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Le RC Lens, vogue la galère

Un actionnaire aux abonnés absents, une invalidation de sa montée en Ligue 1 par la justice administrative et la vente d'un espoir du club... L'année 2015 du RC Lens ne commence pas sous les meilleurs auspices malgré l'optimisme affiché de son président Gervais Martel. État des lieux.

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Le 29 janvier, le tribunal administratif de Besançon invalide la montée en Ligue 1 du RC Lens à l'issue de la saison 2013-2014. Une décision qui laisse à penser que les Sang et Or sont définitivement condamnés, mais Gervais Martel ne se démonte pas : « La décision est claire et sans effet rétroactif. Nous ne sommes plus concernés. Nous redescendrons en L2 si on est 18es ou moins. Il n'y a aucune chance, pas une sur un million, que Lens soit rétrogradé administrativement en fin de saison. » Le président lensois est dans le vrai. Le tribunal administratif de Besançon a bien invalidé le principe de l'accession du RCL en Ligue 1, estimant que la FFF n'était pas compétente pour contredire la position initiale de la DNCG, mais le jugement stipule aussi noir sur blanc que « les conclusions présentées par les requérantes tendant à ce qu'en exécution du présent jugement, il soit enjoint à la Ligue de football professionnel et à la Fédération française de football de réintégrer le FC Sochaux en Ligue 1 pour la saison 2015-2016 doivent être rejetées » . En clair, Sochaux, dindon de la farce, a raison sur le principe, mais ne sera pas réintégré automatiquement en Ligue 1.

Montée illégale pour le RC Lens, victoire de principe pour le FC Sochaux


« Les conditions d'accession en Ligue 1 et de relégation en Ligue 2 sont fixées à l'article 511 précité du règlement des compétitions de la Ligue de football professionnel et elles seront mises en œuvre pour la saison 2015-2016 en fonction des résultats sportifs et de la situation administrative, juridique et financière des clubs concernés tels qu'ils seront constatés à l'issue de la saison 2014-2015 sans être remis en cause par l'annulation de la décision litigieuse » , précise le jugement du TA de Besançon. Avocat du FC Sochaux, Maître Yanis Zoubeidi-Defert y voit malgré tout une victoire, celle du respect de l'indépendance de la DNCG : « Ce qui nous intéresse, c'est de démontrer qu'on doit respecter la DNCG en tant qu'autorité indépendante. Sochaux ne va pas être réintégré en Ligue 1, mais la DNCG sera désormais indépendante dans ses décisions et une situation analogue ne pourra se reproduire. » Pour le conseiller du FCSM, « le tribunal a dit qu'on ne pouvait pas revenir sur la réintégration de Lens, mais que la décision était illégale. » Une victoire de principe que son client va devoir défendre en appel, interjeté par la FFF. Pour Me Zoubeidi-Defert, le RC Lens a clairement été protégé cet été : « Les textes ont été interprétés dans un sens favorable au RC Lens. D'autant plus que le RC Lens n'avait pas l'argent promis, malgré la motivation du positionnement favorable de la FFF. On n'a jamais été sollicité pour participer à la conciliation, on n'a pas pris en compte les conséquences pour Sochaux. »

Reste à savoir si la situation financière précaire du RC Lens ne poussera pas le club nordiste dans l'abîme malgré tout. Du côté de la DNCG, on a refusé de nous répondre, mais les signaux en provenance de Lens ne trompent pas. Avec le transfert de Dimitri Cavaré à Rennes (3,5 millions d'euros et prêt à Lens jusqu'à juin), Gervais Martel a indiqué sur France Bleu Nord « avoir simplement pris une sécurité » , quand son entraîneur Antoine Kombouaré se montrait bien moins rassurant en conférence de presse mercredi : « Ce n'est pas de gaieté de cœur que l'on a vendu Dimitri Cavaré. C'était une question de survie. » Une question de survie pour un club qui n'a toujours pas vu la couleur des 14 millions d'euros promis par l'actionnaire majoritaire Hafiz Mammadov...

Gervais Martel : « On n'a plus besoin des 14 millions »


Malgré une situation floue et périlleuse, le président du Racing continue de jouer la carte de l'optimisme, comme l'atteste ses propos sur France Bleu Nord : « Le but, ce n'était pas d'avoir de la trésorerie. Cavaré a été un des premiers joueurs sollicités et nous avait déjà exprimé son souhait de pouvoir quitter Lens à la fin de saison. Vous savez, sans mentir, on aurait pu vendre pour 20 millions d'euros de joueurs. On ne l'a pas fait parce que le but n'est pas de vendre le fond de commerce de Lens. On a cédé un joueur, mais il est hors de question d'en céder d'autres. » En Belgique, il se dit que le Standard Liège se serait fait éconduire avec une proposition de trois millions d'euros pour Wylan Cyprien... En janvier, à la sortie d'une audition à la DNCG, Martel avait même assuré qu'il n'y avait « plus besoin de 14 millions, car ils correspondaient à un dépôt de la masse salariale au début de la saison » . Or, n'ayant pu recruter et au contraire étant obligé de dégraisser, le RCL jouait « avec avec huit joueurs en moins par rapport à la saison dernière. » Avant d'évoquer « un gain par rapport à cette masse de l'ordre de six millions, auxquels il faut ajouter les charges » . En août, le président de la DNCG, Richard Olivier, avait pourtant été moins positif, s'interrogeant sur L'Équipe, quant au futur lensois : « Lens ira-t-il au bout de la saison ? Je ne le crois pas malheureusement » .

Sa vision noire, toujours niée par Gervais Martel, n'était probablement pas si loin de la réalité des faits, à en croire les propos d'Antoine Kombouaré : « Les dirigeants ont effectué un travail remarquable. Pour la première fois, nous nous disons que nous sommes en mesure de finir la saison. Dans la tête des joueurs, c'est quelque chose de très important. » Le RC Lens n'est toujours pas en cessation de paiement, certes, mais continue de jouer au chat et à la souris avec son propriétaire et mécène officiel Hafiz Mammadov.

Hafiz Mammadov, le poker menteur


« On va peut-être arriver à quelque chose de dur avec Hafiz Mammadov » avait indiqué Martel en début de semaine, signe d'une prise de distance toujours plus grande avec son « associé » dans la RCL Holding, société de droit français basée à Paris et détentrice du RC Lens. Problème pour l'emblématique président, il ne détient qu'une infime partie du capital de la structure (1000 euros sur 12 millions, soit moins de 0,1%). Avec 99,99% de la holding, le Baghlan Group de Mammadov reste le seul maître à bord, et peut ainsi s'opposer à Martel sur une vente du club ou une ouverture du capital à d'autres investisseurs. Mammadov, qui avait claqué 20 millions la saison passée, semble être passé dans son pays du statut d'hommes d'affaires proche du pouvoir - et donc favorisé sur de nombreux gros projets par le ministère des Transports - à celui de businessman en échec suite à une échéance de remboursement d'un emprunt obligataire non respecté. La Bank of Azerbaidjan, qu'il détenait avec ses fils, a fait faillite avant d'être renflouée et reprise par l'État azéri, tout comme son entreprise de taxis. Quant à ses projets footballistiques, son FC Bakou qui luttait pour le titre est désormais au bord de la relégation et en cessation de paiement, alors que Sheffield Wednesday s'est trouvé un autre acquéreur.

Le RC Lens, qui respire toujours, reste aujourd'hui son meilleur actif. « C'est l'actionnaire, j'allais dire c'était... Quand on a un actionnaire qui a 99% des parts d'un club, on est obligés de respecter ce que dit l'actionnaire. Maintenant, il faut qu'on sache si Hafiz Mammadov veut continuer et surtout est-ce qu'il a la possibilité de continuer ? À moi de trouver les solutions dans les mois qui viennent. La question, c'est comment le RC Lens va assurer sa pérennité à partir du 1er juillet 2015 ? » Annoncé comme possible repreneur après avoir avancé 2,5 millions d'euros en décembre, le fils du ministre des Transports azéri, l'homme d'affaires Anar Mammadov - sans liens de parenté avec Hafiz - n'a pas bougé depuis. De son côté, Hafiz Mammadov a ouvert une nouvelle entreprise de transport et d'import/export à Istanbul - Baghlan est enregistré aux Émirats arabes unis -, mais avec un capital initial d'à peine 4000 euros. Bien loin des 12 millions de RCL Holding ou des 14 millions qu'attend la DNCG. Conclusion ? Hafiz Mammadov espère sûrement se refaire, mais pas sûr qu'il ait le soutien du pouvoir politique, dont certains proches semblent désormais convoiter son Racing. Il serait peut-être bien inspiré de négocier une vente rapidement plutôt que de maintenir le club la tête sous l'eau, car une fois l'encéphalogramme plat, celui-ci ne vaudra plus rien...


Par Nicolas Jucha
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