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Le petit Nicolas a des ennuis

Les soucis des goals parisiens font beaucoup parler, mais Nicolas Dehon, l'entraîneur des gardiens du PSG, était pour l'instant resté à l'abri des critiques. Une immunité qui pourrait bientôt prendre fin si l'on en croit les bruits qui disent qu'Emery commence à douter de lui. Une situation nouvelle pour Dehon, apprécié de tous les gens avec qui il a travaillé et dont les méthodes avaient toujours fait mouche jusqu'à présent.

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La déroute d'Areola plonge une partie de la petite planète PSG dans l'embarras. Alphonse sur le carreau, que reste-t-il comme solution dans les bois ? La réponse tient en une syllabe qui sonne comme une balle, en 1m89 d'abdos et de cheveux parfaits : Trapp. Le hic, c'est que l'Allemand a beau enchaîner les bons matchs, travailler dur depuis le début de la saison pour remporter à la loyale son duel contre Areola et garder un état d'esprit exemplaire, il ne convaincra jamais ceux qui l'ont pris en grippe. Les griefs contre Trapp n'ont pas changé depuis son arrivée au PSG. La sainte trinité « Il n'est pas meilleur que Sirigu/C'est un gardien à boulettes/Le fantasme du nouveau Neuer a assez duré » tourne toujours à plein régime, mais les pro-Trapp ont eux aussi des flèches aiguisées. Parmi elles, celle qui touche la cible à chaque fois, le qualificatif « pas assez décisif » scotché au nom de Sirigu, qui n'aurait presque pas progressé lors de son séjour parisien. Cinq ans et presque deux cents matchs pour garder les mêmes défauts, sans se bonifier ou presque. Mais si l'Italien a stagné, si l'Allemand peine à convaincre, si le Français galère à s'imposer, la faute à qui ? Au club, la rumeur court que le staff d'Emery commencerait à regarder d'un œil torve l'entraîneur des gardiens, le discret Nicolas Dehon. Impensable pour Grégory Coupet, arrivé en même temps que Dehon à Paris en 2009, et qui vole à son secours : « Quand vous voulez tuer votre chien, vous dites qu'il a la rage ! C'est un entraîneur des gardiens exceptionnel. Celui qui me dit l'inverse, je ne vois pas comment il a pu ne pas s'entendre avec lui et ne pas avoir pris du plaisir à s'entraîner avec lui. »

L'homme de Steve


Au moment de l'arrivée d'Unai Emery, Nicolas Dehon était pourtant l'un des seuls du cabinet de Laurent Blanc à avoir sauvé sa peau. Lui et l'éternel Papus Camara s'en étaient sortis, mais en regardant de plus près, on s'apercevait que Nicolas Dehon avait eu chaud. En effet, Emery aurait adoré emmener dans ses bagages son entraîneur des gardiens de Séville, Javier Garcia. Une mission impossible, le club andalou refusant catégoriquement de le laisser partir. Alors Emery s'était fait une raison, et avait laissé Dehon à son poste. « Qu'Emery soit attaché à son gardien, c'est compréhensible. Mais de là à dire que Nico Dehon peut être un souci, j'y crois pas deux secondes » , tranche Greg Coupet. Et s'il se murmure que le Nicolas Dehon en question ne donne que moyennement satisfaction à Emery, il s'agit d'une situation complètement inédite pour le coach des gardiens parisiens qui a jusqu'à maintenant passé toute sa carrière à se faire encenser partout où il a bossé. À l'origine, Dehon est lui-même un gardien de but resté plus de quinze saisons à Troyes où il a tout connu : le foot amateur, la Division d'honneur, les montées qui se succèdent, le monde professionnel, jusqu'à la D1. La suite, c'est une reconversion comme entraîneur des gardiens sur les conseils d'Alain Perrin. À Troyes, évidemment. Mais en 2004, Dehon déménage au Havre pour rejoindre le staff du HAC et y rencontre le jeune Steve Mandanda dont il fera son chef-d’œuvre, sa Chapelle sixtine. Une collaboration de deux ans seulement qui a grandement participé à mettre Mandanda sur orbite, et même après le départ de Steve pour l'OM, Dehon continuera à prendre soin de son poulain en l'appelant régulièrement et en nouant une relation d'amitié avec lui.

Nicolas dehors ?


La séparation n'est pas trop longue, puisqu'en 2009, Dehon arrive à Paris où il ne reste qu'un an. C'est là qu'il a fréquenté Grégory Coupet, arrivé la même année, qui garde un souvenir impérissable de cette saison passée ensemble : « Humainement, c'est un mec extraordinaire. À l'Atlético, je n'ai pas eu un contact extraordinaire avec l'entraîneur des gardiens, donc je retrouvais le côté très proche que j'avais avec Joël Bats. Il est hyper proche de ses gardiens, protecteur et toujours à l'écoute. » Mais du côté de Marseille, Mandanda veut voir revenir son mentor, et l'OM parvient à faire signer Dehon à l'été 2010. La collaboration entre les deux hommes reprend, jusqu'au départ de Didier Deschamps deux ans plus tard. Dehon ambitionne un temps de le suivre chez les Bleus et de devenir coach des gardiens de la sélection, mais comprend rapidement que la place n'est pas libre. Alors il opte pour un retour au PSG, où il arrive avec Laurent Blanc. Tout en réussissant l'exploit d'être resté très apprécié à Paris comme à Marseille, malgré les navettes qu'il fait entre les deux clubs. Alors pourquoi cette fin de l'état de grâce ? Méthodes pas assez modernes, avancerait l'équipe d'Emery. Une aberration pour Coupet, qui se souvient d'un entraîneur féru de vidéo, proposant une très large palette d'exercices : « Son implication est toujours optimale. Quand on le voyait se défoncer comme ça, on avait qu'une seule envie, c'était de répondre à ses attentes. Il faisait tout pour que l'entraînement soit interactif. Il s'adaptait à moi, il n'a pas essayé de changer ma manière d'être. Il m'a amené une variété dans les entraînements qui m'a fait un bien fou. Je pense que je n'étais pas un mauvais gardien, et sous sa houlette, je me suis éclaté et j'ai continué d'apprendre. » Comment dit-on « Nicolas bon gars, toi pas virer » en espagnol ?

Par Alexandre Doskov Propos de Grégory Coupet recueillis par AD
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