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Le petit dictionnaire énervé de l’entraîneur

« Tu n’as pas de couilles. » C’est ce qu’a envoyé Sergio Conceição à Pascal Dupraz lors d’un accrochage à la fin du match Toulouse-Nantes, le week-end dernier. L’occasion d’établir un dictionnaire de poche des insultes préférées de nos techniciens de Ligue 1, qui, pour beaucoup, manient le verbe avec tact et aisance. Pour apprendre à bébé l’alphabet avec les dérapages verbaux de Fred Antonetti, Antoine Kombouaré et Hervé Renard, c’est par ici.

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A comme « Avoir envie de défoncer la gueule de quelqu’un »

Thierry Laurey à propos de son gardien Clément Maury (Gazélec Ajaccio-Bastia, 2015-2016)

Coach du Gazélec Ajaccio l’an dernier, Thierry Laurey n’a fait qu’un pige en Ligue 1, mais il a laissé sa trace dans le livre d’or de la saison 2015/16. Il le doit à quelques bons mots bien sentis envoyés depuis son banc. Parmi ses plus belles lignes, un gracieux « J’ai envie de lui défoncer la gueule » adressé à son propre gardien, Clément Maury, alors auteur d’un geste jugé dangereux par son entraîneur, qui lui reproche en outre de « faire le mariole » . Souverain dans l’art de l’exagération, Laurey ajoute dans la foulée, interpellant son adjoint : « Avec lui, on joue notre vie, tu le sais ça ? » Thierry Laurey, une bonne raison de plus d’espérer la remontée en Ligue 1 du Racing Club de Strasbourg.

(à partir de 0’36)

Vidéo


B comme « Boîte à gifles »

Frédéric Antonetti à Marama Vahirua (Lorient-Nice, 2006-2007)

Il est l’un des chefs de file du romantisme footballistique au XXIe siècle. Passé par les bancs de Bastia, Saint-Étienne, Nice, Rennes et Lille, Frédéric Antonetti a eu le temps de peaufiner ses figures de style avant d’en faire profiter joueurs, arbitres et entraîneurs de Ligue 1. C’est finalement à Nice que ses facilités d’élocution se révèlent aux yeux de tous : là-bas, Antonetti remet au goût du jour le poussiéreux « Y en a plein le cul » et popularise les expressions « Va étudier la Bible » ou encore le métaphorique « Je vais sortir la boîte à gifles, tu vas voir » .

(à 5’25 dans la vidéo)
Vidéo


E comme « Être une putain de pleureuse »

Antoine Kombouaré à Frédéric Antonetti (Valenciennes-Nice, 2006-2007)

Le 17 février 2007, Valenciennes et Nice s’affrontent au stade Nungesser. Si tout le monde a oublié la victoire niçoise 1 à 0, beaucoup se souviennent de l’échange de mots doux, au beau milieu du match, entre Antoine Kombouaré et Fred Antonetti, encore lui. Mécontent d’un carton jaune collé par l’arbitre à son attaquant Steve Savidan après un plongeon dans la surface, Kombouaré va s’expliquer directement avec le coach niçois. Résultat : match interrompu, staffs techniques obligés de séparer les deux entraîneurs, et Antoine Kombouaré qui, traîné dans le tunnel des vestiaires, pose un « T’es qu’une putain de pleureuse » . On notera ici l’usage payant de l’allitération en « P » , pour accentuer le poids de l’insulte : Antonetti ne s’en relève pas et file lui aussi aux vestiaires. Toujours redoutables, les double P.


L’extrait se trouve dans la vidéo précédente, à partir de 1’00.


M comme « Mettre la misère à un chauve »

Hervé Renard à propos d’Andrea Raggi (Monaco-Sochaux, 2013-2014)

8 mars 2014, Hervé Renard est en pleine mission commando pour maintenir le FC Sochaux qu’il a récupéré au fond du classement de la L1 quelques mois plus tôt. Sur la pelouse de Louis-II, Sochaux perd son match face à Monaco, mais Hervé Renard va gagner le sien contre le défenseur asémiste Andrea Raggi. Alors que ce dernier vient de faire dégoupiller Jordan Ayew, expulsé pour lui avoir asséné un coup de pied, un début d’échauffourée éclate sur le terrain, juste devant le banc des entraîneurs. Maître Renard, par l’odeur alléché, se tourne vers Raggi et lui tient à peu près ce langage : « Enculé va ! » Avant d’inciter ses joueurs, quelques minutes plus tard, à « mettre la misère au chauve » . Une formule passée à la postérité et qui traumatise encore, chaque dimanche matin, tous les chauves de France. En conférence de presse après la rencontre, Hervé Renard philosophe : « J’ai éprouvé une sorte de libération à dire les choses à quelqu’un qui mérite d’entendre ce que j’avais envie de lui dire. » Un poète.

Vidéo


M comme « Mettre des pains toute l’année »

Rémi Garde à Thiago Motta (OL-PSG, 2013-2014)

C’est la formule trouvée par Rémi Garde pour résumer l’activité de Thiago Motta sur les terrains de football tout au long de la saison. Ce 19 avril 2014, Rémi en a gros sur la patate : Lyon est en train de perdre la finale de la Coupe de la Ligue face à des Parisiens qui tentent de gagner du temps, à quelques minutes de la fin du match. L’entraîneur de l’OL, qui n’a pas encore digéré un penalty litigieux transformé par Cavani plus tôt dans la rencontre, voit l’Italien gratter des secondes sous son nez, et craque : « Monsieur Lannoy ! Quelle honte... Quelle honte... Il a mis des pains toute l’année cet enculé-là. Allez, joue ! » Pas classe, mais Rémi Garde présentera ses excuses quelques jours plus tard : « Je n’ai pas de circonstances atténuantes. Ce que j’ai dit ne me ressemble pas. Quand même, je fais un métier de fou. »

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N comme « Ne pas avoir de couilles »

Sergio Conceição à Pascal Dupraz (Toulouse-Nantes, 2016-2017)

Si Sergio Conceição n’est arrivé en Ligue 1 qu’au mois de décembre, l’entraîneur portugais du FC Nantes a rapidement fait ses preuves dans le petit jeu des scuds verbaux. Preuve en est cette joute qui s’est déroulée lors du match des Canaris samedi dernier, contre Toulouse. Poussé dans les cordes par l’éloquent Pascal Dupraz et son « Tricheur, va » , Conceição choisit de répondre sous forme de vers, par un hexasyllabe évocateur : « Tu n’as pas de couilles. » Percutant et imagé, le style Conceição a déjà ses adeptes.



S comme « Se la fermer ou sortir du terrain »

Claude Puel à Yoan Cardinale (Nice-Sainté, 2015-2016)

Se la fermer ou sortir du terrain : l’ultimatum de référence de l’entraîneur de District pour tenir ses joueurs le dimanche matin. Le 7 mai 2016, Claude Puel a offert à cette menace toujours agitée par les coachs, mais rarement exécutée une place sur les terrains de Ligue 1, lors d’un match face à Saint-Étienne. Sur les nerfs et prêt à en découdre après un début de bagarre entre les joueurs des deux équipes, Yoan Cardinale reçoit la visite surprise de Cloclo, qui traverse le terrain pour venir le refroidir : « Tu vas te la fermer ? Je te sors, sinon ! Tu as compris ? Tu la fermes maintenant. » Évidemment, il ne l’a pas fermée et n’est pas sorti du terrain.



Par Albert Marie
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