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Le Real en manque de Benzema

Absent pour le début de la Liga, Karim Benzema devrait faire son grand retour pour la première de la saison au Santiago-Bernabéu. Un retour que bénit Rafa Benítez dont le jeu collectif semble toujours autant dépendant du Français. Certaines choses semblent immuables au Real Madrid.

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Les étés se suivent et se ressemblent irrémédiablement pour Karim Benzema. Depuis la trêve estivale de 2009 qui l'a vu débarquer du côté de la capitale castillane, il ne cesse de truster les débats les plus saugrenus. Trop altruiste, pas assez tueur, il ne répond définitivement pas aux critères du Galactico 2.0 souhaité par Florentino Pérez. De fait, chaque année, des rumeurs loufoques l'envoient loin de Madrid et de son Real. Pour ce millésime, le natif de Lyon devait aller garnir les rangs d'Arsenal et de sa colonie de Français. Des bruits de couloir que l'intéressé assimile à des mensonges, osant même évoquer des « clowns » et réaffirmer son amour du fanion merengue. Une entité madridista qui, après une seule journée de championnat, le presse de retrouver la forme et les terrains. Car, sans imagination offensive depuis la blessure contractée juste avant la Audi Cup par KB9, le Real de Benítez se veut aussi compact défensivement que bancal offensivement. Comme ne cesse de le répéter Cristiano Ronaldo, « Benzema est le meilleur attaquant que peut avoir le Real Madrid, un joueur qui marque des buts et qui joue pour ses coéquipiers » .

Ronaldo et sa dépendance française


Les sempiternels débats sur la continuité du Français au Santiago Bernabéu reprennent la définition du serpent de mer. Toujours annoncé partant, mais jamais parti, il enchaîne ainsi sa sixième saison en blanc. Une continuité rare dont le seul local de l'étape, Raúl Gonzalez, soutient la comparaison. Gonzalo Higuaín et Álvaro Morata ont bien tenté de bousculer la hiérarchie, ils ont tous fini par plier les gaules. Pour l'intéressé, « il est logique d'avoir une certaine profondeur de banc et que le Real Madrid s'intéresse à d'autres attaquants, car je suis dans le meilleur club du monde » . Le club blanc lui rend bien ses innombrables déclarations d'amour. Cet été, suite au retour à Manchester United de Chicharito, aucun concurrent direct n'est venu gonfler les rangs de l'effectif de Benítez. Seul le canterano Jesé, plus ailier que pointe de formation, est appelé à prendre la relève du Bleu. Un rôle qu'il a occupé lors du premier déplacement de Liga au Molinon. Le résultat, de 0-0, a d'ailleurs apeuré certains aficionados merengues. Décevant, ce point du nul s'est voulu bien malgré lui une démonstration de la dépendance du Real envers son attaquant français.

Dès le lendemain de cette contre-performance, des voix se sont élevées. Et elles n'étaient pas françaises. Comme l'exprime Santiago Segurola, observateur avisé de la Liga, « Benzema est nécessaire pour ce Real et pour Cristiano Ronaldo » : « Il est le joueur qui interprète le mieux le Portugais. Benzema est son partenaire parfait. À mon avis, les derniers matchs revèlent l'importance de l'attaquant français. » Ces dernières rencontres en question indiquent une panne franche du moteur offensif madrilène. Depuis le début de la pré-saison, le Real est ainsi resté muet lors de cinq de ses neuf matchs. Un constat qui se corrèle au nouveau poste de Gareth Bale. Après avoir demandé avec insistance un nouveau rôle, le Gallois a obtenu gain de cause auprès de Rafa Benítez. Recentré en numéro diez, il n'a toujours pas convaincu. Actif et disponible, le chouchou de Florentino Pérez n'en demeure pas moins faiblard dans les petits espaces et dans la dernière passe. Pire, avec un milieu de terrain plus que fourni, il y a embouteillage dans la construction. Autant de symptômes qui pressent Karim Benzema à revenir fissa dans le onze de Chamartin.

Benítez : « Benzema doit mettre 25 buts »


En délicatesse dans l'animation et dans la conclusion, les Merengues, dont la force de frappe n'est contrarié que par l'armada du FCB, donnent l'étrange impression d'avoir changé de visage. Entraînant sous l'ère Ancelotti, le Real de Benítez dégage, pour le moment, une stérilité déconcertante. Une nécessité de buts pour le Real qui peut se transformer en pression pour l'intéressé. Qu'importe, puisque le bougre est un habitué de ces situations. Critiqués à tort et à travers - surtout à tort, d'ailleurs -, il a toujours su répondre présent. Reste son péché mignon : l'arithmétique. Un point sur lequel Rafa Benítez a tenu à mettre en garde le Français : « Benzema est un très grand joueur. L'une de mes idées cette année est qu'il dépasse la barre des 20, 25 buts. J'ai énormément de confiance là-dedans. » Depuis 2009, Benzema n'a dépassé qu'à deux reprises cette barre fatidique. Il serait réducteur de limiter la pointe bleue à cette simple ligne de statistiques. Celle des passes décisives, tout aussi gratifiante, le place ainsi au top des charts merengues depuis son arrivée. Et ce n'est pas cette saison que ça devrait changer.

Par Robin Delorme, à Madrid
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