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  3. // Danemark/Portugal (0-1)

Le Portugal crucifie le Danemark sur le fil

Un match équilibré, mais un peu lent et sans frisson. Sauf qu'à la fin, il y a eu Cristiano Ronaldo. Encore et toujours.

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  • Danemark/Portugal : 0-1

    But : C. Ronaldo (90+5')

    Des trombes d'eau, mais des supporters torses nus. Tout un stade qui chante a cappella l'hymne le plus cool au monde et un sélectionneur, Morten Olsen, en place depuis 14 ans, mais qui semble revivre l'émotion de la première fois à chaque nouvelle joute. Avant même d'entamer la rencontre, le Danemark avait voulu confirmer cette image de joyeux drille du foot contemporain. De cette équipe sexy et sympa, mais qui finit toujours par se faire entuber à la fin. Il y a un an, le Danemark finissait moins bon deuxième des éliminatoires au Mondial et voyait les barrages lui filer sous le nez. Ce soir, les Danois ont revécu une soirée glaciale. La faute à Cristiano Ronaldo et à son coup de tête monstrueux intervenu dans les arrêts de jeu, la faute aussi à un cruel manque de réalisme en seconde mi-temps. Une occasion comme une autre de confirmer une réputation de loser sympathique qui n'est définitivement plus à prouver.

    Schmeichel, le faux fils


    À la lecture de la composition des équipes et du classement de ce groupe I avant ce mardi soir, on se disait que cette équipe danoise arc-boutée autour de ce génie qu'est Christian Eriksen avait de quoi pavoiser. Certes, la charnière centrale composée de Simon Kjær et Daniel Agger appartiendra sans doute pour l'éternité à la trop longue liste de ces binômes surcotés - et cela s'est encore vu -, mais l'on ne pouvait pas s'enlever de la tête les récurrents manquements portugais propres à chaque début d'éliminatoires. Pourtant, pour la première de Fernando Santos en match officiel, le plus grand backpacker du foot portugais avait manifestement su trouver les mots pour mobiliser ses troupes. C'est donc à un festival offensif des Lusitaniens que les festifs supporters danois ont assisté pendant 35 minutes. Le temps pour Ronaldo de permettre à Nani de rappeler à tout le monde qu'il est avant tout le plus grand gaspilleur du foot portugais, le temps aussi pour Kasper Schmeichel de confirmer au peuple danois la demande d'un test ADN. Kasper ne sera jamais Peter, et cela se voit. Son jeu au pied catastrophique n'a jamais aidé les Danois à sortir la tête de l'eau. Il faudra donc attendre un éclair venu du pied droit d'Eriksen pour voir le Parker Stadium s'enivrer. La frappe de l'Amstellodamois avait beau échouer sur le montant de Rui Patrício, la première alerte danoise venait bel et bien d'intervenir. Le Portugal était donc prévenu.

    Le faux sommeil de Cristiano


    Et désormais quand le Portugal s'inquiète, le Portugal attaque. Si les temps changent, la méthode est, elle, indémodable. Cristiano dribble, Cristiano appelle, et Cristiano conclut. Sauf que l'homme finit inévitablement par s'épuiser. Dégoûté de voir que Kasper Schmeichel était en fait tout simplement plus à l'aise avec ses membres supérieurs, la star madrilène va progressivement s'éteindre, avant de totalement disparaître. Le temps d'une demi-heure. Le temps pour le Portugal d'une nouvelle fois se rendre compte des limites de son régime autoritaire. La conséquence, les Portugais la connaissent. Avec le temps, c'est bien la bande à Morten Olsen qui prend confiance. Mieux, Nicklas Bendtner limite les coups d'épaule et enchaîne quelques contrôles. Moins de fautes, plus d'occasions, c'est la Selecção qui recule. Heureusement pour Fernando Santos, Krohn-Dehli, puis Bech feront à chaque fois preuve de maladresse au moment de finaliser les quelques rares beaux mouvements danois. Ce soir, le Portugal était prêt à tout perdre, et donc à se battre jusqu'au bout du bout pour arracher une qualification sur le fil dans un an et demi. Sauf que non, ce soir comme de nombreux autres avant lui, le Portugal a pu compter sur Cristiano. Dans les arrêts de jeu et d'un coup de tête rageur, CR7 se réveillait d'une sieste au timing parfait.

    Par Martin Grimberghs
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