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  2. // 35e journée
  3. // Real Madrid/Málaga (6-2)

Le Real gagne, le Barça attend

Le Barça devra attendre pour être sacré roi d'Espagne. Le Real Madrid, pas pressé de rendre sa couronne, est en effet facilement venu à bout de Málaga en lui enfilant six banderilles (6-2). Rapidement réduits à dix, puis à neuf, les Boquerones se sont eux tirés une balle dans chaque pied.

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Real MadridMálaga : 6-2
Buts : Raúl Albiol (3e), Cristiano Ronaldo (26e), Özil (33e), Benzema (45e), Modrić (63e) et Di María (90e) pour le Real. Santa Cruz (14e) et Antunes (36e) pour Málaga.

Paraît-il qu'en cette fin de saison, le Real Madrid jouerait encore des matchs de football. Oui, ce sport avec un ballon, de la sueur, des fautes et des buts. Car ces derniers temps, le foot se jouait surtout en zone de presse à Valdebebas et Santiago Bernabéu. Après le show sadique de Mourinho, préférant régler ses comptes et tirer à tout-va, le Real a donc repris le chemin des terrains. Et en a profité pour rappeler à son monde que, lorsqu'il se décide à jouer, il est une machine implacable. Dans le rôle de la victime expiatoire : Málaga qui n'a résisté que quelques minutes ; le temps d'égaliser par le biais de Roque Santa Cruz. Le Santiago Bernabéu aura pourtant bien du mal à se consoler avec cette victoire. Malgré ces trois points et une manita qui a de la gueule, il devrait être contraint de rendre sa couronne domestique à l'ennemi barcelonais dès ce dimanche. La crise n'évite personne.

Cardiaque s'abstenir

Huées et quolibets. Tels sont les petites délicatesses réservées par le Santiago Bernabéu à José Mourinho. Pour l'une de ses ders à domicile, le Special One a le droit à un accueil musclé. Ses poulains, pas rancuniers envers leur public, sont, eux, munis de vibrations bien plus positives. Un débordement de Cristiano Ronaldo, puis un corner de Modrić déposé sur le crâne de Raúl Albiol suffiront à redonner de la gaieté dans les cœurs madridistes. L'avantage acquis, les Merengues délaissent la chique aux pieds andalous. Après une dizaine de minutes d'une stérilité affligeante, un corner d'Isco, dévié par l'ex de la maison parisienne Lugano, atterrit sur Roque Santa Cruz. Égalisation. S'ensuit alors une période un peu grotesque avec dans le costume du dindon, Sergio Sánchez. Sur un ceinturage mal senti, le latéral voit rouge et l'arbitre penalty. Une offrande que refuse pourtant un Ronaldo préférant envoyer le cuir sur le pied de Caballero. À dix, Málaga perd pied suite à un contre express conclut par Özil, avant de refaire surface sur une délicieuse lucarne d'Antunes. Histoire de ponctuer une mi-temps pour cardiaque, Cristiano offre un ultime café-crème à Benzema qui clôt le festival par un quatrième but. Rideau.

La belle partition de Modrić

Émoussés par un premier acte à rebondissements, les 22 acteurs troquent leur énergie pour un rythme de sénateurs. Malgré une très chaude alerte au bout de douze secondes, le Santiago Bernabéu s'ennuie. Seul un Modrić en électron libre propose, provoque et ose. Juste dans ses transmissions, judicieux dans ses choix, le meneur croate profite à fond de son placement axial, conditionnant au passage Özil sur un côté. Fort logiquement, c'est donc lui qui creuse un peu plus un écart qui devient béant. Sur un échange avec Benzema, il tente sa chance à l'entrée de la surface : ficelle. Dans la foulée, Mourinho choisit de lui offrir sa première ovation post-Tottenham. Son remplaçant, Ángel Di María, terminera à l'aube du temps additionnel le travail en enquillant la sixième banderille nocturne. Silencieuse, l'antre madrilène reprend alors de la voix. Pas friande en reprise de refrain, elle se console alors avec des « Puta Barça, puta Catalunya » . Une chanson à la gloire du régionalisme et de l'antagonisme catalan qui n'est pas sans rappeler aux supporters madridistas que leur tour est passé. Champion l'an dernier, le Real Madrid n'a fait que repousser l'échéance en s'imposant aisément face à Málaga. Car en cas de victoire blaugrana ce dimanche dans le sud de la capitale, les Merengues devront définitivement conjuguer Mourinho à l'imparfait.

Par Robin Delorme, à Madrid
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