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Le PSG trie (encore) ses supporters

Pour le match au sommet de ce soir à Monaco, le PSG pourra compter sur le soutien de 700 supporters. Mais certains fans qui comptaient se rendre dans la Principauté ont vu leur billet annulé par le club parisien pour raisons de sécurité.

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Ce soir, le Paris Saint-Germain se déplace sur la pelouse de l’AS Monaco, seul rival encore capable d’entraver sa marche vers le titre de champion de France. À cette occasion, environ 700 supporters parisiens sont attendus en Principauté. Pourtant, parmi tous ceux qui ont acheté leur billet auprès du club parisien, certains ne pourront peut-être pas accéder au stade. Le PSG a en effet décidé d’annuler une quarantaine de places pour « des raisons impératives de sécurité » . En avait-il réellement le droit ? Pas sûr… Tout commence par un mail envoyé par la direction du Paris Saint-Germain à une quarantaine de supporters du club parisien détenteurs de billets pour le choc contre Monaco. Ce message leur notifie l’annulation pure et simple de leurs tickets, invoquant « des raisons impératives de sécurité » . Interrogé sur le sujet, l’un de ces supporters confie sa stupeur et son incompréhension : « J’ai été très étonné en découvrant le mail, car je n’ai jamais été interdit de stade auparavant… » Difficile alors de comprendre pourquoi il lui est interdit de pénétrer dans l’enceinte du stade Louis-II.

Cet ancien abonné a cependant sa petite idée. « Je suis sur la black-list » , explique-t-il simplement. Depuis la mise en demeure du PSG par la CNIL en novembre dernier, le club parisien est officiellement soupçonné d’avoir établi deux listes de supporters indésirables. Une, tout à fait légale, recensant les supporters interdits de stade. Une autre rassemblerait, selon les observations de la CNIL, 2 007 personnes elles aussi jugées indésirables alors qu’elles n’auraient pourtant subi ni sanction judiciaire ni mesure administrative. Cette seconde liste serait totalement illégale. Les prochaines conclusions de la CNIL devraient permettre d’en savoir plus sur le sujet. L’annulation des billets monégasques prouve-t-elle que, même après avoir été rappelé à l’ordre par la CNIL, le PSG continue de trier ses supporters en tentant d’écarter ceux qui contestent sa politique ?

Le retour de la liste noire ?

Parmi la quarantaine de personnes qui ont la « malchance » d’être ciblées, la plupart sont d’anciens abonnés du Parc des Princes qui contestent aujourd’hui la politique du club champion de France vis-à-vis de ses supporters. C’est ce que nous confirme Me Dubois, avocat au barreau de Paris, qui suit de près cette affaire : « Le PSG a annulé de manière unilatérale leurs billets pour le match, explique-t-il. Il n'y a pas d'arrêté préfectoral pour ce match, ils auraient donc dû avoir le droit d'assister à cette rencontre. Comme d'habitude, cela ne tombe pas sur des gens au hasard. Il y a 700 visiteurs qui vont assister à cette rencontre, et une quarantaine de supporters ont vu leurs billets désactivés. Comme par hasard, ces gens-là sont, pour certains, des contestataires de la politique du PSG qui est menée à l'égard de ses supporters, notamment d'anciens LPA (Liberté Pour les Abonnés, ndlr), dont on soupçonne que les noms figurent sur la fameuse liste d'indésirables qu'aurait établie le club parisien. Cela prouve, une fois encore, que ces personnes sont effectivement indésirables aux yeux de la direction du Paris Saint-Germain. » Quoi qu'il en soit, pour notre ex-abonné, ancien ultra d’Auteuil, cette annulation sonne comme une injustice et un gouffre financier. « J’avais réservé l’avion et l’hôtel et j’avais pris un jour de congé pour aller supporter Paris. Et là, on m’annonce que je ne peux pas m’y rendre... Bien sûr, je ne peux pas me faire rembourser l’avion et l’hôtel ! »

Des fauteurs de troubles potentiels ?

Encore une fois, le thème de la sécurité est mis en avant pour justifier de telles décisions. Une source interne au PSG a expliqué au Parisien que les titulaires de ces billets annulés avaient été identifiés comme « de potentiels fauteurs de trouble » . Depuis, le club parisien, qui n’a pas souhaité répondre à nos questions, a tenté de motiver plus précisément sa décision. Selon lui, certaines personnes dont les billets ont été invalidés seraient soupçonnées d’avoir pris part aux incidents qui se seraient déroulés lors d’un match de CFA du PSG à Amiens le 2 novembre 2013. Pourtant, d’après les supporters présents sur les lieux, aucun incident sérieux n’aurait été à déplorer, à part la chute d’une main courante due à un mouvement de foule et le craquage de quelques fumigènes après la rencontre. Les 200 supporters qui sont venus encourager les jeunes pousses du club de la capitale auraient simplement soutenu leur équipe. Mais peut-être que cette banderole déployée pendant la rencontre, « La mentalité ultra ne s’achète pas, pour tout le reste il y a QSI » , n’a pas été du goût de la direction parisienne. De leur côté, les joueurs n’ont pas manqué de saluer la prestation de leurs supporters, comme Mike Maignan qui a publié ce message sur Twitter : « Merci à tous les supporters présents, c’était le feu. Ça fait plaisir de revoir cette ambiance. »

« C'est hallucinant, ça traduit un mépris évident du PSG pour la législation en vigueur  »
Si cette divergence de points de vue entre direction du club et supporters contestataires est désormais récurrente, les faits amiénois n’ont pour l’heure donné lieu à aucune interdiction de stade. Certains supporters ont certes reçu une notification en décembre les informant qu’ils pourraient éventuellement être interdits de stade de manière administrative. Ils ont transmis leurs observations, comme la loi le permet, et n’ont depuis aucune nouvelle de la préfecture. À ce stade, le Paris Saint-Germain n’est donc pas censé connaître les noms de ces supporters et les faits que le club reproche à ces fans contestataires ne sont pas avérés. Un peu léger pour justifier l’annulation des billets monégasques.

Un PSG indifférent à l’avis de la CNIL ?


Face à cette annulation, les avocats de certains supporters ont de nouveau saisi la CNIL afin de mettre en lumière les agissements de la direction du PSG. « Suite à ces annulations, j'ai immédiatement saisi la CNIL, nous apprend Cyril Dubois. C'était aussi un moyen d'expliquer à la CNIL qu'il est plus que temps de se pencher sur ce dossier, c'est une manière de leur dire "rendez vite vos conclusions". Ça fait plus d'un an et demi maintenant que des libertés individuelles sont bafouées. C'est vrai que depuis quelque temps, le PSG semblait ne plus se servir de cette liste, la voilà donc de retour. » Me Dubois est également sidéré par l’attitude de la direction parisienne : « Ce qui est extrêmement étonnant, c'est qu'ils se comportent comme s'ils n’en avaient strictement rien à faire de la décision de la CNIL. Ils continuent d'utiliser une liste dont la CNIL leur a dit d'ores et déjà qu'elle était illégale, déplore-t-il. C'est hallucinant, ça traduit un mépris évident du PSG pour la législation en vigueur. En attendant le verdict de la CNIL, le PSG se contrefout de ce qui a pu lui être reproché jusqu’ici... » D’ailleurs, L’Équipe de vendredi soulignait que « le PSG nie toujours l’existence d’une éventuelle liste noire de supporters et se dit prêt à assumer le risque de poursuites judiciaires pour refus de vente. » Ce à quoi l’avocat répond : «  Avec l'encombrement des tribunaux, cela ne sera jugé que dans un an, un an et demi, et peut-être que le club aura 2 000 ou 3 000 euros de dommages et intérêts. Le PSG s’en fout, ce n’est que de l'argent. Et de l’argent, il en a. »

Bientôt le verdict de la CNIL ?

Reste que la CNIL ne devrait plus tarder à rendre son verdict. « D’ici une dizaine de jours environ » , nous a précisé une de ses membres par téléphone. Et si cet avis pointe du doigt des manquements à la législation, le club parisien pourrait jouir d’une image néfaste, bien éloignée de celle qu’il souhaite exposer aux yeux du monde. Un tel cas de figure ne serait pas pour déplaire à Me Dubois et ses clients : « Ça serait une première victoire pour les anciens abonnés et les ultras contestataires. Cela permettrait de mettre à jour le fait qu'eux, depuis un an, suivent les procédures légales pendant qu'on bafoue leurs droits. Si on pouvait faire reconnaître à l'opinion publique que ce qui est mené contre les ultras est illégal, ça serait une victoire importante. » D’autant plus importante qu’en France, les ultras jouissent d’une image trouble, pas toujours justifiée. « C'est difficile de faire comprendre aux gens que face à moi, j'ai des interlocuteurs ultras, des anciens LPA, d'anciens abonnés des virages, qui sont des personnes intelligentes ayant une vraie réflexion sur l'évolution du football moderne, ajoute Cyril Dubois. On n'est pas obligé d'être fan du foot-business, on peut avoir une vision différente, ce n'est pas pour ça qu'on est un abruti, bien au contraire. Mener ce genre de réflexion montre même qu'ils sont un peu au-dessus du consommateur moyen. »

Par Aymeric Le Gall, avec Quentin Blandin
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