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  2. // 7e journée

Le Real et le Barça lancés

La septième journée de Liga a duré trois jours. Madrid et Barça prennent petit à petit le pouvoir. Malgré les apparences, le championnat espagnol est beaucoup plus équilibré que prévu. Si vous avez raté le début, voici un petit compte-rendu pour briller au bureau lundi matin.

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La polémique

« Non » . Ces trois lettres ont mis le feu à la presse espagnole vendredi, veille de la septième journée. Non, Mourinho ne laissera pas ses champions du monde se rendre vendredi prochain au gala de remise du Prix Prince des Asturies catégorie sport décernée à l'équipe d'Espagne. Ce prix Nobel à la sauce espagnole est la plus prestigieuse des distinctions du royaume. Le problème, c'est que le Real joue Santander en championnat le lendemain. “Mou” a tranché : la veille des matchs, c'est mise au vert. Tollé dans tout le pays. Samedi, Valdano sauve finalement l'honneur de la maison blanche : « Le Real Madrid sera à la hauteur des circonstances » . Florentino emmènera lui-même Capitan Iker à Oviedo dans son jet. Il sera de retour avant minuit. Perez l'a juré à “Mou”. C'est beau les contes de fée.

Le chic : Barcelone - Valence

Juste avant le happy end madrilène, Barcelone recevait Valence vers 20h. Ce Barça-Valence est le premier sommet de cette Liga 2010-2011 entre le Champion en titre et le leader. 90 minutes de football premium avec un Valencia qui promène le Barça. Tactiquement parfait, intelligent, sobre et parfois génial, le groupe d'Unai Emery prend le Barça à la gorge et rentre au vestiaire avec un but d'avance. Contre mené par Magic Banega, centre en retrait de Mathieu et Pablo Hernandez ajuste au point de pénalty (37', 0-1). Net, précis, pointu. C'est Valence. Mais en deuxième mi-temps, le Barça retrouve son rang à la faveur d'un changement tactique (4-4-1-1 avec Iniesta descendu d'un cran et Messi en 9,5). Le ballon est à nouveau culé. Iniesta est le seul champion du monde sur deux jambes (46', 1-1). Puis Xavi ressuscite quelques minutes pour un centre parfait sur la tête de Puyol (62', 2-1). La Catalogne respire. C'était moins une.

Le fric : Malaga – Real Madrid

Vers 22h, Perez s'assoit dans la tribune d'honneur aux côtés d'Abdullah Al Thani, neveu de l'Emir du Qatar et nouveau proprio de Malaga. « Dans trois ou quatre ans » , Malaga sera un grand d'Espagne d'après lui. En attendant, le club andalou n'a pas montré grand chose contre un Real qui monte en puissance. La surprise du boss, ce n'est pas le 11 de départ (toujours les mêmes, toujours pas de Benzema) mais la disposition tactique. Une espèce de 4-2-2-2 penchant côté gauche avec Di Maria sur l'aile gauche et Ozil en soutien des deux attaquants CR7 et Higuain. Résultat : 3-0 au bout de 50 minutes et le troisième doublé consécutif de Ronaldo. En deuxième mi-temps, Di Maria repasse à droite, Cristiano descend d'un cran et la Mou Team revient au 4-2-3-1 et gagne 4-1 (doublé d'Higuain). Ozil est encore une fois énorme au pressing et en attaque. Benzema, lui, joue dix minutes et rate presque tout. 36 millions d'euros. A ce prix-là autant se payer le Malaga FC.

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Les autres

Malgré un Kun Agüero toujours blessé et un Forlan en dépression post-Mondial, l'Atletico remporte le derby madrilène face à Getafe. Merci Simao (coup franc 37'), merci Diego Costa (71'). Diego Alvés a beau être le meilleur joueur d'Almeria et l'un des meilleurs gardiens de la Liga, rien à faire. Almeria ne s'en sort pas (Santander 1 – Almeria 0). Personne n'avait mis de but à Majorque cette saison. Mallorca n'avait jamais perdu contre l'Espanyol non plus. Les bonnes choses ont une fin. Mallorca 0 – Espanyol 1. Le Déportivo ne perd plus. Ce qui est déjà pas mal pour la lanterne rouge : Depor 0 – Osasuna 0. Levante, c'est du sérieux et mine de rien, grâce à sa victoire contre la Real Sociedad (2-1), l'autre club de Valence passe dans la première partie du tableau (10ème). Dimanche soir, Bilbao reçoit Saragosse, seule équipe (avec le Dépor) à n'avoir toujours pas gagné en Liga. Si l'Athletic gagne, il se rapproche de l'Europe. Ensuite, le Sevilla se rend au Sporting Gijon. Si les Andalous l'emportent, ils passent 5èmes et retrouvent l'Europe.

Le boss c'est (peut-être) Villarreal

Mais celui qui peut mettre tout le monde d'accord, c'est Villarreal. Porté par un duo d'attaquants magiques (Nilmar 5 buts, Rossi 4 buts), le sous-marin jaune refait surface et lundi soir, juste après son derby contre Alicante, les Jaunes peuvent s'endormir leader de la Liga, pour la première fois de leur histoire. Mais il va falloir sortir les amulettes et les chaussettes porte-bonheur pour vaincre la triple malédiction : 1. avec le Bernabeu, le Rico Perez est le seul stade où Villarreal n'a jamais gagné de sa vie. 2. Jamais les Jaunes n'ont gagné de match lors de la septième journée du championnat. 3. A chaque fois que Villarreal a touché du bout du pied la première place, il s'est effondré. Attention à la marche, lundi soir 21h.

Thibaud Leplat, à Madrid

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quand on clique sur RONALDO on tombe sur l'obèse des corinthians..
Ben oui c'est normal. C'est lui le VRAI !
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