avec Kaká. Quelques jours plus tôt, Maxwell venait déjà de signer à Barcelone et la signature faisait s’impatienter Zlatan, alors que Raiola négociait le bordel autour de Joan Laporta, Txiki Begiristain, côté catalan, Moratti et Marco Branca, côté italien. José Mourinho a supplié son attaquant de rester à Milan et l’a pourtant prévenu : « Tu vas au Barça pour gagner la Ligue des champions, hein ? (…) Sauf que cette année, c’est nous qui allons la remporter, ne l’oublie pas. Nous allons la gagner. » Mais Ibrahimović a déjà rejoint Barcelone pour 46 millions d’euros, alors que Samuel Eto’o a fait le chemin inverse.

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Le ciel, les oiseaux et Pep


Voilà comment l’histoire entre Zlatan Ibrahimović et le FC Barcelone a commencé. Voilà surtout comment le rêve s’est brisé malgré les records et une présentation officielle historique devant plus de 60 000 personnes au Camp Nou. Le Suédois est alors le deuxième joueur le plus cher de l’histoire de son sport, mais ne plaît déjà pas forcément à son nouveau coach : un homme que Zlatan préfère appeler « le Philosophe » . Pep Guardiola, ses principes, ses systèmes, sa rigueur et son attitude de « mur » qu'Ibrahimović s’amuse toujours à décrire. « Il me considérait comme un alien. (…) Comme entraîneur, Guardiola a été fantastique. Mais comme personne, c’est autre chose. Ce n’est pas un homme, il n’y a rien d’autre à ajouter » Et pourtant, pour la première fois de sa vie, Zlatan a accepté de se courber. Il s’est adapté, a accepté de rouler en Audi – alors sponsor du Barça – plutôt que dans sa Porsche et s’est aussi coupé les cheveux. Mais Guardiola aussi s’est courbé pour l’une des seules fois de sa carrière devant les désirs de Lionel Messi qui a toujours refusé de partager son trône. Alors Pep l’a écouté, a changé son système pour lui, lui a donné l’axe plutôt que le côté et a bougé Zlatan de son projet. Jusqu’à un soir où lors d’un déplacement à Villarreal, il a explosé un box après n’avoir joué que cinq minutes en tant que remplaçant. Car il avait déjà compris.



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« Vous ne pouvez pas acheter un joueur pour presque 70 millions d’euros et le laisser regarder les oiseaux sur les arbres. » Zlatan avait commencé par détruire le Real, il a terminé sa seule saison en Espagne par une élimination en demi-finales de la C1 contre l’Inter de José Mourinho, un homme pour qui « il pourrait mourir » . Sacrifié, seul, contrarié dans son ego et son football malgré un doublé en quarts de finale de la Ligue des champions contre Arsenal. Jusqu’à un rendez-vous dans le bureau de Sandro Rossell : « Je suis en train de conclure la pire affaire de toute ma vie. Ibra, je te cède pour trois fois rien. » Réponse ? « Vous voyez ce que ça coûte, un management pourri. » La suite est aujourd’hui connue et Barcelone reste probablement le seul endroit où Zlatan n’a pas été accepté et a échoué. Mino Raiola ne le sait que trop bien, lui qui a expliqué cette semaine que « Guardiola ne s’assiéra jamais à côté de moi, il n’a pas les cojones pour le faire » . Reste le souvenir d’un rêve brisé, d’une histoire d’amour qui était écrite pour imploser, mais aussi d’un homme dont Zlatan ne veut plus prononcer le nom. La suite a donné raison à Guardiola. Il est maintenant temps d’écrire un nouveau chapitre. Zlatan a retrouvé Mourinho, Pep a déjà gagné avec ses idées. En joue.

Par Maxime Brigand
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