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Le Racing en sang et pleurs

Ils avaient promis de ne pas répéter les erreurs de la saison passée pour enfin retrouver l'élite. Sauf qu'après quatre journées de Ligue 2, le RC Lens n'a toujours pas pris le moindre point. En clair, le Racing est en crise, et ça ne date pas d'hier.

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« 38 matchs = 38 finales, objectif L1 non négociable » : on est le 29 juillet et plus de 1 000 personnes se pressent à la Gaillette pour mettre la pression sur les joueurs et l'ensemble du Racing Club de Lens. Dans deux jours, Lens va retrouver une Ligue 2 qu'il était à une minute de quitter quelques semaines plus tôt. Sauf que quelques jours plus tard, c'est le voisin lillois qui peut chambrer : « RCL : 38 finales – courage encore 36 » . Lens vient alors de perdre à Auxerre (1-0) et contre Nîmes (1-2). Deux nouvelles semaines sont passées et l'on pourrait presque lire une compassion sincère dans ce message. Car Lens a plié à Sochaux (3-2) avant de se vautrer dans les grandes largeurs à Bollaert samedi, contre Brest (2-4). Quatre défaites en quatre matchs, un bilan indigne d'un prétendant à la montée, si ce n'est au titre, et qui pose de nombreuses questions sur l'état du Racing d'aujourd'hui.

L'avion, le moteur, l'équipage et la carlingue


« Y-a-t-il un pilote dans l'avion ? » est celle posée par les supporters lensois au début du match contre Brest. Une question accompagnée de quelques messages à caractère plus informatif : « Flash Info : la L2 a débuté. Bougez-vous ! » , « Nouvelle direction, commencez votre mission » , « Solferino, à trop vouloir éviter le péage, on finit sur la nationale » ou encore « Pas que pour le pognon. Respectez notre blason. Alain retour à la casa » . En gros, les supporters sang et or en ont gros sur la patate. Contre la direction, contre le staff technique, contre les joueurs, contre le monde entier. Surtout qu'eux se bougent. Que ce soit pour faire des banderoles ou pour aller à Sochaux, ils sont là. À Bonal, ils étaient plusieurs centaines à avoir fait le déplacement pour finalement dégueuler leur mécontentement. Jusqu'à dépasser les bornes en visant Cristian Lopez ou Kévin Fortuné, pas exactement les plus critiquables depuis le début de saison.



Mais comment donner tort à la tribune Marek quand, à la 67e minute du match contre Brest, elle casse le cordon de sécurité pour envahir le terrain ? Le Stade brestois, autre prétendant en galère, mène alors 3-1. Et les supporters n'en peuvent plus de voir leur club s'enfoncer – il est aujourd'hui avant-dernier de Ligue 2. Quinze minutes d'interruption plus tard, le doublé de Fortuné ne sera pas suffisant, la faute à un quatrième pion brestois signé Faussurier. « Ça commence à faire beaucoup » , lâche Thomas Ephestion au coup de sifflet final, avant d'appuyer : « On est en plein cauchemar, il faut qu'on se réveille le plus vite possible. »

« On a tout loupé depuis le début de saison »


Comment faire sonner le réveil du plus gros budget de Ligue 2, c'est donc la grande question. Dans son jogging, Casanova semble jouer à l'autruche en affirmant, après le match, que « quand l'ensemble du groupe sera prêt, l'équipe sera bien meilleure dans tous les domaines » . Surtout lorsqu'il enchaîne en notant que « sur l'équipe qui a démarré ce soir, il y en avait neuf qui étaient là la saison passée, et la saison passée ne date que de trois mois » . Cela n'est pas nouveau, le discours et la frilosité de leur entraîneur passent mal auprès des supporters du Racing. Ce match sera-t-il l'étincelle qui fera déborder le vase ? Seuls les dirigeants ont la réponse.



Sauf que la direction semble parfois naviguer à vue. Cet été, Gervais Martel a vu sa sphère d'influence se réduire avec la nomination d'Arnaud Pouille au poste de directeur général. Mais c'est bien le toujours président qui est venu poser un diagnostic sans appel après le match : « Force est de constater qu'on a tout loupé depuis le début de la saison. C'est catastrophique. » Une réunion concernant l'avenir de Casanova a été annoncée, tandis que l'action de Jocelyn Blanchard à la tête du sportif est remise en question. Quoi qu'il arrive, le Racing devra ensuite gérer les conséquences de l'envahissement du terrain, alors que Bollaert était déjà sous la menace d'un sursis. Et si, finalement, le réveil venait de là ? Et si un ou plusieurs matchs à huis clos permettaient aux joueurs de retrouver de la sérénité, puis de réaliser ce qu'un public conquis peut leur apporter à domicile ? Il faut le souhaiter au Racing Club de Lens. Car sinon, l'histoire d'un monument du football français pourrait finir mal. Très mal.

Par Eric Carpentier
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