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  2. // 9e journée
  3. // PSG/Monaco (1-1)

Le PSG ne sait pas terminer

Après avoir mené au score, le PSG laisse encore filer deux points dans les dernières secondes. Monaco ramène un point mérité du Parc des Princes. Pour les Parisiens, le souvenir de Barcelone paraît déjà loin.

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PSG - Monaco
(1-1)

Lucas (70') pour PSG , A. Martial (91') pour Monaco.


Ce PSG-là est incorrigible. Quand on le croit guéri, il rechute. Comme face à Lyon, les Parisiens croyaient tenir leur (petite) victoire 1-0. Et puis Paris a tremblé comme un Paul-Henri Mathieu sur une balle de match. Entré en jeu quelques minutes avant, Anthony Martial a égalisé dans les arrêts de jeu, profitant de la complicité du duo Camara-David Luiz incapable d'appliquer ce principe de base connu par n'importe quel défenseur de DHR : quand un ballon chaud traîne dans la surface, on met un gros coup de tatane devant. Tant pis pour Paris qui voit l'OM s'envoler avec sept points d'avance, tant mieux pour des Monégasques qui ne méritaient pas de revenir les poches vides du Parc. Car l'ASM n'était pas venue en victime au Parc.

Leonardo Jardim n'a pas seulement appris le français, il a aussi assimilé comment il fallait faire évoluer sa jeune équipe. Avec un milieu à trois et le trio Dirar, Fereira-Carasco et Ocampos avant-centre d'un soir, le Portugais mise sur la vitesse et cherche à presser le PSG le plus haut possible. Ambitieux, mais Monaco a les moyens de l'ambition de son entraîneur et domine les premières minutes. Paris réagit par son tout nouveau buteur. Après avoir enfin goûté au fruit défendu contre le Barça, Verratti prend goût à la surface de réparation adverse et manque d'ouvrir le score sur un centre en retrait de Lucas (6e). Monaco réplique par Ocampos pas loin de profiter d'une mésentente brésilienne entre David Luiz et Maxwell. La jeunesse monégasque est séduisante et mérite mieux que sa 13e place au classement. Il y a de l'envie, du nerf, un Kondogbia patron et Camara manque de peu de tromper Sirigu en intervenant devant Ferreira Carrasco (24e).

L'oubli de Fabinho


Vous avez beau faire donner le coup d'envoi par Carl Lewis et inviter Lenny Kravitz, ce PSG tarde à enfiler sa tenue de gala, celle encore humide de mardi. Sauf Javier Pastore. Placé en électron libre derrière Cavani, l'Argentin aspire les ballons, donne de l'amour et une master-class de talonnade. Au fil des minutes, le bloc monégasque recule et le PSG met enfin le pied sur le ballon. Cavani lui met la tête et enlève le ballon à un Matuidi se voyant déjà le propulser dans les buts de Subašić. L'Uruguayen court, tacle, mais n'effectue presque jamais le choix qui s'impose. Et ce sont les hommes de Jardim qui manquent de rentrer aux vestiaires en tête. Après le poteau de Saint-Pétersbourg, Ferreira Carrasco fait connaissance avec la barre transversale du Parc.

À la reprise, Laurent Blanc surprend et lance Bahebeck à la place de Verratti. L'ancien Troyen apporte un peu de vitesse et d'audace comme sur ce centre-tir du gauche qui manque de tromper Subašić (57e). Dans la foulée, Cavani frappe à côté du ballon après un décalage opéré par Motta. Le Parc crie son soutien à son attaquant en plein doute. Monaco laisse passer l'orage et croit ouvrir le score par Kurzawa qui, dans une vie passée, a dû être avant-centre. Sauf que Gregory van der Wiel passait par là pour réaliser l'arrêt du week-end. À Monaco, le latéral droit s'appelle Fabinho et on ne peut vraiment dire qu'il soit aussi inspiré que son confrère parisien. Peut-être perturbé par la permutation entre Bahebeck et Lucas, le Brésilien lâche le marquage sur son compatriote et l'ancien du São Paulo FC (invisible depuis la reprise) n'a plus qu'à pousser le ballon au fond des filets sur le centre de Bahebeck (72e). Menée mais pas sonnée, l'ASM se découvre, Cavani prend les espaces, mais finit toujours pas s'empaler sur Carvalho. Monaco ne se décourage pas et Jardim va lancer Martial sans le sortir dans la foulée cette fois. La suite, on la connaît et elle risque de coûter cher à des Parisiens qui ont perdu huit points cette saison après avoir mené au score. Soit presque l'avance déjà conséquente de l'OM sur son rival.

Par Alexandre Pedro
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