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  3. // Real Madrid-Bilbao (2-1)

Le Real sur le trône en serrant les dents

Vainqueurs à l’arrachée de l’Athletic Bilbao (2-1) grâce à l'entrant Morata, les Merengues récupèrent en solitaires la tête du championnat. Une superbe opération arithmétique qui doit beaucoup à l’entrejeu madrilène, rayonnant par rapport à la prestation de Ronaldo et Bale.

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Real Madrid 2-1 Athletic Bilbao

Buts : Benzema (7e), Morata (83e) pour le Real // Sabin Merino (27e) pour Bilbao

Et soudain, Álvaro Morata surgit. Au premier poteau, quelques instants après son entrée, le canterano fête son 24e anniversaire en offrant le but de la libération aux Madridistas sur le gong. Une réalisation qui offre le leadership de la Liga au Real Madrid, mais qui ne saurait cacher les manquements du onze blanc. Car si Zidane s’interroge depuis quelques semaines sur le rendement de sa BBC, la partition de son trio face à l’Athletic Bilbao intensifie ses maux de tête. Karim Benzema mis à part, car auteur de l’ouverture du score, ses acolytes gallois et portugais rendent une nouvelle prestation offensive indigne tant leur apport dans le travail défensif se résume au néant, ou presque. L’illustration idoine en est offerte juste avant la pause, alors que les Rojiblancos de San Mamés – et non les voisins du Calderón – viennent tout juste de recoller au tableau d’affichage : avec un trois-contre-deux à gérer dans la surface d’Iraizoz, Cristiano Ronaldo peut tranquillement décaler un coéquipier en retrait, mais décide de la jouer en solo. Un mauvais choix, forcément, à l’image des ratés à répétition de CR7, plus individualiste que jamais. Qu’importe, selon le classement de la Liga.

Les régalades Kroos et le coup de froid de Merino


Les jambes basques sont lourdes, les têtes fatiguées. Trois jours à peine après un déplacement en terres belges, estampillé par la pire prestation des Leones depuis le coup d’envoi de l’exercice, ils retrouvent la compétition domestique par un nouveau voyage. Forcément, la machine des Rojiblancos, à défaut de s’enrayer, cale dès le premier contre-assassin du Real Madrid. La précision de Marcelo, auteur d’une transversale de 60 mètres du droit, le pressing d’Isco, qui pousse le novice Saborit à l’erreur, et le sang-froid de Benzema, pour son quatrième cachou en Liga, rappellent à la bande à Laporte que le moindre tâtonnement se paye cash. A contrario, les Merengues renvoient à l’état de poussière leur fâcheuse tendance à « ne pas agir, mais à réagir » , selon les dires de Zidane. Mieux, ils exploitent l’asthénie adverse grâce à la fluidité et la mobilité de leur trio du milieu – Kovačić-Kroos-Isco – et rendent un semblant de chaleur à un Bernabéu frigorifié. Pourtant, sur un débordement fulgurant de Lekue, c’est bien Sabin Merino, pour sa première banderille en Liga, qui punit le Real, coupable de ne pas avoir breaké la rencontre.

Cristiano Ronaldo croque, Morata délivre


À l’instar du premier, le second acte s’entame par une occasion franche pour Iñaki Williams, mais aussi par un raté, donc. Alors qu’il oblige Keylor Navas à la parade trois quarts d’heure plus tôt, l’ailier basque, pourtant seul face aux cages, trouve le moyen d’envoyer son tir quelques mètres au-dessus du cadre. Loupée, sa tentative reste tout de même symptomatique du retard à l’allumage des Madridistas, dont la caboche est bloquée aux vestiaires. Elle revient tardivement, à une quart d’heure du terme, lorsque l’Athletic décide délibérément, ou non, de délaisser le cuir à des Madrilènes qui doivent se passer de Benzema, pourtant le meilleur composant de la BBC, remplacé par Morata. Les caviars de Kroos, puis de Kovačić, respectivement destinés à Bale et Lucas Vázquez, ne connaissent fâcheusement pas la finition qu’ils méritent, la faute à une maladresse ou la mauvaise entente des offensifs blancs. Finalement, sur une tentative en deux temps, Morata vient crucifier Iraizoz avant que le reste de ses coéquipiers ne gagnent le temps suffisant pour conserver ce maigre avantage. Même si la manière n’y est pas, à l’image de l’ultime grossier raté de CR7, le Real Madrid retrouve son trône en Liga.


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    Par Robin Delorme
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