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Le PSG continue d'exclure certains de ses supporters

Le refoulement, puis l'expulsion de plusieurs centaines de supporters parisiens, munis de billets et qui n'étaient pourtant pas interdits de stade, lors de la demi-finale des féminines du PSG face à Glasgow, samedi soir, tend à démontrer que le club de la capitale poursuit sa politique de tri à l'égard de son public. Peu soucieux, semble-t-il, des investigations menées par la CNIL et des décisions politiques en faveur d'un dialogue avec les supporters.

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Les expulsions arbitraires de supporters du Parc des Princes n'effraient décidément pas les dirigeants du PSG. Après l'affaire de Yoann Seddik, ce supporter parisien exclu du stade pour avoir lancé un chant critique à l'égard de la politique d'abonnement du PSG, les dirigeants du club de la capitale ont récidivé, sans ménagement, ce samedi, lors du match opposant les féminines du PSG à Glasgow. Et pour s'assurer qu'aucun supporter contestant sa politique ne puisse assister à cette rencontre, le PSG n'a pas lésiné sur les moyens.

« Écris un mail à qui tu veux ou va porter plainte, mais tu rentres pas ! »


Premier acte, dès vendredi soir, veille du match, lorsque le club parisien procède, via SMS, à l'annulation de près de 70 places pour la rencontre du lendemain. Une source proche du PSG, et citée par l'AFP, évoque alors des « raisons de sécurité » et des « personnes connues pour leur militantisme. » Alerté dès les premières annulations de billet, l'avocat Pierre Barthélémy précise au Monde qu' « aucun des supporters (dont les billets ont été annulés) n'était interdit de stade. Cet acharnement systématique, aveugle et illégal du PSG est aussi intolérable qu'inexplicable. »

Le deuxième acte se déroule, samedi, le jour du match. Les mesures de la veille n'ayant, semble-t-il, pas suffi, un important dispositif policier encercle le Parc des Princes pour une rencontre qui n'attend pourtant pas plus de 12 000 personnes. La sécurité du PSG est, elle, aux aguets. Sébastien, un supporter parisien en possession d'un billet à son nom, prend place dans la file d'attente. « Lorsque mon tour est arrivé, j'ai montré mon billet, mais le stadier s'est mis devant moi et m'a dit "toi, tu rentres pas" » , témoigne aujourd'hui ce fan parisien. Ses tentatives pour voir un responsable ou savoir pourquoi l'accès du stade lui est refusé resteront vaines. Le stadier lui aurait même rétorqué : « Écris un mail à qui tu veux, ou va porter plainte, de toute façon tu rentreras pas ! » Après plusieurs minutes de discussion, Sébastien apprendra que les stadiers, équipés de casques et d'oreillettes, recevaient en fait directement du PC sécurité du Parc des Princes des ordres sur les personnes à refouler. Reliés au réseau de caméras opérant autour du stade et sur les boulevards attenants, la sécurité du PSG aurait ainsi identifié les supporters qu'elle souhaitait interdire… sur la seule foi d'un visage. Ils sont plus d'une centaine à s'être ainsi vu refuser l'accès au stade sans qu'aucune explication ne leur soit apportée. Les « raisons de sécurité » évoquées la veille ont bon dos quand on sait qu'aucun de ces supporters n'était interdit de stade.

« Je me suis fait vraiment savater ! »


Contacté afin de connaître les motifs réels de ces expulsions, le PSG n'a, comme à son habitude, pas donné suite. L'opération nettoyage n'est pourtant pas terminée. Certains supporters ont réussi à passer à travers les mailles du filet sécuritaire et se regroupent à l'intérieur du stade, en bas à gauche de la tribune présidentielle. « On était une quarantaine et on a lancé deux ou trois chants pendant plusieurs minutes » , indique Florent, un supporter parisien de 25 ans. Les stewards commencent alors à se reprocher de la petite troupe. « J'ai vu un ami se faire recaler en haut des travées, poursuit Florent. Je suis alors allé voir les stadiers et j'ai leur ai demandé pourquoi ils l'empêchaient d'entrer, et pour seule réponse, j'ai entendu le stadier dire aux autres "Embarquez-le lui aussi". Je me suis fait sortir à mon tour par plusieurs stewards. »

Florent n'est pas interdit de stade et n'a jamais eu affaire à la justice. « Quand j'entends les policiers nous parler du plan Leproux pour justifier notre sortie du stade, quand on était dehors, je n'étais même pas carté dans un groupe avant 2010 » , se défend-il. De petit gabarit, le supporter assure même s'être fait « vraiment savater » . « Je me suis fait opérer de l'épaule récemment, j'ai donc demandé au stadier de me lâcher l'épaule et j'ai pris un coup dans le visage en retour. » Des interpellations très musclées de la part du service d'ordre du PSG qu'a également rapporté RTL et qu'on peut voir sur cette vidéo. Quand on lui demande si Florent compte déposer plainte contre cette expulsion du stade et les violences qu'il estime avoir subi de la part des stewards, il répond désabusé : « Avec toutes ces mesures arbitraires, le PSG m'a rendu paranoïaque, donc je n'avais pas mis mon vrai nom sur le billet parce que je ne voulais pas être fiché ou faire partie de leur "blacklist" d'indésirables. J'ai beaucoup de mal à donner mon identité au PSG, car j'ai peur de voir annuler mes billets à chaque fois en amont des matchs parce que je conteste la politique du PSG. Mais, du coup, aujourd'hui, je me retrouve dans l'impossibilité de pouvoir contester ce qui m'est arrivé. »

Toujours une liste noire ?


De son côté, Sébastien va déposer plainte « pour discrimination contre le PSG. Et si c'est pas possible, contre X » . Il avait déjà demandé, avec plusieurs autres supporters, au PSG de lui fournir les informations que le club détient sur eux « afin de savoir pourquoi nos billets sont annulés ou pourquoi on est refoulé des stades » . Une obligation légale pour le club de la capitale. « On avait envoyé copie de cette demande à la CNIL, je n'ai pas encore eu de réponse, mais ceux qui ont des réponses n'ont reçu que des informations commerciales sur leurs adresses, les différentes places achetées, etc. En aucun cas, il n'était mentionné qu'ils faisaient partie d'une liste ou qu'ils constituaient une menace pour le club » , signale-t-il. Si le PSG ne détient sur ces supporters que des informations commerciales, sous quels motifs leur refuse-t-il l'accès au Parc des Princes ou à d'autre stades ? Ces nouvelles évictions n'accréditent-elles pas que le PSG continue d'exploiter une liste noire de supporters indésirables, mais non interdits de stade, en dépit de la mise en demeure de la CNIL ? Nous avons posé la question à l'instance, saisie en urgence vendredi par Cyril Dubois, avocat de plusieurs supporters parisiens. La commission dit « poursuivre les investigations en cours » , mais ne veut pas en dire en plus. Selon nos informations, celles-ci seraient toutefois bien avancées. Dans un courrier cité par l'AFP, la CNIL explique avoir d'ailleurs récemment procédé par deux fois à des « investigations au sein de la direction juridique » du PSG et ouvert des enquêtes sur des faits liés à la billeterie.

Dans un communiqué rendu public aujourd'hui, l'association ADAJIS a dénoncé le sort « désolant » réservé à certains supporters du PSG : « Les dirigeants du PSG ont tout gâché en faisant, encore une fois, de ce stade une zone où les lois de la République ne s'appliquent pas » . Et de rappeler que leur présence au match aller à Glasgow n'avait occasionné aucun incident et avait même été salué par la presse écossaise. Le PSG ne semble, en outre, pas faire grand cas du plan de prévention et de dialogue avec les supporters adoptés par le Conseil de Paris, à la suite du vœu d'un élu communiste.


Par Anthony Cerveaux
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