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Le pourquoi du Coman

De retour en équipe de France grâce notamment à la mise à l'écart d'Ousmane Dembélé, Kingsley Coman a une vraie carte à abattre lors de ce rassemblement international. Car si derrière lui la concurrence pousse, le joueur du Bayern sait surtout que certains dîners peuvent être salutaires.

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« Démarrer ? Je ne sais pas, ça fait longtemps que je ne suis pas venu, je suis au service de l’équipe. » Kingsley Coman a beau être ambitieux, il est aussi lucide. Alors, pas question de s'enflammer à l'idée d'une éventuelle titularisation contre les Pays-Bas jeudi soir. La raison est simple : si l'ailier du Bayern sait où il fout les pieds, il sait aussi la route qu'il vient de parcourir pour revenir à Clairefontaine, plus d'un an après sa dernière apparition chez les Bleus, lors de la finale de l'Euro 2016 perdue contre le Portugal. Quatorze mois, c'est long, mais ici, cela se traduit surtout par une saison 2016-2017 galère, pourrie entre autres par les blessures avant de se conclure par une garde à vue fin juin après des violences envers son ex-compagne. De quoi faire mûrir un joueur qui n'a que 21 ans, qui passera en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité – Coman a admis les faits – en septembre et qui avouait récemment n'avoir qu'un objectif : « Montrer que je peux percer, que je ne suis plus le jeune Kingsley. »

35 minutes de Ligue des champions en 2016-2017


Il faut bien comprendre qu'avec une saison 2016-2017 à seulement deux buts et une passe décisive, dix titularisations en Bundesliga, et deux bouts de matchs en Ligue des champions, il ne peut pour le moment prétendre aller au Mondial russe, si la France s'y qualifie. Sans un passé en sélection – 11 sélections, 1 but –, sa présence dans la liste serait même inconcevable. Absent du groupe France depuis octobre 2016, le Munichois profite cette semaine du bras de fer engagé par Ousmane Dembélé pour aller au Barça. Mais le retour en forme de Nabil Fekir et dans une moindre mesure celui d'Anthony Martial, en attendant les possibles confirmations à Barcelone et à Paris de Dembélé et Kylian Mbappé, réduiront considérablement sa marge de manœuvre dans les semaines et mois à venir. À l'écouter, l'enjeu tourne essentiellement autour de sa forme physique. « Si je prends soin de mon corps, je vais avoir du temps de jeu. » Le début de saison laisse à penser que le moteur fonctionne – son cassage de rein face au Werder ce week-end atteste qu'il est à 100% de ses moyens ou presque – et que Coman pourrait donc « répondre aux attentes » et « aller très loin » .

Kingsley Coman contre Ousmane Dembélé


Reste à voir s'il fera mieux que la concurrence. En l'occurrence, si l'on compare les profils, c'est au néo-Blaugrana qu'il sera le plus intensément opposé. Or, Dembélé, bien qu'ayant tronqué sa préparation pour rallier le Camp Nou, arrive dans la peau du successeur de Neymar et donc d'un titulaire dans le onze de Valverde, là où Coman n'a depuis le début de saison qu'un rôle de joker et devra cravacher pour passer devant Arjen Robben ou Franck Ribéry, voire Thomas Müller dans l'esprit de Carlo Ancelotti. Autant dire que pour le joueur formé au PSG, la confrontation contre les Pays-Bas pourrait être une carte majeure en vue de préserver son avenir international : une grosse performance, ne serait-ce qu'une action d'éclat décisive, lui donnerait un réel crédit pour les prochains mois. Une prestation indigeste ou trop discrète pourrait le mettre en position de faiblesse rédhibitoire. Face à son coéquipier en Bavière, Arjen Robben, Coman a donc intérêt à tout casser si Didier Deschamps lui en donne l'opportunité.

Par Nicolas Jucha Propos de Kingsley Coman tirés du site officiel de la Bundesliga.
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