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Le petit jeu dangereux de Julian Draxler

En annonçant dans la presse son envie de quitter Wolfsburg contre l'avis de ses dirigeants après seulement une saison passée au sein du club, Julian Draxler a crée un mini-scandale.

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« Quand j'ai signé à l'été 2015, le club et moi nous nous sommes mis d'accord oralement sur le fait que lorsque je voudrais quitter Wolfsburg pour jouer à l'étranger les dirigeants me laisseraient partir. Je suis étonné que dans la presse ils déclarent, sans me demander mon avis, que je serai au club la saison prochaine. Ils savent très bien que je veux partir » . En balançant ses états d'âme dans les colonnes de Bild il y a quelques jours, Julian Draxler pensait sans doute faire pleurer dans les chaumières. Lui, le gentil joueur talentueux qui ne souhaite qu'une chose, rejoindre l'Angleterre (ou l'Italie) serait en réalité séquestré par son club. Ce couplet, ce n'est pas la première fois dans l'histoire du football qu'on l'entend, loin de là. Il peut, dans certains cas et s'il est interprété à la perfection, servir les intérêts du joueur, surtout si celui-ci a la presse dans la poche et que le club « ravisseur » est un peu mou du genou. Problème pour Julian Draxler : Wolfsburg n'a pas l'air de vouloir se laisser faire. Le jour même de la parution de la fameuse interview, le club de Volkswagen a réagi par le biais d'un communiqué de presse pour le moins cinglant : « Wolfsburg veut rendre absolument clair qu’à aucun moment, le moindre responsable n’a pris d’engagement, oral ou écrit, avec Julian Draxler au sujet de cette période de transfert estivale, qui s’achève au 31 août. Cela est confirmé par l’existence d’une clause libératoire contractuelle, acceptée par Julian Draxler, qui ne prend pas effet avant l’été 2017. Wolfsburg ne vendra pas Julian Draxler durant l’actuelle période de transferts. Au cours de discussions avec Draxler, Wolfsburg a fait clairement savoir qu’il ne céderait pas au souhait du joueur de changer de club. » Cette déclaration dans laquelle Klaus Allofs et compagnie traitent en substance leur joueur de menteur aurait pu calmer tout le monde, mais non. En Allemagne, on ne parle plus que du cas Draxler.

Draxler contre le reste du monde


Wolfsburg a beau de ne pas être le club le plus populaire outre-Rhin, une grande partie des personnalités du football allemand ont vivement condamné les propos de Draxler. « Je ne connais pas le fond de l'histoire, mais quand je vois les faits (temps passé au club, durée du contrat, transfert), je trouve que ces propos dans la sphère publique sont inacceptables » , a notamment déclaré le directeur sportif de Gladbach, Max Eberl. Alors que l'ancien capitaine de la Mannschaft, Bernard Dietz, se demande « comment faire pour que les enfants intègrent les notions de confiance et de respect quand les joueurs de l'équipe nationale piétinent ces principes » . Même Karl-Heinz Rummenigge, pourtant aux États-Unis avec le Bayern n'a pas hésité à rappeler « qu'un contrat est un contrat » et qu'il fallait « l'honorer » . Or c'est bien à ce niveau-là que le bât blesse. Julian Draxler est arrivé à Wolfsburg il y a moins d'un an. À l'époque, son départ de Schalke avait déjà fait pas mal de bruit. L'international allemand avait alors justifié son choix en arguant qu'il souhaitait passer un palier avant de partir pour l'étranger. Un an plus tard, et alors que Wolfsburg s'apprête à disputer une saison sans Coupe d'Europe, Draxler a bien évidemment changé d'avis. Depuis quelques semaines, l'ailier, qui a réalisé un bon Euro, se trouve trop fort pour Wolfsburg. Un club auquel il n'a pourtant pas donné grand-chose. « Je connais le père de Julian depuis 40 ans. Mais quand je vois ce qui s'est passé, je lève les bras au ciel. Tout comme le reste de l'équipe, Julian est responsable si le VfL ne s'est pas qualifié en Europe! » , a fait remarquer ce bon vieux Peter Neururer. Mais de ça, Julian Draxler n'a pas l'air d'en avoir conscience. Tout ce que voit le joueur, c'est que des types comme Naldo ou Schürrle ont pu partir et il ne voit pas pourquoi il ne pourrait pas faire pareil. Après un été passé sous le soleil de LA en compagnie de Mesut Özil, Leroy Sané et Emre Can, Draxler n'a pas envie de remettre les pieds dans la cité industrielle.

Le silence comme bon de sortie


Évidemment, bien que Wolfsburg clame le contraire et que le président du board de VW en personne se soit chargé de remonter les bretelles de Draxler, l'ancien de Schalke risque bel et bien de faire ses bagages. Klaus Allofs est un homme pragmatique, et il sait combien il est dur de garder un joueur qui n'a pas envie de rester, surtout lorsque ce dernier semble parti pour ne faire aucun effort. Jeudi, lors du media day, Draxler semblait n'avoir aucune envie d'être là. Le soir-même, il s'est rendu à Berlin (à 3h de route de Wolfsburg) pour discuter avec son avocat et accessoirement boire des coups avec ses potes. La rumeur voudrait d'ailleurs qu'il prenne des coups un peu trop souvent. Si pendant longtemps, Julian Draxler avait la réputation d'être un jeune homme bien sous tous rapports, ces derniers jours ont montré que la presse tabloïd n’hésiterait pas à ressortir de vieilles histoires et à le faire pister par ses paparazzis pour en découvrir d'autres. En s'attaquant directement à Klaus Allofs dans son interview, Julian Draxler a sans doute oublié que la presse allemande prenait systématiquement fait et cause pour les clubs, et que des gars comme l'ancien attaquant de Bordeaux et Marseille pouvaient avoir le bras un peu long. S'il souhaite être transféré lors du mercato estival, il a tout intérêt à faire comme Kevin De Bruyne l'an passé, c'est-à-dire se taire. S’il continue à traîner ses dirigeants dans la boue, pas sûr que ces derniers se montrent très cléments dans les dernières heures du mercato.

Par Sophie Serbini
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