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  2. // 34ème journée

Le Real s'est fait peur...

Et le Barça un peu aussi. La Liga n'est pas encore jouée. Le FC Barcelone conserve son point d'avance, après sa victoire, pas si peinarde, contre Xerez. Pire, à Saragosse, le Real est pas passé loin d'un nul qui l'aurait sans doute condamné.

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Barcelone 3-1 XerezCe match constitue la première des cinq finales à jouer pour les Catalans en fin de saison. Pour un doublé Liga-Champion's. En championnat, ils sont en tête et ont leur destin en main. Il "suffit" de gagner tous leurs matchs. Aujourd'hui, ça tombe bien, Barcelone reçoit la lanterne rouge. Au coup d'envoi, Lionel Messi, Gerard Piqué et Sergio Busquets sont sur la touche. Jeffren est titulaire. Il ouvre la marque au quart d'heure. Thierry Henry aussi est titulaire. Il aggrave la marque dix minutes plus tard. Superbe service d'Ibra. Henry qui joue, Henry qui marque, le Barça est vraiment facile. Ou pas. Xerez recolle seulement une minute après. Là, pendant trente bonnes minutes, le Barça est assez nul. Pas si grave que Chygrynskiy ne puisse pas jouer en Ligue des Champions... Il faut les entrées en jeu de Messi, et plus encore de Piqué, pour retrouver le Barcelone que l'on connaît. “Piquenbaueur” a vraiment apporté la sérénité qu'il manquait alors à son équipe. Bien vu Pep. Le Barça a alors repris le dessus, Ibra claque le troisième but qui fait du bien (son premier depuis un mois en Liga). Sur un parfait service de Yaya. L'Ivoirien a sorti un gros match, histoire de se remettre dans la course à une place de titulaire contre l'Inter. On ne va pas se mentir, aussitôt l'avance conservée en Liga, tous les esprits étaient déjà tournés vers ce match. CE match... Ce n'est pas encore perdu pour Barcelone, au vu de ce qu'ils ont fait contre Xerez, et surtout dans les premières minutes. Marquer tôt contre l'Inter ne serait pas une mauvaise idée. Une petit stat, tiens, pour la forme. Deux fois, le Barça a été mené 3-1 en C1 après le match aller. En 1994, la Dream Team de Cruyff, contre le Dynamo Kiev. En 2000, la team de Van Gaal, contre Chelsea. Les deux fois, le FC Barcelone s'était qualifié.Saragosse 1-2 Real MadridPour conserver l'espoir de doubler Barcelone, le Real se devait de gagner. Pas si simple, à Saragosse. Pellegrini, peut-être pour l'une de ses dernières compo à la tête du Real, alignait Ronaldo et Higuain devant, Van der Vaart en prime, Guti, Xabi Alonso et Gago au milieu (toujours un cœur de trois joueurs, l'une des rares constantes pellegriniennes), en défense Marcelo, Ramos, Garay et Arbeloa. San Iker Casillas, bien sûr, dans les buts. Très vite, Manuel a dû revoir ses plans. Van der Vaart, pas néerlandais pour rien, se blesse rapidement. C'est captain Raul qui le remplace. Tactiquement, ça ne change pas grand chose. On remarque toutefois que le Real défend à trois. Marcelo est ailier gauche, Ronaldo ailier droit. Higuain et Raul se marchent un peu dessus dans l'axe, mais les trois milieux alimentent gentiment. Le Real met du temps à prendre la mesure d'une équipe de Saragosse parfois dangereuse, surtout quand elle fout des coups de savate. Le Real se sort les doigts. Gago frappe, repoussé par le portier de Saragosse, c'est pas fini, Ronaldo frappe, Roberto repousse encore, ça revient sur CR9, centre en retrait pour Raul, qui marque. Mythique. Raul paie son but, puis se blesse. C'est Karim Benzema qui le remplace. Putain de banc. Saragosse craque. Contini se fait expulser pour un coup de coude sur Higuain. Un rouge mérité, même si l'Argentin en rajoute des tonnes. Le match devient houleux. Le Real se perd dans la confusion. Il n'y est plus. Et se fait prendre dans son dos. Saragosse a vu la faille au milieu de la défense du Real, ouverture à la Xavi pour Colunga qui récupère, s'avance, dribble Casillas venu à sa rencontre et marque dans le but vide. Le Real a encore fait le con. Il a perdu du temps et n'a plus que une demi-heure pour espérer rétablir la situation. Il s'agit de remporter ce match, et de rester en course pour la Liga. De ne pas perdre totalement la face. Une Liga "sauverait" sa saison. C'est la moindre des choses, quand on est le Real. Alors le Real tente de se reprendre. Gago, Guti donnent l'alerte. Xabi Alonso colle une grosse frappe, mais c'est contré directement sur le gardien. Le Real voit que ça ne va pas être si simple. Il va falloir s'appliquer. Il se précipite et s'emmêle les pinceaux. Nervosité. Marcelo frôle même le deuxième carton jaune. Le Real doit pourtant s'en sortir. Gérer déjà ce problème Saragosse. Le terrain est miné, et le Real n'a pas d'intervalles à prendre. Higuain et Benzema sont arrêtés à la limite de la surface. Le jeu n'y est pas, le Real semble embourbé. Ronaldo et Kaka, entré en jeu, galèrent sur les ailes. Mais en veulent, et y arrivent enfin. Kaka est venu du banc sauver le Real. La Maison Blanche s'est fait peur ce soir. Le Real s'en sort et gagne le droit de ne pas être déjà condamné à la saison blanche. Ce Real-là vit ses derniers instants, et prolonge son sursis.

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Je trouve que c'est plutot le Barça qui s'est fait peur!! Tester Chygrynsky en defense à domicile contre Xerez c'est autre chose que d'aller gagner à Zaragoza !!
Lorsqu'on se fait rejoindre à 1-1, à 11 contre 10 pendant une 1/2 heure, je serais curieux de voir la couleur de ton slip s'il est en accord avec tes propos...
Si le real ne s'est pas fait peur hier.
Et puis t'inquiètes, comme le dit si bien l'article Jésus n'est pas qualifié pour la C1.
Miguel-Angel, tu es toujours aussi désespérant dans tes commentaires... désespérant, comme tes rêves...
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