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  2. // Bétis Séville/Real Madrid (1-0)

Un but de Beñat en début de match a suffi au Betis pour faire chuter le Real Madrid pour la troisième fois de la saison en Liga (1-0). La deuxième fois à Séville. Les Merengues laissent un boulevard au Barça dans la course au titre.

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Betis Séville 1-0 Real Madrid
But : Beñat (16e) pour le Betis


« Je veux qu’à la fin du match, les joueurs puissent regarder les supporters beticos dans les yeux. » Pepe Mel, comme tout le monde au Betis, avait eu du mal à se remettre de la grosse baffe reçue au Pizjuán lors du derby sévillan (5-1). Alors à l’heure de recevoir un Real Madrid qui déroule en Liga depuis son nul au Camp Nou début octobre, le message était clair. Faire bonne figure. Finalement, le Betis a fait mieux. Il a gagné, grâce à un beau but de Beñat, le seul de la soirée andalouse (1-0). Une victoire qui lui permet de rebasculer dans le top 5 de la Liga. Une Liga sur laquelle le Real Madrid a déjà fait une croix, tant les points perdus s’accumulent. En cas de victoire du Barça demain à Levante, le champion en titre aura 11 points de retard sur son rival historique. Difficile, la saison de la confirmation.

Le Real Mollasson

Dans un Villamarin bondé et face à un Betis revanchard, Mourinho ne fait pas le dingo et aligne son équipe type, avec Khedira plutôt que Modrić aux côtés de Xabi Alonso. L’Allemand est l’homme des temps forts du début de match. Bien servi par un Cristiano Ronaldo en pleine bourre dans son couloir gauche, l’ancien de Stuttgart manque l’ouverture du score. Dans la foulée, il est effacé par Beñat, qui ne tergiverse pas et envoie une superbe frappe dans le petit filet de Casillas (16e). Impassible sur son banc, le Mou sent la soirée galère. Ses joueurs sont bougés physiquement, trop faciles derrière et en grosse difficulté pour faire proprement le lien entre milieu et attaque. CR7 est trop seul. Benzema touche trop peu de ballons. Hormis une occasion nette, la seule de la première mi-temps merengue, Di María est en mode Casper. Özil, pas mieux. Voire pire. Non, le Real n’est pas dans son match. Pas à la hauteur. Trop peu impliqué. À l’image de Coentrão, qui aussitôt la mi-temps sifflée, échange tranquillement son maillot avec un joueur adverse.

Le Betis fait de la résistance

Mourinho a bien ciblé le problème des siens, le manque de maîtrise et d’idées dans l’axe du terrain. Alors il change tout, ou presque. Les Allemands, dehors. Place à Modrić et Kaká. L’engagement des Madrilènes est tout autre, ce qui pose problème dans le cas de Pepe, qui au lieu de se contenter de dégager, fout un bon coup à Agra au passage. Mais le Real va mieux. Benzema marque son deuxième but hors-jeu, sauf que celui-là ne l’était pas. Les locaux résistent aux assauts merengues, Angel, puis Adrian sauvant de justesse devant leur ligne de but. Le chronomètre tourne, la tension monte et le Real ne trouve pas la faille, malgré la bonne entrée de Kaká. Au contraire, c’est le Betis qui, sur deux contres, manque de doubler la mise. Dans sa ville natale, face à son rival de toujours, Sergio Ramos en veut plus que les autres, mais sa tête passe à côté. Celle de Benzema est, elle, contrée miraculeusement par Adrian. Le Real fait le siège de la surface du Betis, mais ne fait que balancer des longs ballons dedans. Sans résultat. Le Real n’est plus le rouleau compresseur de la saison passée. Le Betis, lui, a retrouvé le sourire.

Par Léo Ruiz
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À l'année prochaine.
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