1. // Ligue 1 – Ce qu'il faut retenir de la 14e journée

Le PSG déjà champion d'automne, l'OL au plus mal

En seulement quinze journées, le PSG s'est adjugé le titre de champion d'automne d'une Ligue 1 qui semble définitivement trop faible pour lui. En bas de tableau, le GFC est stoppé dans son élan, tandis qu'Antonetti rate son entrée avec les Dogues.

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Laurent Blanc va-t-il recadrer Edinson Cavani ?


Avec une nouvelle victoire écrasante face à Troyes (4-1), le PSG est devenu champion d'automne dès la fin de cette 15e journée de championnat. Une domination sans partage sur une très faible Ligue 1 qui devrait faire plaisir à tout le monde. Seulement voilà, depuis quelque temps, l'attaquant uruguayen Edinson Cavani fait la tronche. Pas parce qu'il lui arrive d'être aussi adroit balle au pied qu'un faon quelques minutes après la naissance, mais bien parce qu'il ne supporte pas d'être remplacé. Nouvel exemple donc ce samedi. Laurent Blanc procède à un changement, Cavani grogne, peste et son entraîneur va le voir. « Cavani mécontent ? Il a dit qu’il n’était pas content de sortir. Mais il ne sait pas que je pense déjà au match suivant. Les joueurs sont égoïstes, je le sais, j’étais un joueur. Mais ça ira mieux demain. Il voulait rester sur le terrain et marquer des buts » , explique le technicien en conférence de presse d'après-match. Si c'est de l'égoïsme, alors c'est un égoïsme exacerbé, puisque l'Uruguayen avait ouvert le score pour le PSG. Le problème, c'est que ce genre de caprices ont une importance dans un vestiaire et ne passent que rarement inaperçus. D'autant plus que dans le cas d'Edinson Cavani, ils ont tendance à se reproduire assez souvent. Le moment est venu pour Laurent Blanc d'affirmer son autorité, de recadrer son attaquant et de lui expliquer qui décide au PSG. Voire de le placer sur le banc un moment. En plus, Jean-Kévin Augustin a l'air de s'en sortir en Ligue 1.

La question philosophique du week-end : vaut-il mieux un match spectaculaire avec des défenses en mousse ou un match parfait tactiquement, mais sans aucun but ?


Ce dimanche soir au Vélodrome, Marseillais et Monégasques ont régalé les spectateurs. Trois buts d'un côté, trois buts de l'autre, une myriade d'occasions... Bref, ce match était un véritable spectacle. Enfin, si les attaquants s'en sont donné à cœur joie, c'est aussi et surtout grâce au niveau catastrophique des deux défenses. Des placements foireux, des relances horribles, des alignements maladroits, tout était là ce dimanche soir. Mais que demande exactement le peuple ? Lorsqu'on assiste à une rencontre fermée avec deux blocs défensifs en place, on parle immédiatement de purge et on reproche à la Ligue 1 son manque de folie. À l'inverse, quand on assiste à un match semblable à ce OM/ASM, on fustige les défenses. Dès aujourd'hui, la LFP a donc décidé de satisfaire tout le monde. Si victoire il doit y avoir en Ligue 1, elle devra se limiter à un 2-0.

Vous avez regardé Nantes - Bastia et vous avez été un peu dégoûté du football


Il faut dire que vous êtes sans doute un peu masochistes. Un samedi soir à 20 heures, choisir de regarder Nantes-Bastia, c'est au choix du suicide, du courage ou de la dévotion pour l'un des deux clubs. Et c'est dans ce dernier cas uniquement que le visionnage dans son intégralité d'un tel match est accepté. Pour les autres, c'est intolérable. Que vous vous soyez fait avoir en première mi-temps, très bien. Mais avoir refusé de couper à la pause en espérant du mieux, c'est franchement incompréhensible. En plus maintenant, votre copine vous fait la tête parce que vous l'avez empêché de regarder Danse avec les stars spécial Disney. Vous n'avez pas de copines ? Dans ce cas, c'est votre maman qui vous en veut de lui avoir gâché 45 minutes avec Johnny Hallyday et Michel Drucker. Merde, c'est pas comme si on les voyait depuis 50 ans à la télé ! Ce match, vous n'avez rien à en dire. Alors vous préférez laisser parler Lucas Deaux. « On veut faire croire qu'on a une âme, mais en fait, on n'en a pas. Ça me fait chier. »

La polémique de la machine à café des bureaux de l'OL : Fournier, on le garde ou on le vire ?


Après la cataclysmique défaite en Ligue des champions face à La Gantoise (1-2), l'OL avait à cœur de se couvrir un peu plus de ridicule à la maison. Du coup, les Gones ont décidé de faire n'importe quoi contre le MHSC (2-4), qui préfère d'habitude recevoir des fessées des Lyonnais que de leur en donner. À Lyon, tout ça commence à faire beaucoup, et certains voient en Hubert Fournier une cible de choix pour expliquer la méforme des Gones. Costume trop grand ? Mauvaises méthodes ? Communication foireuse ? Quoi qu'en disent ses détracteurs, Fournier a été appuyé par son président. Une décision qui risque de faire jaser en interne, et qui fait déjà couler de l'encre en externe. En même temps, JMA a peut-être eu un éclair de lucidité en regardant la liste des entraîneurs disponibles sur le marché. Car même si Fournier est désigné coupable, qui pourrait faire mieux ? Frédéric Hantz ? Bah quoi, Antonetti est bien revenu, lui.

Le top 5


Nolan Roux (ASSE) : Déjà buteur à Rosenborg, Nolan a récidivé face à Guingamp (3-0). Deux buts en deux matchs pour celui qu'on surnomme déjà le roux-carnage.
Alban Lafont (TFC) : Record de précocité en L1 (16 ans et dix mois), victoire et clean sheet. Ça démarre plutôt bien pour Alban.
Mohamed Larbi (Gazélec Ajaccio) : Ok, le GFC n'a pas arraché une cinquième victoire en cinq matchs. Mais n'a pas perdu non plus. Et c'est déjà pas mal. Merci Larbi.
Damien Da Silva (Stade Malherbe de Caen) : Un but et un CSC provoqué contre Bordeaux. Pas mal pour un défenseur. Surtout quand on sait qui l'a formé.
Almamy Touré (AS Monaco) : Karim Rekik n'a pas retrouvé ses lentilles, mais a-t-il retrouvé son rein ?

Les gestes du week-end


Faire un tacle propre, c'est plus compliqué qu'il n'y paraît. Il faut réussir à être là au bon moment, à anticiper un probable mouvement de l'attaquant et/ou du ballon, à ne toucher que le ballon... Bref, c'est tout un art. Un art que maîtrisent apparemment parfaitement Maxime Gonalons et Lenny Nangis, auteurs des deux plus beaux tacles du week-end. En réalité, faire un beau tacle, c'est aussi compliqué que de mettre un carton rouge. Il faut trouver la bonne poche, baisser sa main, chercher, tendre le bras... Bref, c'est tout un art.


Ils l'ont dit


« On s'ennuie. » Merci à Lucas Deaux, qui résume parfaitement ce que pensent les amateurs de football de la Ligue 1.
« Est-ce que je vais retrouver ma technique, ma vivacité, ma capacité à dribbler ? » T'en fais pas Nabil, si Ben Arfa l'a fait, y a pas de raison.
« Il aurait fallu rester dans le match et ne pas encaisser de but. » Antonetti a tout compris. Il aurait même fallu marquer des buts pour gagner.
« Les joueurs n’ont pas respecté les consignes. » Jean-Michel Aulas qui explique poliment que le vestiaire a lâché son entraîneur.
« Je suis Paris. » Tous les athlètes du monde ont répété ces trois mots avant le match du PSG. Reste à savoir s'ils ont tous mis un drapeau tricolore en photo de profil FB. Sinon, fiches S, immédiatement.

La publication du week-end


06/10/1979 - 29/11/2005Dix ans déjà.....DiTo, à jamais dans nos mémoires !

Posted by Club Sportif Sedan Ardennes (page officielle) on Sunday, November 29, 2015

La stat



  • Résultats et classement de Ligue 1 Par Gabriel Cnudde
  • Dans cet article

    ToxikCheese Niveau : Loisir
    C'est clair que Fournier reste en place uniquement parce qu'il n'y a personne sur le marché.

    Aulas limite la casse en le soutenant, mais si les résultats pourris s'enchaine trop, il sera bien obligé de le dégager...

    Du coup il va rester la solution interne. Ou alors l'arrivé d'un ancien glorieux ??? Juninho, ou plus probablement Cris, qui squatte Gerland et qui fini de passer ses diplômes...

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