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Le Portugal entre dans l'Euro en crise

Crise économique, crise financière, chômage, grèves. Le Portugal a l'habitude de tout ça, il cohabite avec. Mais aujourd'hui, le pays est frappé par une crise encore plus grave : celle de la Selecção. Divers entraîneurs, dont Carlos Queiroz, ont ouvert leur gueule pour critiquer la préparation des hommes de Paulo Bento et exprimer leur pessimisme à l'approche de l'Euro. Pas top pour affronter l'Allemagne...

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« Le Portugal n'est pas favori. Pour tout dire, l'équipe de 2012 n'arrive pas à la cheville de celle qui aurait dû gagner l'Euro en 2004. » Manuel José, emblématique ex-entraîneur d'Al Ahly, est sûr de son fait, et les récentes prestations de la Selecção sont loin de le contredire. Pour accéder au rêve polonais et ukrainien, les hommes de Paulo Bento ont dû passer par les barrages, coiffés au poteau durant les éliminatoires par le Danemark qu'ils auront le loisir de retrouver dans le groupe B. Pour la troisième fois de suite, les Portugais n'ont donc pas réussi à terminer premiers lors des phases de qualification pour les compétitions majeures.

Pourtant, c'était avec beaucoup d'optimisme que le peuple lusitanien attendait les derniers matchs de préparation de leurs favoris en vue du Championnat d'Europe des nations. Un peu trop même. « Avant le nul face à la Macédoine et la défaite contre la Turquie, les gens étaient sûrs d'avoir la meilleure équipe du monde, avec le meilleur joueur du monde. La préparation s'est faite dans une ambiance beaucoup trop festive, comme si on allait affronter des équipes de merde. Que ce soit le peuple ou les dirigeants, tous ont oublié que l'on va devoir croiser le fer avec l'un des deux favoris de l'Euro, ainsi que le plus gros outsider. »

«  On aurait dit la série Big Brother »

En fait, les grandes instances nationales, en accord avec les médias portugais, ont décidé de transformer la préparation des troupes de Paulo Bento en gigantesque foire paradisiaque pour les amateurs de voyeurisme. Une chaîne de télévision portugaise a eu accès aux vestiaires de la Selecção à plusieurs reprises, diffusant des moments intimes de la vie de groupe des joueurs. De cette courte télé-réalité, on aura vu Cristiano Ronaldo se faire masser les quadriceps, assisté à des petites séances tactiques et appris que Nani avait inventé un "check" pour chacun des membres du staff de l'équipe. Bref, rien de bien transcendant. Manuel José n'a pas apprécié et, à quelques jours du début de l'Euro, a décidé d'en faire une polémique : « Je n'ai jamais vu ça, c'est un cirque. Le vestiaire est un endroit sacré, pas un terrain de jeu pour les caméras. Personne ne peut se concentrer sérieusement dans ces conditions. Quand j'ai vu les images à la télé, je me suis demandé si c'était une blague. On aurait dit la série Big Brother. »

Quasiment muet depuis son éviction du poste de sélectionneur, Carlos Queiroz, le meilleur recruteur de jeunes dans Football Manager, a profité de l'ouverture pour mettre de l'huile sur le feu à travers une intervention médiatique digne de Raymond Domenech. « Nous devons cohabiter avec les sponsors et les agents de joueurs. Avant le mondial 2010, on m'avait proposé de ne choisir que 22 joueurs et de laisser le peuple choisir le 23e à travers une grande fête télévisée. Moi, j'ai dit non et je me suis fait virer quelques mois après. Pas par le président de la FPF, non, par les agents et les sponsors. » Mouais. Il n'empêche que s'il s'est fait éjecter, c'est avant tout parce que le Portugal avait fait un nul dégueulasse contre Chypre après une Coupe du monde décevante... D'autant plus que les autres grandes sélections sont également soumises à ce genre de pressions extérieures. Manuel José ne nie pas ce point : « Ça se fait aussi en Allemagne et au Pays-Bas, même si ça ne prend pas forcément de telles proportions. »

Après Knysna, Opalenica ?


Après le public de Leiria et Lisbonne, ce sont donc deux voix un peu plus influentes qui sifflent la Selecção, juste avant l'entrée en lice du Portugal contre l'Allemagne, samedi soir. De là à dire que Paulo Bento va devoir gérer une crise similaire à celle de la France à Knysna, il y a un fossé. Car, en interne, le groupe semble afficher une cohésion rassurante. D'un autre côté, les chargés de la communication de la Fédération portugaise font leur boulot pour étouffer les propos de José et Quieroz. Bruno Alves a déjà parlé à la presse, et Humberto Coelho, sélectionneur en 2000, devrait le suivre cette après-midi, en conférence de presse, pour appuyer son soutien à la Selecção.

En revanche, plus inquiétant pour les Lusitaniens, le capital-confiance des joueurs a été éreinté par la préparation foireuse et foirée de l'Euro. Symptomatique de cette situation, le troisième gardien portugais, Beto, a déclaré dans la presse que ses coéquipiers avaient à tout prix besoin d'une victoire pour reprendre le moral. « En temps normal, j'aurais dit qu'une défaite lors du premier match de poule est éliminatoire dans 80% de cas. Mais samedi, si le Portugal perd contre l'Allemagne, ça sera 100% parce qu'ils n'auront plus les ressources mentales pour se relever » , conclut Manuel José. Cristiano Ronaldo et compères savent ce qu'il leur reste à faire afin de briller dans la zone Euro, pour la première fois depuis bien longtemps.

Par William Pereira
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