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Le retour du Casillas des as

En pleurs, jeté, largué, fini, bousillé, Iker Casillas faisait de la peine à voir quand il a quitté le Real Madrid. Derrière, sa première saison moyenne à Porto avait confirmé les doutes, et on se demandait comment un gardien de sa trempe était devenu si moyen. Puis Casillas s'est repris, est en train de réaliser une saison magnifique, et retrouve ce doux nom qui lui allait si bien : San Iker.

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Fin janvier, Iker Casillas et Gianluigi Buffon ont eu un échange étonnant sur Twitter. Un petit jeu de « Je t'aime » , « Non moi je t'aime encore plus » né d'une vidéo postée par le compte de l'UEFA montrant les plus beaux arrêts des deux légendes en Ligue des champions. À l'aube de l'affrontement entre Porto et la Juve, l'Espagnol décide de la partager en taggant Buffon, et en posant cette question : « Qu'en penses-tu ? Pour moi, tu es le meilleur ! » Réponse de Gigi, aussi attendri que modeste : « Je ne choisis pas. On est les meilleurs. » Une jolie conversation pleine de bons sentiments, version mythes absolus du football. Un débat entre deux des meilleurs portiers de tous les temps pour savoir qui était le meilleur, et que les deux hommes n'ont pas souhaité terminer.

De toute manière, qui sur cette planète pourrait trancher et apporter une réponse à la question ? « Casillas » et « meilleur » dans la même phrase, voilà une tournure que beaucoup avaient oublié depuis bien longtemps. Un assemblage de mots qui semblait appartenir à un passé pas si lointain, mais qui pouvait passer pour révolu. Car si la disgrâce d'Iker Casillas ne date pas de si longtemps, les années dans le football comptent parfois comme des années de chien, et les souvenirs de l'époque où Casillas était invincible peuvent paraître flous. Bonne nouvelle pour ceux qui ont la mémoire courte, le goal de Porto est redevenu un cador et est même statistiquement le meilleur gardien du Vieux Continent.

Le portier qui porte Porto


Si on décide de laisser parler les chiffres, le débat est rapidement clos. Depuis le début de la saison, en championnat, Iker Casillas n'a encaissé que onze buts en vingt-cinq matchs. Un total ridicule, là où le deuxième du classement, le robot Manuel Neuer, en est à treize pions encaissés en vingt-quatre matchs de BuLi. En participant au 4-0 flanqué par Porto à Arouca dimanche, Casillas a mis dans sa besace son seizième clean sheet de la saison, en battant un record que lui-même possédait déjà depuis ses années dorées au Real. Loin devant les autres pointures du poste et à l'abri des regards dans un championnat portugais moins scruté que les autres, Casillas fait de sa deuxième saison au FC Porto une jolie promenade de santé, à trente-cinq ans, et après une première année compliquée et marquée par des craquages hallucinants.


Mais Casillas est lucide, a les yeux en face des trous – ce qui est une bonne nouvelle pour un gardien de but –, et s'auto-jugeait avec justesse il y a peu dans une interview pour l'UEFA : « J'ai mis du temps à m'adapter après tant de temps passé au même endroit. Nouvelle ville, nouveau quotidien, nouvelle vie... La saison dernière, je n'ai pas atteint le niveau que j'aurais voulu, je ne me sentais pas pleinement épanoui. » Le temps des doutes, légitimes après son départ traumatisant du Real et ses adieux les yeux embués à l'été 2015, est maintenant passé, et Casillas plonge à nouveau comme avant.

Les gants pour Dybala


La saison dernière, de temps à autre, des boulettes folles de Casillas fleurissaient sur Internet, entre relances dévissées et mains en mousse. Désormais, les vidéos qui tournent en boucle parlent d'arrêts « monumentaux » , « phénoménaux » ou « impossibles » , par exemple celui du 5 février dernier à la 93e contre le Sporting, qui a assuré la victoire de Porto. « Je ne sais pas comment je suis allé chercher ces ballons, j'ai encore mal au dos » , riait Casillas après le match. Ceux qui rient moins, ce sont les dirigeants du Real, coincés avec un Keylor Navas bon quand ça lui chante, et qui ne peuvent pas faire machine arrière. La sélection espagnole est un peu mieux loti, et l'idée d'un retour de l'ancien champion du monde sous les drapeaux n'est plus un mirage. Début février, coach Lopetegui, qui préfère De Gea, Rico et Reina, indiquait que la porte de la Roja ne lui était « pas fermée. »


La porte des quarts de finale de Ligue des champions, elle, l'est presque. Battus 2-0 à l'aller à domicile par la Juve, Porto est clairement dans les cordes, et le 175e match en Ligue des champions de Casillas pourrait être son dernier de la saison. Mais à trente-cinq ans et avec Porto premier du championnat du Portugal, on peut l'imaginer revenir faire quelques parades en C1 dès la rentrée prochaine. En attendant, il lui reste une heure et demie à tenir contre l'escouade de son pote Buffon, menée par un Dybala aussi motivé qu'impressionné, qui s'épanchait ces derniers jours dans O Jogo : « Évidemment, je voudrais marquer face à Casillas. Ce serait spécial de marquer contre un gardien comme lui. Je suis un peu embarrassé par ces questions d'échanger les maillots, mais j'espère qu'il me verra et n'oubliera pas de m'apporter le sien. Ou les gants. » Des gants que Dybala va d'abord devoir franchir.

Par Alexandre Doskov
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