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  3. // Barcelone/Rayo Vallecano (4-0)

Le Rayo de lumière du Barça

La pilule de la défaite contre Getafe est passée. Face au Rayo Vallecano, en match avancé de la 17è journée de Liga, le Barça, malgré un début de match confus, s'est baladé (4-0). Tout en se réinventant.

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FC Barcelone - Rayo Vallecano: 4-0
Buts: A.Sanchez (28e, 40e), D.Villa (43e) et L.Messi (50e) pour le FCB

Après la défaite contre Getafe (0-1) les Barcelonais étaient dans l’obligation de remporter ce match avancé contre le Rayo Vallecano de Madrid. Les Madrilènes ne sont pas des foudres de guerre, mais sont depuis le début de la Liga, plus à l’aise à l’extérieur qu’à domicile. Le début de match est d’ailleurs plutôt déroutant. Le Rayo Vallecano, téméraire et presque suicidaire décide de venir chercher le Barça très haut. Un pari de kamikaze qui fonctionne, contre toute attente, à la perfection. Étouffés par l’activité et la pugnacité des Rayistas, les Blaugranas sont incapables de combiner. Pire, ils s’embourbent. Iniesta est le premier à saupoudrer de génie la rencontre en tentant une demi-volée de plus de quarante mètre qui oblige le portier Cobeno a s’étirer. Pas effrayé pour autant, le Rayo continue sa guerre des nerfs et arrive à faire murmurer le Camp Nou en forçant son champion d’Europe d’adversaire à multiplier les erreurs techniques inhabituelles. A l’image de Villa, toujours aussi triste sur son coté droit, le Barça n’est pas serein. D’autant que la doublette Piqué et Mascherano a du mal à contenir l’une des révélations de la saison espagnole : le guinéen Lass. Bref, le Barça est douteux, Keita cavale partout et Messi est quasiment transparent. Guardiola décide alors de mettre Alexis sur le flanc droit à la place de Villa, qui du coup bascule dans l’axe… Messi, lui, est invité à se caler près de son acolyte Alves histoire de chatouiller un peu plus le milieu de terrain madrilène. Le Barça coulisse. Et d’un coup, le Rayo morfle.

Messi, sans surprise, casse les lignes adverses sur l’une de ses premières accélérations et file la balle à Xavi qui décale Sanchez sur la droite. Petit crochet et magnifique enroulé dans les petits filets. Golazo (1-0, 28e). Le camp Nou peut respirer. On s’attend alors à voir le Rayo reculer et le Barça dérouler. Mais non. Les Madrilènes continuent à vouloir étouffer le Barça en pressant le plus possible, mais le cœur n’y est plus. Sur une action banale, Xavi feinte de prendre la balle et laisse filer pour Messi qui redonne au cerveau dans la surface de réparation. Xavi loupe son contrôle, mais Alexis a suivi pour mettre son deuxième but de la soirée (2-0, 40e). Rassuré, le Barça va alors se retrouver et enchaîner passes, adversaires et chantilly. Les buts de Messi et de Villa ne serviront qu’à redorer encore plus le goal-average blaugrana à domicile : +34. Comme 34 buts marqués pour 0 buts encaissés.

Le soir de ses 112 ans et du premier anniversaire de la manita infligée au Real Madrid de Mourinho, le Barça a démontré qu’il avait encore plus d’un tour dans son sac, en se réinventant tactiquement plusieurs fois par match pour mieux en faire baver à ses adversaires. Guardiola avait prédit en début de saison qu’il allait enfiler sa blouse blanche de laborantin : « L’équipe a encore faim. Il nous reste encore beaucoup de choses à découvrir sur nous même. Le football offre une multitude de possibilités qu’il nous faut encore explorer » . Dans sa recherche d’excellence, Pep a pris le risque de faire table rase pour chasser la routine et éviter que le jeu de son équipe soit trop prévisible. Les différentes expérimentations tactiques et les compositions d’équipes plus surprenantes les unes que les autres, participent à l’étrange impression de voir un Barça en rodage. Dans ce défi très personnel dangereux et presque prétentieux que les Blaugranas se livrent actuellement à eux-mêmes il y a quand même une certitude qui ne changera jamais : Lionel Messi. La Pulga a certes marqué un but, mais il a surtout marqué les esprits en réalisant un geste technique surprenant en fin de match. (Se) surprendre : voilà la seule préoccupation du Barça en ce moment. Le Clasico, lui, peut encore attendre quelques jours...

Par Javier Prieto-Santos
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En somme le match a basculé quand Guardiola a eu l'idée géniale de faire rentrer un ailier sur son aile droite et de repositionner l'avant-centre qui s'y trouvait au poste d'avant-centre. La révolution tactique du football est en marche.
Ragondinho Niveau : CFA
Guardada a décidé de remettre Villa là où il devrait jouer : en pointe. Et permets moi de te dire que rares sont les coachs à pouvoir changer de système tous les ans...C'était trop simple Tiago, fais po le con ;-)
+1 pour Tiago, je trouvais vraiment cet article exagérément dithyrambique. Ta petite mise au point le résume bien...
C'est marrant, ça me rappelle en début d'année quand le real a traversé une mauvaise période, ils avaient justement eu un match pareil face au Rayo, gagné sur un score fleuve (6-2) mais trompeur tant le Rayo leur avait posé des problèmes en première mi-temps.
Là le barça gagne 4-0 mais c'est dur pour le Rayo... Mais peut-être avaient-ils besoin d'un tel déclic??
Paul_101_Moro Niveau : District
Oh les mec, que voulez vous?

M. Prieto-Santos resume bien ce qui s'est passe dans le match - et il faut savoir que rares sont les coachs qui fait basculer sa ligne d'attaque LORS du match. C'est claire que le Barca est oblige de se reinvinter afin de rester motive, et pour l'instant Pep y arrive.
filoubifrance Niveau : CFA2
@ Tiago: une erreur s'est glissée dans l'article; comme quoi Guardiola aurait changé Sanchez de poste pour le mettre à droite. C'est bien côté gauche où le chilien s'est retrouvé, marquant ainsi ses deux buts, Villa passant dans l'axe (alors qu'il a commencé à gauche) et Messi à droite (commencé dans l'axe comme d'hab). On a retrouvé le système avec Henry-Eto'o-Messi avec des ailiers qui repiquent pour se mettre sur leur bon pied (Sanchez et Messi) et une pointe (Villa). De ce point de vue là, il n'y a pas de révolution c'est sûr. De toute façon, Guardiola disposent de joueurs capables de jouer à tous les postes de l'attaque ce qui lui permet de changer d'organisation tactique.
Alves aussi a pas mal changé de position
http://www.elpais.com/articulo/deportes … udep_1/Tes
Tout cela est une des richesses du barça, mais il n'a pas le choix, et ça prouve que le Rayo lui a posé bcp de problèmes hier, comme il en avait bcp posé au real.
denis brognard Niveau : Loisir
A souligner que Piqué a pris volontairement un jaune pour ne pas manquer le clasico...
Ragondinho Niveau : CFA
A noter que l'aigreur et l'acidité sont de mise aujourd'hui...A noter aussi qu'un oiseau de 22 cm d'envergure a survolé le Nou Camp à 22H22 alors que le score était de 4-0...Un complot illuminato-strauss-Platinien ?
Le coup de l'oiseau, c'est trop flagrand pour les platiniens, je mettrai plus ça sur le dos de Yannick Noah moi !
Alors relever juste que Pique sera pas sanctioné quand Alonso l'a été pour la meme chose........
Petite différence, Xabi et Alonso avaient délibérément cherché un rouge face à l'Ajax.
Là Alonso a eu un jaune qui fera qu'il sera suspendu samedi, Piqué a délibérément cherché le jaune et sera suspendu samedi, là Marca et As qui avaient crié à la persécution l'année dernière pour le rouge font des titres pour que Piqué prenne 2 matches, sachant que la semaine dernière ils avaient estimé qu'Alonso devait forcer un jaune pour jouer le clasico.
Côté presse catalane, même rengaine...
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