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Le PSG peut-il vraiment être formateur ?

Rabiot, Augustin, Kimpembé, sans oublier Areola ou Bahebeck partis s'étoffer ailleurs... le PSG semble vouloir ouvrir la porte aux jeunes pousses de son centre de formation. Mais avec des moyens financiers hors norme et le projet de remporter un jour la Ligue des champions, le club de la capitale peut-il vraiment singer la réussite du FC Barcelone ou du Bayern Munich en la matière ?

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Il y a quatre ans, Nasser Al-Khelaïfi l'avait assuré : le PSG ne veut pas se contenter de recruter à prix d'or des stars, il veut également en former et dénicher « le nouveau Messi » . Dimanche, en titularisant Jean-Kévin Augustin sur le front de l'attaque face au Gazélec, Laurent Blanc a modestement contribué à ce projet d'un PSG plus tourné vers la formation. Tout en rappelant indirectement que le club parisien avait encore du chemin à parcourir pour pouvoir suivre l'exemple du Barça ou du Bayern, dont les ossatures sont « faites maison  » .

Dans le groupe actuel du PSG, seul Adrien Rabiot fait figure de futur titulaire en puissance quand Jean-Kévin Augustin surfe sur une préparation estivale prometteuse et Presnel Kimpembe a gagné un statut de « 4e défenseur central » derrière les Brésiliens Thiago Silva, David Luiz et Marquinhos. Derrière, les seuls autres jeunots capables de faire leur trou ont été envoyés en prêt pour s'aguerrir comme Alphonse Areola à Villarreal ou Jean-Christophe Bahebeck à Saint-Étienne. Un ratio faible qui s'explique par la puissance financière parisienne depuis 2011 et tend souvent à minimiser le potentiel formateur du club selon son ancien président Alain Cayzac, « plus performant que ce qui en est généralement dit » .

« Seuls des jeunes exceptionnels peuvent espérer s'imposer »


Depuis 1974 et l'ouverture de sa structure de formation, le PSG a ainsi vu passer quelques internationaux comme Nicolas Anelka, Richard Dutruel, Amara Simba ou même Luis Fernandez, ainsi que quelques valeurs sûres de Ligue 1 (Abriel, Brisson, Belmadi, Nouma...). En 2014, une étude de l'observatoire du football du CIES (Centre international d'études du sport) plaçait le PSG à la 5e place des clubs européens ayant formé le plus de joueurs professionnels dans les cinq grands championnats européens. Parmi eux, de rares éléments encore sous contrat au club (Rabiot, Bahebeck, Ongenda, Sabaly, Areola, Ikoko), et une flopée de joueurs partis trouver fortune ailleurs comme Clément Chantôme (Bordeaux), Mamadou Sakho (Liverppo), Sylvain Distin (aujourd'hui à Bournemouth) ou encore Lorik Cana (Lazio Rome).

La preuve, s'il en fallait, des possibilités sous-jacentes. « Il y a du potentiel dans le club, mais aussi dans la région  » , analyse Christian Mas, ancien formateur au PSG - il a notamment vu éclore Mamadou Sakho - avant de rejoindre le staff de Paul Le Guen chez les pros. D'autant plus que, selon lui, Paris « a les moyens financiers d'attirer les meilleurs jeunes de France et du monde » à l'image de ce que font des clubs comme Chelsea aujourd'hui. Unique bémol selon lui : « Seuls des jeunes exceptionnels peuvent espérer s'imposer vu les moyens financiers actuels. »

Rabiot, futur symbole du club ?


Mais pour un ancien dirigeant du club qui a choisi de rester anonyme, le manque de jeunes joueurs capables de prendre place dans le onze parisien actuel ne traduit pas une absence de considération des propriétaires qataris pour la formation, car « ils savent que la symbolique serait forte s'ils faisaient éclore un jeune du club, et que ce serait une manière définitive d'affirmer leur respect de l'identité locale » . Une vision que partage Alain Cayzac, selon qui la direction actuelle fait ce qu'il faut pour pousser ses purs produits du centre de formation vers le onze type : « Ils veulent prendre un ancien du Barça comme directeur technique à la formation, et les meilleurs jeunes sont prêtés dans des clubs où ils peuvent grandir. » Ou alors conservés contre leur gré à l'image d'Adrien Rabiot, « une bonne décision » selon Cayzac car « il n'est pas loin de l'équipe de France » . Pour l'ancien dirigeant parisien, le cas Rabiot est l'une des clés du puzzle à court terme : « Il peut devenir un symbole du club, tant pour sa qualité footballistique que ce qu'il représente. Ce serait bien que son entourage comprenne l'intérêt qu'il a à rester à Paris, où il peut devenir important, plus que dans tout autre club. »

La période Leonardo, un relancement de marque réussi


Pour Christian Mas, il va falloir « laisser du temps » au PSG pour recueillir les fruits de ses efforts, et aussi éviter de « tomber dans le piège de la comparaison avec le FC Barcelone  » . Fort d'une génération exceptionnelle avec Messi, Iniesta, Xavi, Piqué ou encore Busquets, le club catalan a donné l'impression qu'il était possible de gagner la Ligue des champions en s'appuyant essentiellement sur la formation, mais pour l'ancien formateur parisien, « ils n'auront pas toujours autant de grands joueurs en une seule génération et pourraient avoir à recruter à l'extérieur pour se maintenir à ce niveau dans le futur » . Ce qui a déjà plus ou moins été consenti avec les recrutements de Neymar, Rakitić ou Suárez, lesquels ont poussé vers la sortie Xavi et (très bientôt) Pedro, deux fleurons de la Masia.

Pour Alain Cayzac, la politique d'investissements massifs n'est d'ailleurs pas incompatible avec le projet d'un PSG plus formateur et accroché à l'identité parisienne ou française, car « les jeunes peuvent progresser plus vite en s'entraînant avec des stars comme Ibrahimović » , mais aussi parce que la stratégie est « valorisante » . L'ancien président ne doute d'ailleurs pas des intentions de QSI : « La période Leonardo, c'était un relancement de marque, des investissements massifs pour imprimer une dynamique, et il l'a parfaitement fait. Désormais commence le travail de long terme et de profondeur, sur lequel les dirigeants ont déjà investi, et cela pourrait être facilité si un joueur comme Adrien Rabiot se rend indispensable dans l'équipe. Et peut-être que d'ici 4-5 ans alors on aura plusieurs Rabiot, voire un Messi dans cette équipe. » À Paris, même les jeunes du centre peuvent désormais rêver plus grand ?

Par Nicolas Jucha
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