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Le Portugal s'offre le numéro 1 mondial

Les hommes de Fernando Santos ont battu ceux de Marc Wilmots (2-1) à Leiria, sur fond d'hommage aux victimes des attentats de Bruxelles. Les locaux ont globalement dominé les débats. Encourageant avant l'Euro 2016, même si les Belges étaient, eux, nettement diminués par les absences de cinq cadres de l'équipe.

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Portugal 2 - 1 Belgique

Buts : Nani (20e) et Ronaldo (40e) pour le Portugal // Lukaku (62e) pour la Belgique

La FPF l’avait promis et a tenu parole. Aussi petit a-t-il été, l’hommage aux victimes des attentats de Bruxelles a été rendu par le public du stade de Leiria, au sein duquel une soixantaine de supporters belges ont réussi à se faufiler malgré l’interdiction de voyager donnée par l’Union belge. Petites banderoles, petits drapeaux belges, messages de soutien… la fraternité entre peuples s’est traduite jusqu’au mélange des 22 acteurs pendant les hymnes nationaux précédant la rencontre. Les politiques portugais ont également répondu présent. Rien de vraiment exceptionnel, étant donné que le budget n’est pas le même que celui des Anglais qui avaient sorti les gros moyens au lendemain du 13 novembre, mais l’intention était là. Et c’est bien le principal.

Super Courtois


Au coup d’envoi, l’aspect sportif a fini par reprendre ses droits. Le ballon roule d’abord sous l’impulsion des Diables rouges, pourtant orphelins de Kompany, Hazard et De Bruyne, pour ne citer qu’eux. Les visiteurs bénéficient d’un début de match timide des locaux pour s’approcher des buts de Rui Patrício, sans toutefois réussir à mettre à contribution le portier du Sporting, cette fois-ci préféré à Anthony Lopes, titulaire lors de la défaite contre la Bulgarie. Thibaut Courtois, lui, a un peu moins chômé. Mieux, avant l’ouverture du score limpide de Nani sur un service soyeux d’André Gomes (20e), le gardien de but de Chelsea s’est permis de voler la vedette à Cristiano Ronaldo, et de voler tout court. D’abord sur deux frappes, coup sur coup, de João Mario et Adrien Silva, puis sur des coups de casque de Nani et CR7. Ce dernier trouvera, à l’instar du joueur du Fenerbahçe, le moyen de tromper le dernier rempart de la sélection belge. Parfaitement servi par João Mario – qu’il faudra surveiller s’il continue de progresser de la sorte –, le capitaine lusitanien a surgi aux six mètres pour dévier le ballon de la tête et crucifier un Courtois qui aura seulement encaissé deux pions en dix tirs lors du premier acte. Bref, si les Diables rouges piochent en première mi-temps, c’est surtout à cause du quatuor défensif (mention spéciale pour le match horrible de Gillet, l’imperfection au masculin), mis à mal par le dispositif tactique mis en place par Fernando Santos. Et parce que la Belgique avait sans doute la tête ailleurs. Et parce que Kompany n’était pas là.

Le 4-4-2, la bonne idée de Fernando Santos ?


Si les Belges avaient de bonnes raisons de ne pas donner le meilleur d’eux-mêmes, il ne faut pas non plus minimiser le boulot du sélectionneur de la Selecção das Quinas. En reconduisant le 4-4-2 déjà utilisé face à la Bulgarie, Santos a à la fois fait confiance à son surprenant duo de pointe CR7-Nani et à son trio de relayeurs placé devant Danilo Pereira, véritable patron devant la charnière centrale (dans laquelle José Fonte a marqué des points au détriment de Bruno Alves). Dans ce schéma, les trois milieux semi-offensifs explosent sur les côtés lorsqu’il faut repartir rapidement de l’avant. De quoi faire du Portugal une redoutable équipe de contre, surtout avec les deux mobilettes postées devant et des latéraux très offensifs comme Cédric Soares ou Guerreiro. Défensivement, le trio de relayeurs se regroupe afin d’apporter plus de densité. Fellaini et Nainggolan ont eu beaucoup de mal à résoudre ce casse-tête et ce n’est pas un hasard si la plupart des occasions sont venues des côtés, et plus précisément des pieds de Dries Mertens (qui a frappé à quatre reprises et cadré deux fois) avant l’heure de jeu. Moins fort dans le jeu avant la dernière demi-heure, le groupe de Marc Wilmots s’illustre sur coups de pied arrêtés. C’est d’ailleurs sur un coup franc lointain de Nainggolan que la Belgique fait le plus mal à Rui Patrício, obligé de sortir une parade folle sur un missile du milieu romain.

La fratrie Lukaku sonne la révolte


Si la Belgique jouait déjà avec une équipe remaniée, le Portugal est progressivement passé à son tour en mode « équipe B » . Bernardo Silva et Renato Sanches remplacent les Sportinguistas Adrien Silva et João Mario à la mi-temps, avant que le pauvre Éder et le mustang vieillissant Quaresma ne remplacent Cristiano Ronaldo et Nani en pointe à l’heure de jeu. La machine ne tourne quasiment plus, le bloc descend, et la sanction est immédiate. Les Diables rouges se baladent dans l’axe et sur les ailes, où Jordan Lukaku, lui aussi entré à la 59e, réussit à servir le frérot Romelu, qui réduit le score. 2-1. Les débats s’équilibrent à nouveau autour de la 70e. Les deux sélections opèrent des changements (Batshuayi a joué pendant une vingtaine de minutes) et se rendent coup pour coup.


Tactiquement, il y a des trous béants de chaque côté au milieu, ce qui favorise la création d’occasions. À un quart d’heure de la fin, Bernardo Silva provoque, et obtient un coup franc intéressant, que Raphael Guerreiro n’est pas loin de cadrer. Un peu plus tard, c’est Quaresma qui entre sur son pied droit pour tenter de tromper un Courtois à peine gêné par le tir de l’éternelle promesse. On prend les mêmes et on recommence. Guerreiro et Quaresma tirent, mais ne cadrent pas. La Belgique agonise, mais les Portugais ne sont pas assez tueurs. Heureusement pour eux, ils retrouvent leur solidité du début de match à mesure que le temps s’écoule. L’entrée de William Carvalho, couplée à la sortie de Fellaini et au niveau monstrueux de Pepe – dont il est officiellement inutile de parler - soulage l’arrière-garde du Portugal, qui maîtrise pour garder le 2-1. Même si Nainggolan réussit à effrayer Rui Patrício d’une nouvelle chouquette presque cadrée des 30 mètres à la 80e, Les Belges se sont réveillés trop tard, même si ce match ne leur servira sans doute pas de référence avant l’Euro 2016. À l’inverse, Fernando Santos va sans aucun doute bâtir le groupe présent en France au mois de juin en fonction de ce qu’il a vu à Leiria ce mardi soir.

Par William Pereira
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