Liga - J16 - Clasico - Real/Barça

Le Real favori ?

En tête de la Liga et qualifiés en Champions sans forcer, les Merengues arrivent en pleine forme au clasico. Comme l’an passé quoi. Oui, mais.
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Le Real favori ?
Le Real favori ?
« Le Real est dans état de forme alarmant d’un point de vue positif ». Manolo Preciado n’est pas du genre à tourner autour du pot. Le coach de Gijón vient de subir les bombardements blietzkrieg du titan madrilène: « Ils se battent sur chaque ballon comme des gamins avec une faim de victoire terrible. Quand il y a un effectif de cette qualité et qu’en plus il y a cette envie c’est très difficile de s’y opposer. Le Real est meilleur que l’an passé. L’équipe a avancé. Pas besoin d’être un génie pour arriver à cette conclusion. Les chiffres parlent d’eux-mêmes ». Le Sporting vient de se faire passer dessus par le grand méchant blanc. Les mineurs des Asturies n’ont rien pu faire contre les Panzer Division merengues. Di Maria (33’), Ronaldo (63’) et Marcelo (91’) ont rappelé aux naïfs que gagner la Liga est une course de sprint de huit mois, sans obstacle mais sans arrêt non plus. Quatre jours plus tard, l’équipe B du Mou s’impose sans forcer à Amsterdam sur le même score (3-0). Après sa quinzième victoire d’affilée le Real est un monstre qui fait peur aux petits enfants. Pour le dernier clasico de l’année le Real a changé. La preuve, il est favori.

Les mathématiques étant le langage de la vérité il suffit de se pencher sur les chiffres pour approcher la monstrueuse réalité : 15 victoires d’affilée, 68 buts marqués, 12 encaissés, le tout en 21 matchs, pour une moyenne de 3,2 buts par rencontre. Mais pour que les chiffres sonnent, il faut quelqu’un pour les interpréter. Car le sport est une affaire d’hommes avant d’être une querelle de statisticiens. Manolo Preciado est l’un des entraîneurs les plus écoutés et les plus respectés du championnat espagnol. Abonné à la maintien’s league avec son Levante, son Racing Santander puis son Gijón, le coach à moustache s’y connaît en êtres humains. Pour lui, les hommes ont changé et c’est grâce au Special One. Son exploit ? Avoir réussi à convertir un escadron de cracks mondiaux en une équipe d’égorgeurs assoiffés de ballons. Mou a réussi « à emporter l’adhésion de ses joueurs » admire Preciado. Pellegrini est mort de n’avoir le crédit ni de son président, ni de son vestiaire. Mourinho a les deux. Le crime est presque parfait.

Abus de position dominante ?

Lass ou Arbeloa, Sahin ou Alonso, Benzema ou Higuain, Coentrao ou Marcelo, Özil ou Kaka, Di Maria ou Callejon, Carvalho ou Ramos, Lass ou Khedira : jamais la concurrence n’a été aussi exacerbée à tous les postes. Jamais non plus la pression n’a été aussi bien répartie donc mieux acceptée. Exemple : Benzema ou Higuain ? C’est le thème favori de toutes les conversations de bistrot à Madrid. Voici comment le Mou s’y prend. D’abord alimenter le débat : « Quand le temps sera venu, je déciderai qui sera le numéro un, je n’ai aucun problème à le faire ». Puis brouiller les pistes : Higuain a joué 14 matchs de Liga (719 minutes) et Benzema 12 (658 minutes). Higuain a réalisé 33 actions par match, Benzema 32. Les deux larrons ont provoqué chacun 2 pénalties. L’avantage d’Higuain c’est son efficacité (1 but toutes les 60 minutes, contre 1 toutes les 94 pour KB9), celui de Benzema c’est sa polyvalence et sa capacité à participer plus au jeu. Résultat : les minutes étant réparties quasi équitablement, la pression se divise mais le rendement, lui, se multiplie. Mou fait croire mais il ne choisit pas. Car choisir c’est renoncer. L’équation du Mou est toujours à somme nulle.

Mais le Mou se méfie. Déjà le 23 novembre 2010, le Real venait de disposer de l’Athletic Bilbao en Liga (5-1) et s’apprêtait à corriger l’Ajax chez lui (4-0). Déjà à l’époque le Real était leader, un point devant le Barça. Déjà, Ronaldo (15) avait deux buts d’avance sur Messi (13). Déjà, les Merengues s’apprêtaient à dominer l’ogre catalan à coup de contre-attaques assassines et d’engagement dans les duels. Marca allait enfin de faire les Catalans chez eux. Mais le pire était à venir. La manita du Barça a fait voler en éclat les illusions de grandeurs des socios madrilènes. Cette fois-ci, pour le dernier clasico de l’année, l’humeur est à la réflexion plutôt qu’à la grandiloquence. La direction de la communication du club n’accorde « aucune interview individuelle » et dans les couloirs de Bernabeu il n’y a que la voix du chef qui résonne. A la sortie du match de Gijón, les joueurs respectent aveuglement la consigne du Mou : se taire. Malgré l’insistance des journalistes locaux, aucun ne lâchera le morceau. Ce qui fait même rire le Benz sur Canal Plus: « Je n’ai pas le droit d’en parler ». Même Marca n’a pas eu le droit à la traditionnelle interview de Sergio Ramos d’avant clasico. En attendant samedi le Real se tait et le Mou se terre.

L’énigme à deux euros

Les canaux d’informations rompus, les fuites provisoirement maîtrisées et la communication réduite à des messages d’encouragement, prévoir la composition du Real de samedi a quelque chose de mystique. Depuis plusieurs semaines, Mourinho joue au loup qui ne vient jamais et entretient le doute sur ses intentions. À Amsterdam, Higuain et Benzema ont été titulaires (mais Benz n’a joué qu’une heure), Arbeloa s’est fait remplacer (mais Lass a été préservé), Kaka a joué 90 minutes (mais n’est pas écarté pour le Barça d’après la conf d’après-match) et Alonso a joué 30 minutes (alors qu’il était censé être préservé). Bref pour y comprendre quelque chose, comme toujours, mieux vaut aller voir ce qu’on en dit en face. C’est Xavi, celui de Barcelone, qui parle et il est plutôt optimiste: « L’an passé j’ai été assez critique contre le Real et leur façon d’avoir pourri les matchs contre nous. Mais depuis ce qu’on a vu en Supercoupe j’imagine que cette fois ils vont vouloir jouer d’égal à égal et presser haut ». Dont acte : pas de milieu à trois, pas de Pepe dans l’entre-jeu, du Özil dans les espaces et du Benz pour presser et combiner. Le Real ce sera donc : Casillas/Marcelo-Ramos-Pepe-Lass (ou Arbeloa)/Khedira-Alonso/Ronaldo-Özil-Di Maria/Benzema. Tout ça pour ça.

Par Thibaud Leplat, à Madrid



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  • 6beans
    08/12/2011 à 17:44
    + -
     
    Mais non, on est de mauvaise foi. Je veux dire, Guardiola a été blanchi de ces accusations après l'intervention d'officiels de l'UEFA.
    Sauf que.
    11/28/2001. Brescia midfielder Pep Guardiola has tested postive for banned substance nandrolone again. The Serie A club had already taken the precautionary measure to suspend the Spain international after he tested positive for nandorlone in the Piacenza-Brescia match.

    Today the Italian Olympic Committee (CONI) announced Guardiola has also tested positive for the November 4th Lazio-Brescia clash.

    “It was something we expected. Guardiola has been taking the same substances he took for the past 8 years in Spain. However only in Italy has he tested positive. This probably means that here the tests are more strict than the ones in Spain,” said Brescia chairman Corioni.

    Donc apparemment, les passes-droit existeraient réellement pour les membres de certains clubs depuis quelques années.
  • med78
    08/12/2011 à 18:20
    + -
     
    @6beans, les passe droits n'ont apparemment pas marché vu que Pep avait été suspendu à l'époque 4 mois et demi.
    La dépêche date de 2001, il me semble qu'il a été blanchi après mais que le CONI a ré-ouvert le dossier (en 2009 si je me rappelle bien)... Ai-je raté quelque chose depuis?

    Voilà ce qui m'inquiétait, plutôt que de parler de ce match, on s'écharpe encore et tjs!
  • 6beans
    08/12/2011 à 18:53
    + -
     
    Et bien, brassons large, que veux-tu?
    De quoi je me plains? Qu'il ait été blanchi en 2009 alors qu'il se chargait comme une mule. Pourquoi le blanchir alors que sa culpabilité est avérée? N'est-ce pas là encore une guerre d'image terrible de la part d'un club que je ne citerai pas? C'est ridicule. Ce championnat est détestable.
  • tx
    08/12/2011 à 18:54
    + -
     
    Toute façon, qu'il ai été doppé ou pas, ca change quelque chose sur la carrière d'un entraineur ? A moins qu'on ai découvert une substance qui rend plus intelligent.. Dans ce cas vous savez ce qui vous reste à faire.
  • 6beans
    08/12/2011 à 19:03
    + -
     
    Bah si, tx, ca change sa légitimité à tenter misérablement de répondre aux accusations de Noah avec le ton hautain qui est le sien. Et beaucoup d'autres choses encore, parce que y'a pas qu'avec Brescia qu'il se dopait, suivez mon regard.
  • djavo
    08/12/2011 à 19:18
    + -
     
    @Ronzo9: Villaréal, Valence, l'atlético??? C'est une blague???!!! Je te parle de gros calibres européens. Villaréal ne met plus un pied devant l'autre, l'atlético est séduisante mais surement pas un cador, quand à Valence qui est censé être le troisième larron en liga, il vient de se faire giffler par un chelsea à la rue (3-0).

    En ligue des champions personne non plus, leur seul vrai test de la saison, ils l'ont passé face au barça en supercopa, et franchement c'était très serré mais comme d'hab, le barça l'a emporté
  • Ronz09
    08/12/2011 à 21:14
    + -
     
    @Djavo: C'est vrai que le barca a joué contre des équipes du top européen ( BATE, Pilzen ).. Même le milan ac ca vaut plus rien! Pour ce qui est de valence, le barca a eu très dur la bas et s'en sort bien avec un nul tandis que le Real a gagné ;) Toi tu dois supporter le barça depuis 2-3ans et tu veux faire le grand connaisseur du football espagnol!
  • Ronz09
    08/12/2011 à 21:14
    + -
     
    @Djavo: C'est vrai que le barca a joué contre des équipes du top européen ( BATE, Pilzen ).. Même le milan ac ca vaut plus rien! Pour ce qui est de valence, le barca a eu très dur la bas et s'en sort bien avec un nul tandis que le Real a gagné ;) Toi tu dois supporter le barça depuis 2-3ans et tu veux faire le grand connaisseur du football espagnol!
  • djavo
    09/12/2011 à 05:58
    + -
     
    @ronzo9: tu me fais bien rire. Nan le barça je l'aime depuis toujours, et l'équipe que je supporte ne joue pas en Espagne mais en France. Pour en revenir au championnat espagnol, désolé de te contrarier mais Villaréal ne vaut plus rien cette année. Et Valence a clairement perdu son rayonnement. Si le barça a souffert là bas, c'est tout simplement pq Pep innovait en mettant en place un 3-4-3 pour voir. Défensivement, l'équipe a pris l'eau en 1ère mi temps. Bien sûr que Milan n'a plus son rayonnement passé, mais entre jouer et gagner à San Siro, et jouer et gagner à Gerland il y a un monde entre les deux. Même un supporter de la maison blanche comme toi peut le reconnaître.
    Le gros teste du réal ça été en supercopa, ils l'ont perdu. Attendons de voir pour le classico. Désolé de te décevoir, mais avec ce qu'à mis l'an dernier le barça au réal, c'est bien le barça qui part favori. Le Réal a tout a prouver face à son meilleur ennemi.
  • jeff
    09/12/2011 à 07:49
    + -
     
    le barça est toujours supérieur au real, le problème est qu'ils ont moins faim, après avoir tout rafflé depuis des années, mais bon, ils seront sur motivés, en particulier messi qui adore les corriger. Et en effet, pas trop d'articles sur le classico svp, mais plutôt un "Gomis ballon d'or ?"