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Le Real à la lumière

Un an plus tard, Real et Milan se croisent encore en phase de qualif. Sauf que cette fois-ci, les deux cadors semblent en meilleur état. Le Real arrive fort mais il va falloir qu'il montre ce qu'il a dans le ventre. Ce soir, c'est Milan, pas le Deportivo. Présentation.

« Le trac à Bernabeu ? Je jouerai peut-être avec six attaquants, alors... » Massimilio Allegri a bien commencé son match et a décidé de tirer le premier. Il la ramène mais “Mou”, c'est un type à l'ancienne. Les Robinho, Ibra ou Ronaldinho, c'est pas trop son truc : « Il peut jouer avec dix attaquants s'il veut, je m'en fiche. Je m'inquiète seulement si Inzagi joue » . Son attaquant préféré au “Mou”, c'est Pipo et pis c'est tout. Un type pour qui son plus beau but, c'est toujours le dernier. Surtout s'il est marqué du cul, du genou ou de la hanche. Mourinho ne peut pas saquer Allegri, sale gosse arrivé aux affaires du Milan après avoir été élu “meilleur entraineur 2008-2009” par ses pairs italiens (année où “Mou” gagne Supercoupe d'Italie et Calcio). Sa rivalité avec Allegri ? « Quelle rivalité peut-il y avoir entre un entraineur qui a remporté deux fois la Ligue des Champions et un autre qui n'en est qu'à son troisième match ? » . Facile. Mais lol quand même.

Le Real en forme

Avec 11 buts marqués en 3 matchs (pour 2 encaissés), le Real arrive bien lancé. La Mou team prend forme. Quasiment aucune rotation dans son Real « pour acquérir des automatismes » . Du coup, pas d'inconnu. On sait qui sont les titulaires à chaque poste. Le quartet Ronaldo-Higuain-Di Maria-Ozil fait un malheur depuis plusieurs semaines : Ronaldo est remis de sa sécheresse et plante ses pions par deux, Higuain ne rate presque plus rien, Di Maria est pas loin d'être le meilleur du Real, juste derrière Ozil qui sait tout faire et en plus très bien. En Liga, le Real est en tête de tous les classements (144 frappes, 55 cadrées, 10 buts issus d'une action collective, 493 ballons récupérés, 62 actions dans la surface). Et CR7 est celui qui passe le plus (5 décisives), marque le plus (5 buts), frappe le plus (55) et cadre le plus (18). « C'est peut-être la meilleure équipe que j'ai eue à diriger dans ma carrière » . Si même Mourinho le dit.

Même le meilleur entraineur portugais du monde a changé. Fini les gribouillis sur tous les coups de pied arrêtés, fini les défenses hermétiques et les matchs soporifiques. Le Real du “Mou” aime avoir le ballon, il est même fait pour ça. Tandis que la possession moyenne de son Chelsea était de 56% par match, la première saison, et de son Inter de 57%, son Real garde le ballon en moyenne 62% du temps de jeu. Il nous avait prévenus le 31 mai dernier lors de sa présentation : « Lorsque vous voyagez d'un championnat à un autre, vous devez adapter le style de jeu à la culture du pays. Je ferai la même chose avec le Real » . Ici le football à la mode, c'est le jeu de possession. Même si les Merengues sont encore très loin du Toque barcelonais, plus personne ne panique devant les doubles rideaux défensifs et les adversaires bien regroupés. Les souris Ozil et Di Maria sont là pour se glisser dans les mini-trous et faire sauter la banque. Mais bon, ça c'est bien contre Malaga.

Un siège éjectable

Le Milan, mine de rien, c'est quand même l'autre géant européen et aussi 7 Ligues des Champions sur les étagères. Mais bon, les qualifs en Champions, ça compte pas vraiment et les socios ont appris à ne plus avoir peur d'Ibrahimovic. Ici, celui que tout le monde craint, c'est Robinho. Son départ à City aux dernières heures de l'été 2008 pour 42 millions a laissé des traces dans les têtes madrilènes. Les socios n'ont d'ailleurs jamais pardonné cette erreur de stratégie à l'administration Calderon, qui démissionnera quelques mois plus tard. Robinho, c'était le chouchou du Bernabeu. De retour au bercail, le Brésilien sera applaudi tout comme l'a été le Ronnie de Barcelone lors d'une nuit de clasico. Au Real, on se trompe souvent, mais rarement sur ses amours de jeunesse.


Alors le match de ce soir va permettre d'avancer. Il y a un an tout juste, ces deux équipes se rencontraient au même stade de la compétition. Aucun des deux cadors n'avait montré grand chose. Pire, avec cette défaite 2-3, les Merengues commençaient même à atterrir et à renoncer à leurs rêves de grandeur. Une semaine plus tard, les Galactiques en prenaient 4 à Alcorcon et le siège éjectable de Pellegrini était alors enclenché. Ce soir, vers 22h45, on en saura plus sur les prétentions du Real de Mourinho. Ce match contre Milan va donner le ton. Pas le moment d'avoir le trac.

Thibaud Leplat, à Madrid

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