1. // Finale Coupe du Roi
  2. // Atletico/FC Séville (0-2)

Le patron, c'est Séville !

C'était à prévoir. La chance ne pouvait pas sourire éternellement aux Colchoneros. Le FC Séville remporte la Coupe du Roi sans aucun conteste possible. L'épilogue de la saison espagnole aura été beau, bruyant, coloré et disputé. Résumé.

Modififié
0 5
Réunis dans le plus grand stade d'Espagne, les supporters madrilènes et sévillans ont donné une véritable leçon d'ambiance aux habituels socios mous locaux. Pour la première fois depuis belle lurette, c'est-à-dire depuis la finale des Jeux Olympiques de Barcelone, le Camp Nou a été envahi de petits drapeaux espagnols.

En plus de partager les mêmes couleurs, les supporters colchoneros et rojiblancos partagent visiblement le même patriotisme. Après que l'hymne espagnol a été expédié vite fait bien fait, les 22 acteurs du match ont très vite électrisé une foule qui ne demandait que ça. A la 10ème seconde de jeu, Agüero est tout près d'avoir donné raison à Domenech en grillant la politesse à Escudé. C'est la première et dernière fois du match que le Français sera pris en défaut.

Les premières minutes sont intenses, aucune des deux équipes ne veut et ne peut calmer le jeu. Seul le funambule Navas semble surnager. A la 5ème minute de jeu, l'international espagnol met deux défenseurs de l'Atletico dans le vent avant d'enclencher une frappe soudaine détournée par Dominguez dans les pieds de Capel. Sans réfléchir le rasta andalou expédie une minasse dans le petit filet de De Gea. Golazo et 1-0 pour les ouailles de Del Nido. Étrangement, les Rojiblancos se replient et laissent le contrôle du ballon à la défense centrale de l'Atletico. Bien vu tant Perea et Dominguez semblent emmerdés ballon aux pieds. Malgré Tiago, Assunçao et les décrochages du Kun et de Reyes, les Madrilènes galèrent pour s'approcher des cages de Palop. Face au bloc compact de Séville, l'Atletico semble désarticulé et sans imagination. Zokora, infatigable, n'y est pas pour rien. L'Ivoirien, impérial dans le pressing, l'abnégation et la récupération, aura été l'un des hommes du match. A la 26ème minute, Ujfalusi, reconverti en défenseur latéral, centre en retrait pour Agüero qui bute sur Palop. Forlan, en bon renard, tente de reprendre mais le gardien sévillan est encore là. Finalement, Tiago envoie un skud dans le dos de Squillaci. En trois secondes, l'Atletico aurait pu marquer trois fois. Le match a sans doute basculé à ce moment-là. Peu avant la mi-temps, Tiago encore lui, envoie un autre missile des trente mètres arrêté de manière peu académique par Palop. Mi-temps.



De retour des vestiaires, l'Atletico semble avoir repris du poil de la bête. Les Sévillans, eux, ne changent pas de plan et multiplient les petites fautes tactiques. L'intensité monte encore d'un cran, lorsqu'Ujfalusi frotte son crâne contre celui de Zokora. Psychologiquement et physiquement, les Andalous semblent beaucoup mieux armés d'autant que Negredo, transparent dans le jeu, y va également de son petit coup de tête à Dominguez. Entre deux combats de coqs, Agûero arrive tout de même à se faufiler dans les seize mètres rojiblancos sans parvenir à conclure. Les Colchoneros galèrent, du coup Quique Flores décide de remplacer Assunça et Simao par Jurado et Raul Garcia. Sans résultat. L'impuissance des Madrilènes fait peine à voir. Perea décide alors de se soulager en réalisant un tacle assassin sur Capel.

Première baston collective de la soirée. Zokora, le fil rouge du match, endosse son costume de Shaft et met des coups de pression à tout le monde y compris à un remplaçant de l'Atletico qui tente de le calmer. Dragutinovic et Adriano, blessés tous les deux, crachent des mots doux au petit Simao. Le Portugais ne réplique pas. L'arbitre ne sanctionne pas. Mejuto Gonzalez aura passé sa soirée à gueuler comme un putois pour calmer les ardeurs des acteurs, sans grand succès. Kanouté, le joueur le plus zen du monde, se rappelle qu'il y a une finale en jeu. L'international malien, bien servi par Navas, réalise une talonnade sublime malheureusement vendangée comme un porc par Negredo alors qu'il était seul face à De Gea. L'Atletico tente de réagir au courage, mais la tête ne suit pas.

En toute fin de match, une passe loupée d'Ujfalusi est récupérée par l'électrique Navas au rond central. L'international espagnol met dans le vent Antonio Lopez et parvient à éviter le tacle de Dominguez avant de mettre un crochet extérieur à De Gea et de frapper dans les buts vides. Putain de raid solitaire, Golazo et délire dans les tribunes sévillanes. L'Atletico aura été victime des deux ailiers les plus rapides de la Liga. Au coup de sifflet final, les joueurs rojiblancos fêtent leur titre avec des chapeaux noirs en référence à celui de leur président Del Nido. Tiago est en larmes. Agüero est anéanti. L'Argentin a certainement joué son dernier match sous les couleurs de l'Atletico. Les Sévillans, de leur côté, rendent un hommage vibrant à Puerta, en levant les bras au ciel. Quatre jours après leur qualification miraculeuse en Ligue des Champions, les Sévillans s'adjugent logiquement la Coupe du Roi. Leur saison est sauvée. Celle de l'Atletico, malgré la défaite, l'était déjà grâce à l'Europa League. Peace and tranquillity.

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Très joli match avec beaucoup de mouvement et d'intensité.
Par contre la technique était parfois à revoir, bizarre pour deux équipes pourtant réputées.
Zokora a été énorme. Sinon, c'était flagrant parfois les simulations et c'est aussi ça qui a envenimé le match (surout Navas et Capel).
"Réunis dans le plus grand stade d'Espagne, les supporters Madrilènes et Sévillans ont donné une véritable leçon d'ambiance aux habituels socios mous locaux."

A So Foot vous savez que la sélection Catalane joue ses rencontres au Camp Nou ?
Parce que contre l'Eskadi notamment, l'Argentine aussi, l'ambiance était largement supérieure à celle d'hier dans les travées du stade.
Et les drapeaux Catalans étaient beaucoup plus beaux que ceux dressés hier... même si les couleurs restent assez semblables.
Il a raison les socios du Barça sont des mous, tout comme ceux du Bernabeu.
Sinon, effectivement je pense que tout le monde sait que la sélection catalane joue au Camp Nou et non au stade municipal de Mataró...
Reste plus qu'à savoir alors que l'ambiance lors de ces rencontres y est EXCEPTIONNELLE.
Ca, c'est parce que tu prends pour exemple un match contre la sélection d'Euskadi ;-)
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
0 5