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Le point Angers

Après une première année très réussie en Ligue 1, le SCO, qui a déjà terminé son mercato, s’appuie sur la stabilité pour continuer sa mue. Et malgré un budget toujours minus, on note une véritable envie d’évoluer dans le jeu. Histoire de lier effort et plaisir. Petit bilan d’avant-saison.

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Il y a un mois, l’AS Monaco attendait de pied ferme Olivier Pickeu. Le manager général angevin, censé remplacer le responsable du recrutement de la Principauté Luis Campos, devait quitter la Maine-et-Loire qu’il fréquente depuis 2006 pour la côte du Sud et la découverte d’une éventuelle Ligue des champions.
« À la question de savoir si ce SCO peut continuer à passer des caps, je pense que oui. Si je pensais le contraire je ne serais pas là. » Olivier Pickeu
Sauf qu’après réflexion, la décision tombe : il reste jouer le maintien dans l’Ouest. « J’ai évidemment analysé et réfléchi, savoir si c’était le bon moment pour partir ou le bon moment pour continuer, et pour moi, ce n’est pas le moment de quitter le projet dans lequel je suis impliqué à 300 %, explique celui qui était également convoité par Lens face à la presse. Ça peut certainement surprendre, mais je sais aussi comment je suis arrivé ici, les étapes que j’ai passées et où je vais. À la question de savoir si ce SCO peut continuer à passer des caps, je pense que oui, si je pensais le contraire je ne serais pas là.  » Le challenge de l’un des plus petits budgets de Ligue 1 peut donc concurrencer celui de la troisième meilleure équipe de France. On peut même y trouver plus de kiff. Oui Messieurs.

Angers, le nouveau Lorient ?


Car après une saison totalement réussie – 9e place et maintien officiel après 31 journées seulement –, le SCO ne compte pas s’arrêter là. Loin de lui la folie des grandeurs. Angers ne prétend évidemment pas jouer le top 5. N’empêche qu’on peut continuer de se développer sans flamber. « Monter en Ligue 1, c’est bien. S’y maintenir, c’est bien. Maintenant, il s’agit d’y perdurer, faire grandir le club et son centre de formation comme on le fait depuis 6 ans » , atteste Serge Le Dizet, entraîneur adjoint du club depuis 2011, qui veut prendre exemple sur Lorient.


« La priorité, c’est de garder notre solidité défensive. » Serge Le Dizet
Concrètement, cela doit se traduire sur le terrain par un prolongement du travail accompli… tout en misant sur quelques nouveautés. « La priorité, c’est de garder notre solidité défensive. Parce que si on doit marquer trois buts à chaque match, on n'y arrivera pas. Mais on souhaite y ajouter un surplus de talents offensifs. On veut rester cette équipe emmerdante à jouer en y incorporant davantage de poids en attaque. Et si on pouvait avoir plus de possession, ce serait pas mal. »

Des sous toujours limités


Alors que l’instinct défensif de l’équipe a régulièrement été critiqué l’an dernier (notamment par Hatem Ben Arfa), Angers veut passer à la vitesse supérieure. Le président Saïd Chabane a déjà mis la main à la poche en offrant une nouvelle pelouse à ses poulains, plus adapté au jeu au sol. Niveau mercato, le recrutement est allé dans le même sens. Sur les huit arrivées, la moitié représente des attaquants. De quoi faire mieux que l’an dernier (40 buts, 7e plus mauvaise attaque). Reste qu’un point d’interrogation plane sur les nouveaux venus.


« Pour qu’on voit la différence et qu’on passe à l’étape supérieure, il faut attendre que le club se maintienne quatre ou cinq ans » Serge Le Dizet
Les Famara Diédhiou, Yoane Wissa ou Karl Toko-Ekambi seront-ils au niveau, eux qui viennent tous de division inférieure ? « Ce qu’il faut bien noter, c’est qu’Angers ne peut pas encore se permettre de s’offrir un joueur moyen de Ligue 1, répond Le Dizet. Pour qu’on voit la différence et qu’on passe à l’étape supérieure, il faut attendre que le club se maintienne quatre ou cinq ans. Le salaire d’un joueur qui a deux-trois ans de L1, c’est injouable pour nous. On a donc cherché en Ligue 2 ou National des joueurs à potentiel qui ont envie de prouver qu’ils peuvent évoluer dans l’élite. »

Le plaisir comme objectif


Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la 9e place n’a en effet pas vraiment fait gonfler le porte-monnaie angevin, même si les droits télé ont permis de prolonger des valeurs sûres, comme Romain Thomas ou Billy Ketkeophomphone, avec une revalorisation financière à la clé. Du coup, le SCO a réutilisé la recette qui avait fonctionné il y a un an : des transferts qui n’ont pratiquement rien coûté et qui ont été réalisés très tôt (avant le mois de juillet). « L’idée, c’était d’avoir la quasi-totalité de l’effectif le plus rapidement possible, confirme l’entraîneur. Ça permet de gagner du temps et de démarrer la saison avant les autres. »


Et de viser des objectifs un peu plus ambitieux que le maintien ? Peut-être. Peut-être pas. Officiellement, la question n’a pas vraiment de réponse. Le but, c’est avant tout de prendre son pied en grandissant. Même loin du soleil de la Principauté, ça peut être excitant.

Par Florian Cadu
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