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  2. // 8èmes Aller
  3. // Olympiakos/Bordeaux (0-1)

Le Pirée bien évité

Au terme d'un match aller face à des Grecs sans saveur, les Bordelais ont confirmé qu'ils étaient bien en lice pour glaner le titre d'équipe la plus chiante à jouer pour la suite de la compétition. Avec leur défense imprenable et un but de Ciani sur coup de pied arrêté, les Girondins ont obtenu un succès attendu qui ouvre déjà en grand la voie vers les quarts de finale.

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Une première partie de saison entamée tambour battant, le temps de sécher la concurrence en Ligue 1 et de réaliser un sans faute en Ligue des Champions en se jouant l'air de rien de deux « légendes » de la compétition (Juve et Bayern). De quoi se tailler sa petite réputation de belle petite machine du moment qui monte et que plus d'un club redoute de rencontrer à ce stade de la compétition.

Tout ça, c'était avant la trêve, avant cette reprise mezzo piano et son cortège de blessures qui tombent mal –celle de la grande gigue à tout faire du milieu, l'impeccable Alou Diara– et de rumeurs plus ou moins improbables qui se mettent à entourer un vestiaire jusque-là connu pour ne rien laisser sortir –le signe par excellence de l'équipe qui tourne à plein régime.

Ce tableau d'avant huitième ne vous rappelle rien ? Il n'est pas loin de faire furieusement penser à l'OL. Pas celui qui retournera à Madrid dans deux semaines. Non, l'OL du temps de sa superbe qui réglait les affaires domestiques en une moitié de saison pour mieux se consacrer à sa quête du Saint Graal du côté de C1. Avant d'être rattrapé par ces menues contrariétés qui menacent de mettre à mal une réputation tout juste gagnée de redoutable armada des soirées européennes.



Sané pas tout à fait Diarra

Ce petit tour par l'antre surchauffée de Karaiskakis prend du coup des allures de belle occas' qui ne se refuse pas lorsqu'il s'agit de chasser son lot de mauvais démons. Et pour y parvenir, mieux vaut encore revenir aux fondamentaux, autour d'une défense en béton armée devant laquelle Laurent Blanc a placé Ludovic Sané.

En face, les joueurs de l'Olympiakos, davantage la tête à leur course-poursuite en championnat derrière le Pana' du Djib' que dans ce huitième de Ligue des Champions, confirment qu'ils n'ont pas grand chose d'autre à proposer que leur statut d'habitué des phases finales de C1 pour tenter de secouer les Girondins d'entrée de jeu.

De quoi donner à voir une entame de match rugueuse, ponctuée par de nombreuses fautes et des coups de pied arrêtés qui servent de premières occasions de but. A ce jeu, les Grecs sont les premiers à se manifester, attendant patiemment les Girondins dans leur moitié de terrain et opérant par petites touches, en contres. Si les Bordelais ne donnent jamais l'impression d'être dépassés, ils provoquent ces quelques fautes qui permettent à Melberg de placer deux têtes dans la première demi-heure, une première du mauvais côté du montant droit de Carasso, la seconde obligeant le gardien bordelais à un numéro de claquette.

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Côté Marines, le dispositif mis en place par Laurent Blanc suffit largement à maintenir à distance les joueurs du Pirée. Problème, leur circulation de balle, si elle reste encore nickel, manque singulièrement de vitesse et ne bouscule pas d'un pouce un bloc grec bien en place. Et lorsque les joueurs de l'Olympiakos se mettent à jouer un cran plus haut, derrière le remuant Datolo, ce sont les relances propres des vingt premières minutes qui se dégradent, laissant progressivement place à des dégagements à l'emporte-pièce.

Faut dire qu'on s'attendait un peu à ce que les affaires prennent cette tournure dans le milieu bordelais, avec Sané à la place de Diarra en guise de dernier rempart devant sa défense. Si le candidat au titre de meilleur rookie de cette première partie de saison n'a rien à envier question abattage physique à celui qu'il remplace, il se révèle moins à son aise dès qu'il s'agit d'assurer les transmissions qui manquent tant à Gourcuff.

Limité dans ses ambitions de jeu, le collectif girondin doit alors s'en remettre à sa spéciale de début de campagne de Ligue des Champions. Suffit pour ça qu'un bout de couloir s'ouvre à gauche et que Trémoulinas s'en aille chercher une faute sur un tacle approximatif de Lua-Lua dans les arrêts de jeu. Gourcuff se charge d'aller tirer le coup-franc avant de trouver, comme prévu, la tête de Mickaël Ciani en guest.



Sévices minimums assurés

Plus besoin du coup de se forcer à la reprise. Les Grecs paraissent un brin plus empruntés qu'en début de partie, au point de laisser les Bordelais s'approcher sans grande conviction de leur surface. La défense olympique se contente de faire le job, renvoyant ci et là quelques centres balancés à l'occasion par Trémoulinas ou Wendel. Pour toutez tentatives d'accélération, il faudra s'en remettre à une ou deux relances de Nikopolodis et voir enfin les attaquants grecs réussir à prendre à revers la défense bordelaise. A la 57ème minute, c'est Raul Bravo qui parvient ainsi à passer Chalmé côté gauche, avant d'envoyer un centre que Maresca reprendra pleine course, manquant le cadre de peu. A la 80ème, après une frappe ras-de-terre mal ajustée de Wendel, c'est Lua-Lua qui oblige Carrasso à s'étirer de tout son long pour accompagner un tir croisé de l'attaquant congolais.

Contrariés dans leur plan de jeu en première période et pas franchement en capacité d'accélérer leurs relances à mesure que les lignes grecques se distendent en seconde, les Girondins se contentent donc de poursuivre leur campagne de Ligue des Champions comme ils l'ont commencée, avec une défense suffisamment sûre de son coup pour maintenir ce but d'avance qui suffit à envisager la suite l'esprit tranquille. Et lorsque la défense se montre un rien dépassée sur deux corners last minute dans les arrêts de jeu, il reste encore Carrasso pour conserver le résultat en l'état. Six ans après le triomphe grec lors de l'Euro 2004, les Girondins sont allés remettre au goût du jour une certaine idée de l'équipe impossible à manœuvre. Pas sûr que ça suffise pour répondre aux attentes en vue d'une suite qui sera certainement plus pimentée que ce onze grec qui manque cruellement d'imagination...

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