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Le Real et sa défense de vieux pots

Estampillés commercialement BBC, les succès récents du Real Madrid dépendent tout autant de sa défense. Une arrière-garde qui se connaît sur le bout des doigts et dont la complémentarité permet de gommer certaines lacunes du collectif.

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Entre la fin de sa carrière sportive et le début de son aventure des bancs de touche, Zinédine Zidane vogue telle une anomalie dans l’organigramme du Real Madrid. Tantôt conseiller du président, tantôt à la formation des jeunes pousses de La Fabrica, l’Astro frances – l’un de ses nombreux surnoms madrilènes – visite toutes les strates de la Maison-Blanche. Tant et si bien qu’à l’été 2011, il use de son charme pour officier en tant que recruteur madridista et convainc Raphaël Varane, alors promesse du Racing Club de Lens, de le rejoindre par-delà les Pyrénées. Un coup de téléphone décisif qui est aujourd’hui une véritable bénédiction pour l’effectif qu’il dirige. « Le recrutement de Varane pour une dizaine de millions d’euros, c’est le meilleur coup sur le mercato du Real, renchérit Francisco Pavon, ancien central madrilène. D’ailleurs, s’il y a bien un poste pour lequel le club ne s’est pas beaucoup trompé dans les mercatos, c’est bien celui de défenseur. » Pour sûr, entre Sergio Ramos, Marcelo et Pepe, tous merengues depuis plus de neuf ans, la stabilité défensive devient gage de réussite au Real Madrid.

Pavon : « Les grandes équipes gardent la même assise »


« Si l’on analyse les grandes équipes de ces dernières années, elles ont tous un point en commun : une assise défensive qui ne bouge pas, ou très peu, poursuit Pavon. Le grand Milan, Manchester United, le Bayern ou le Barça ont tous su garder les mêmes défenseurs durant de nombreuses années. » Forcément titrées, toutes ces équipes connaissent une arrière-garde similaire durant de nombreuses saisons. Une longévité, telle celle de l'AC Milan avec Stam, Nesta et Maldini, qui explique également le sérieux des directions sportives de ce gratin du football européen. Surtout que le marché des centraux, pour n’évoquer qu’eux, est de plus en plus bouché, la demande dépassant largement l’offre. Quand Sergio Ramos devient merengue en 2005 contre vingt-cinq millions d’euros et Pepe, en 2007, contre trente millions, Varane et Marcelo, respectivement en 2011 et 2006, le sont pour des montants de dix et sept millions d’euros. Au jeu des comparaisons, les têtes pensantes (pourtant si décriées) des mercatos madridistas remportent largement la partie face à leurs homologues du FC Barcelone, incapables de trouver un pendant à Piqué depuis la retraite de Puyol.


Cette réussite économique s’accompagne ainsi d’une douce réalité sportive avec les membres de l’arrière-garde du Real Madrid. Même s’ils connaissent tous des hauts et des bas – cf. Pepe et sa crise de nerfs sur les pauvres joueurs de Getafe, ou l’adaptation du tout frais majeur Marcelo à son arrivée en Castille –, leur régularité définit leur étape dans la capitale espagnole. « Si l’on se fie surtout aux dernières saisons, couronnées par deux titres de Ligue des champions, c’est sans doute la meilleure défense du continent, plussoie Francisco Pavon, lui aussi vainqueur d’une C1 avec la Casa Blanca en 2002. Et qui peut se targuer de disposer de trois centraux du niveau de Pepe, Ramos et Varane ? » Personne ou presque, n’en déplaise au Bayern Munich et sa triplette Hummels-Boateng-Martinez. De plus, les caractéristiques des trois centraux madridistas « permettent au reste de l’équipe d’être tourné presque exclusivement vers l’attaque » : « Que ce soit dans la relance, en vitesse ou dans leur compréhension des situations en infériorité numérique, ils arrivent souvent à se sortir de bien mauvais pas et rassurent tous leurs coéquipiers. »

La relève vient de la Fabrica


Pour sûr, actuellement, avec onze pions encaissés en Liga, soit la seconde meilleure défense du Royaume derrière Villarreal et à égalité avec l’Atlético, les Merengues ne sont devancés, au niveau européen, que par le Bayern, Tottenham, Chelsea, le PSG, Nice et Cologne. Leur jeu, pourtant très à risque, surtout en l’absence de la sentinelle Casemiro, impose des exigences rares, telles que défendre avec toute leur moitié de terrain ouverte. Mieux, avec Marcelo sur l’aile gauche, le Real dispose, à l’instar des Blaugrana en leur temps avec Dani Alves, d’un meneur de jeu latéral. Mais pour Francisco Pavon, l’extase est ailleurs : « Derrière Pepe, Varane, Ramos et Marcelo, ceux qui tapent à la fenêtre sortent tous de la cantera. Avec Dani Carvajal et Nacho, le club n’a pas besoin d’aller chercher ailleurs et, surtout, ces deux joueurs ont beaucoup moins de mal à s’adapter au niveau d’exigence du Real Madrid. » Ainsi, ces deux joueurs formés au club sont désormais de potentiels titulaires avec la Roja. De quoi entretenir, encore pour quelques saisons, la solidité défensive de ce onze merengue à la sauce Zidane.

Par Robin Delorme
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Liga - 14e journée
Barcelone-Real Madrid




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