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Le plus beau PSG de tous les temps ?

Une première mi-temps divine comme un sprint au paradis… Mardi soir, vous n'avez pas rêvé : c'est bien le meilleur Paris de toute son histoire qui vous a tant éblouis. Même s'il n'a pas gagné. Et même si ce Real n'était pas galactique...

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« J'ai reconnu le bonheur au bruit qu'il a fait en partant. » (Jacques Prévert) Ce bruit désagréable, c'est le but un peu idiot encaissé justement en première période. C'est aussi l'impossibilité d'avoir changé en or toutes ces occases tombées du Ciel avant la pause. Mais restons sur le bonheur, sur le verre aux trois quarts plein... Et tant pis pour la cagade de Trapp ou les regrets des tirs sur les deux poteaux et sur la barre. Qu'est-ce que c'était beau !

Real-PSG, l'autre Clásico


Pas parfait, mais beau. Quand la grâce fait s'épanouir le ballon au point même que les caméras ne peuvent plus restituer à l'image son mouvement perpétuel. Même le chrono se détraque : on ne sait plus si le temps se dilate ou s'accélère. Ça va à 100 à l'heure, mais quand Rabiot fracasse le poteau au terme d'une énième combinaison express, on ne joue que la 37e minute et on se dit qu'il reste encore une éternité avant la mi-temps et qu'on n'a pas fini de voir des merveilles. Et c'est ce qui arrive à la 45e +3 sur le face-à-face Cavani-Navas manqué par l'Uruguayen sur un modèle de contre. Pourtant, « le contre » est l'arme des faibles, celle des lâches et des gagne-petit… Pas avec ce PSG-là. La transmission de Di María, l'appel et la course de Cavani : tout était au poil. Mais ça ne fait pas but… On en reparlera.

Lolo Blanc rêvait de jeu « à la barcelonaise » . Son vœu a été exaucé sous forme de Clásico d'emprunt, vu que son Barça parisien affrontait le Real chez lui, au Bernabéu. Et ce Clásico aurait pu finir en manita : à 3-0 à la pause, qui aurait trouvé à redire ? En possession-circulation orientée plein sud, vers le soleil, vers le but adverse, Lolo a atteint son summum. Pressing assez haut (pas super haut), récup tout juste énervée (pas agressive), densité dans la moitié adverse qui offre 10 000 combinaisons en jeu court ou mi–long, latéraux à la hauteur des attaquants (une des réussites constantes de Lolo à Paris), Zlatan qui s'applique à jouer très juste dans ses décrochages et un Thiago Motta revenu enfin aux 30 derniers mètres adverses comme il en avait l'habitude à son arrivée au PSG. Et ça tourne ! Un tourbillon parti du centre du terrain qui bazarde le milieu Modrić-Casemiro-Kroos dans un trou noir. Les changements de rythme sont vertigineux. La voie est libre, le Real recule, les espaces se libèrent et les occases défilent en HD… La grâce sans forcer, vraiment. Sans agiter l'éprouvette. Rien à voir par exemple avec l'autre sommet historique « à l'énergie » , contre Chelsea, avec le cœur, les couilles et les tripes. Bizarrement, ce PSG a immédiatement décollé à la verticale avec l'entrée de Rabiot (17e). Verratti est fantastique, aucun doute là-dessus, mais mardi, c'était Rabiot qu'il fallait pour que ce PSG plane vraiment. Parce qu'à la vérité, le p'tit gars est très bon. Mieux : il est BON ! Il a rallié la magie mystérieuse des gauchers parisiens (Di María, Matuidi, Maxwell, Thiago Motta). Après tout, en tennis, les gauchers sont les plus « ensorceleurs » avec ce mélange de finesse et de puissance brute agitées avec la main du Diable (Connors, Mc Enroe, Ivanisevic, Nadal). Rabiot a pris sa chance de loin et frappé le poteau d'une reprise d'ado insouciant, ce que Verratti n'ose toujours pas faire…

Aide-toi, et la L1 t'aidera !


Était-ce du « Football Total » ? Presque, au vu du positionnement souvent haut de Motta et des montées décidées des latéraux (superbe Aurier). Pour égaler la partition ajaxienne classique, il aurait fallu que Thiago Silva ou David Luiz portent le ballon plus loin de leurs bases et participent plus au jeu en territoire ennemi. Mais comme Cristiano est le grand requin blanc le plus vorace des mers chaudes, la paire brésilienne s'est logiquement tenue en couverture prudente. Et le PSG d'avant, celui de 1993-1994 par exemple, était-il plus fort, ou aussi fort que le PSG de la première mi-temps de Bernabéu ? Non. Malgré ses artistes Ginola, Weah, Valdo, ou Bravo et Guérin dans leurs moments d'extase (face au Real, encore !), aucun PSG vintage ne peut égaler la fluidité et la maîtrise technique cinq étoiles du PSG qatari du 3 novembre 2015. Cavani, Di María, Zlatan, Motta, Maxwell, Thiago Silva, Verratti (pendant 17 minutes), c'est plus fort balle aux pieds. Au point de sublimer un Aurier, un Rabiot et surtout un Matuidi si mal coordonné dans sa gestuelle de gaucher exclusif…


Pourtant, Paris n'a pas marqué, Paris n'a pas gagné. Paris n'a pas été aussi divin en seconde période… Normal : la grâce est une garce qui vous abandonne comme une muse qu'on délaisse. Quand cette grâce vous effleure et vous guide vers la réussite, il faut savoir être « relâché » afin de réaliser le geste décisif. Or, Paris-Cavani, Paris-Zlatan et Paris-Maria n'avaient pas ce relâchement zen qu'on observe immédiatement chez les artistes du Barça, sûrs de pouvoir marquer n'importe quand, n'importe où… Et pourquoi donc ? Peut-être parce que Paris s'embarrasse en Ligue des champions des petites scories qu'il étale en Ligue 1. Une suffisance un peu trop gestionnaire, un déchet technique un peu plus haut qu'il n'est décent, une inefficacité trop relax devant le but qu'on justifiera « parce qu'on menait au score et que les trois points étaient déjà acquis » … Il faut en faire plus en championnat de France pour conquérir l'Europe. Le PSG de 20h45-21h35 du 3 novembre 2015 a démontré qu'il en était capable. Samedi, Paris reçoit Toulouse. On attend donc un 6-0 net et sans bavure avec triplé de Cavani, doublé de Zlatan, plus un but au choix de Di María, Lavezzi ou Lucas. À ce régime-là, Paris rendra grâce à la Grâce et rejoindra le dernier carré de la LDC…

Par Chérif Ghemmour
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