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Le PSG de Nantes à Nantes

19 janvier 2014, le PSG colle une manita au FC Nantes au Parc des Princes au terme d'un match maîtrisé de bout en bout (5-0). Cette démonstration collective et impressionnante reste la dernière grosse sortie collective du PSG de Laurent Blanc. 11 mois plus tard, les deux équipes se retrouvent dans la capitale.

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5-0 à l'heure de jeu et un sentiment de malaise, voilà comment on avait laissé le PSG et le FC Nantes en janvier dernier. À ce moment-là, on se disait que les Canaris n'étaient pas passés loin de faire de la concurrence à Thierry Champion dans la roue de vélo, mais les Parisiens s'étaient arrêtés avant pour, au final, délivrer une manita féroce et collective. C'est à ce jour la dernière démonstration collective du PSG sur la scène hexagonale ; le 5-0 contre Saint-Étienne du mois d'août est un leurre puisque les Stéphanois ont commis trop de fautes défensives pour vraiment ranger ce match au rang de démonstration. Ce match contre Nantes, c'est sans doute l'apothéose du PSG de Laurent Blanc. Du jeu, du pressing, des mouvements, des déplacements, de l'intensité, de l'efficacité, tout y était. Pourquoi au passé ? Parce que depuis onze mois, le PSG s'endort petit à petit tout en gardant une courbe de résultats exceptionnelle (seulement 4 défaites toutes compétitions confondues sur l'année 2014).

Trois jours après un déplacement lillois intéressant sur le plan du jeu, mais toujours aussi friable dans la finition, le PSG est encore et toujours bousculé publiquement sur sa maîtrise des matchs à géométrie variable. Bizarre pour un club qui n'affiche que trois points de moins que l'an dernier à la même époque. Comme quoi, l'écart entre un début d'exercice exceptionnel et un autre qualifié par certains de « raté » est mince. Mais voilà, dans le jeu, le PSG n'impressionne plus autant. Laurent Blanc, même s'il est agacé par cette fixette médiatique, ne se cache d'ailleurs plus : « Le problème est collectif. On est moins dominateurs dans le cœur du jeu, admettait-il avant le match de Lille. C'est un secteur important. Mais on reste dominateurs à trois exceptions, Barcelone, l'Ajax et l'OM où on était à 51/49… Mais cela va évoluer dans le bon sens avec des améliorations individuelles. » À en croire son entraîneur, si le PSG est moins bon, c'est parce que ses milieux sont moins bons également. Il n'a pas entièrement tort. Pour s'en convaincre, il suffit de se pencher sur le match de Blaise Matuidi dans le Nord : 52 ballons joués, 9 perdus, 8 gagnés. Depuis son retour de Coupe du monde, le Français est moins tranchant. On n'a pas encore retrouvé le milieu capable de s'envoyer sur des courses verticales de 70 mètres pour aller coller des pions sur des appels intelligents. Cette saison, la pieuvre n'a toujours pas marqué en Ligue 1 et à l'exception de son énorme match contre le Barça – où il a marqué – il reste sur des prestations très moyennes. Le constat s'applique également pour Thiago Motta. Comme le Français, l'homme aux Mizuno est dans le dur physiquement, ne marque pas et ne pèse plus autant sur le jeu qu'en janvier dernier. Avec deux dépositaires du jeu aussi marqués physiquement, difficile pour le PSG d'imprimer un vrai tempo. Conscient de l'inélégance actuelle de leur collectif, les Parisiens tentent de minimiser cette donnée tout en gardant leur sang-froid. C'était d'ailleurs le cas de Matuidi sur les ondes de RMC avant le déplacement à Lille : « Beaucoup de gens disent que le PSG ne joue pas bien, que le PSG est moins bien que les saisons précédentes, mais aujourd'hui, le PSG est invaincu dans toutes les compétitions. Trouvez-moi une équipe qui a neuf victoires d'affilée ! Il peut y avoir des critiques, mais après, il ne faut pas aller trop loin non plus. » Autrement dit, on attend trop du PSG.

Motta et l'exemple Bielsa


Si on en attend trop, c'est que le club nous a habitués à l'excellence. Et quand on parle d'excellence, on pense immédiatement à Thiago Motta. L'Italien, si précieux l'an dernier, n'a plus le même rendement non plus. Moins en avance, moins précis, plus lent, plus violent, il semble jouer au ralenti. Là où on saluait la rapidité avec laquelle le gaucher passait de la récupération à la transition, on pointe aujourd'hui une lenteur abyssale. Le joueur en devient presque prévisible. Et inoffensif. Mais contrairement à ses copains, l'ancien de l'Inter arrive à mettre des mots sur les maux du PSG. Et là, force est de constater que l'on retrouve la passe laser du gaucher. Dans une interview accordée à la LFP, Thiago Motta remet clairement en cause l'état d'esprit affiché par le PSG. « Je pense que nous étions meilleurs l'année dernière. La manière dont nous gardions le ballon était bien différente. Oui, nous avions beaucoup la balle, mais nous savions exactement quoi faire avec, et ce qu'il fallait pour mettre nos adversaires en danger. Avec ou sans le ballon, nous jouions plus en équipe. Nous étions plus compacts. Nous donnions tous le petit plus pour aider le coéquipier sur le terrain. Par moments, cette saison, pas tout le temps, il manque cet effort. Avec l'équipe que l'on a et tous les joueurs de grande qualité, si chacun se dévoue pour l'équipe, nous pouvons être très forts, comme nous l'avons montré dans le passé. Mais quand nous ne jouons pas en équipe, alors cela nous rend vulnérables. » C'est limpide. Précis. Et chirurgical. Pour la première fois, un cadre du PSG avance autre chose que la préparation physique, les blessures ou la Coupe du monde pour expliquer le jeu moins bandant. Une ligne de défense qui a, par exemple, encore été employée par Maxwell au lendemain de Lille sur RMC. Pour le latéral gauche brésilien, les problèmes du PSG sont donc classiques : « Beaucoup de choses ont joué contre nous, d'abord la préparation physique. On a beaucoup parlé de ça et ça commence à être mieux physiquement pour tous les joueurs. Après, on a raté beaucoup d'occasions qui ne nous ont pas permis d'être tranquilles sur le terrain. Et on a bien sûr eu beaucoup de blessures et cela ne nous donne pas toujours la possibilité de jouer avec la même équipe et d'être constants en championnat. »

Bien entendu, il y a de ça, mais jamais les joueurs ni même le staff technique n'ont avancé un relâchement collectif de manière aussi franche que Motta. Pourtant, c'est une évidence, les Parisiens jouent moins ensemble. Maintenant que les problèmes sont identifiés plus clairement, comment y remédier ? Là-dessus, Thiago Motta va encore plus loin, puisqu'il estime que la solution pourrait venir de l'OM. Rien que ça. « Quand vous regardez Marseille, vous pouvez voir que le premier défenseur sur le terrain est Gignac. Il donne tellement pour son équipe. Ils n'ont peut-être pas un joueur du niveau d'Ibra, mais ils sont une vraie équipe et ils l'ont montré quand ils nous ont affrontés cette saison. Peut-être que le PSG peut apprendre deux ou trois choses de l'OM sur ce sujet pour nous aider à nous améliorer. »

Par Mathieu Faure
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Note : 2
vous oubliez que depuis ce match, on a remis le baton merdeux à Sainté.
georgesleserpent Niveau : Loisir
Je pense qu'avec le retour progressif de Zlatan, ça devrait s'arranger pour le Psg, c'est l'élément le plus important de l'équipe, il est important à la construction, est présent à la finition, pèse énormément sur les défense ce qui libère des espaces pour les autres, et accessoirement il peut débloquer des situation sur un exploit, ce qui peut être pratique de temps à autres...
j'y suis giresse Niveau : Ligue 1
3 points de moins que la saison dernière à la même époque, avec Zlatan absent pendant pas mal de temps, je m'inquiète pas trop pour eux.

Peut être que le PSG est tout simplement pragmatique, et qu'ils cherchent à gagner la L1 en marchant pour être encore plus dangereux en Champions
Ripaillons Niveau : DHR
Le PSG apprendre de l'OM ? Tssss...
Ripaillons Niveau : DHR
Le PSG apprendre de l'OM ? Tssss...
ce tacle sur zlatan... faut le prendre comment le "gignac est le 1er défenseur" suivi du nom d'ibra dans la foulée?

je m inquiète pas trop pour eux non plus. ils sont là en championnat, et si ils prennent 1 point ici mercredi ils auront réalisé une excellente phase de poule; meme si il y a redire sur la manière

c est surtout laurent blanc qui est fragilisé quelle que soit sa part de responsabilités
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