1. //
  2. // Milan AC / Inter (3-0)

Le patron, c'est Milan

Naples voulait prendre son trône au Milan AC. Ils en ont pris trois. L'Inter a voulu faire la même chose. Bah, ils en ont pris trois aussi. Le message est clair : cette saison, le Scudetto sera, selon toute vraisemblance, rossonero.

0 17
La ville de Milan est rouge et noire, ce soir. Après cinq années de domination, au cours desquelles l'Inter a tout gagné, a dominé la Serie A, a humilié la concurrence, le Milan AC prend enfin sa revanche. Ironie, le maître-artificier du grand pardon se nomme Pato, un petit Brésilien de 21 ans, recommandé au Milan AC par un certain Leonardo, aujourd'hui sur le banc de l'ennemie Inter. Un Pato qui a même fait oublier que ce soir, l'attaque milanaise était orpheline de Zlatan Ibrahimovic, suspendu. Qui s'en est rendu compte? Personne. Sauf Leonardo, qui a bien morflé. Pourtant, jusqu'à ce choc attendu par toute l'Italie et regardé dans le monde entier, l'Inter a couru. Couru. Couru. Une course effrénée qui a débuté au début du mois de janvier. La ligne d'arrivée, c'était ce derby. Un derby qui devait, pour tout le peuple interiste, marquer le grand “sorpasso”, comme on l'appelait déjà en Italie. Le dépassement. Celui où l'Inter reprend son trône, après avoir compté, à la fin du mois de décembre, quelques 13 points de retard. Milan 62. Inter 60. Voilà ce qu'affichait le classement à 20h45. Deux points de retard que Leonardo rêvait de combler, et de transformer en un point d'avance. Mais il ne faut jamais vendre la peau du Milan AC avant de l'avoir tué. Au contraire. Ce soir, plus que jamais, Milan est en vie. Milan revit. Trois coups de couteau dans le dos de son rival, et le Scudetto lui tend les bras. Moralité : rien ne sert de courir, il faut arriver à point.




Pato Van Basten




Et les tifosi, eux, arrivent à point. San Siro est plein à craquer. A peine arrivé dans le stade, on salue son voisin, mais pas le temps de lui claquer une bise : Milan frappe déjà. A la 1ère minute, un magnifique mouvement collectif amène Robinho devant Julio Cesar, sa frappe est repoussée... sur Pato, qui score dans le but vide. 1-0. Pas le but le plus difficile de sa carrière, mais certainement l'un des plus importants. Le stade est déjà un volcan. Leonardo fait la tronche. Son Inter est sonnée, ne comprend pas vraiment ce qui lui arrive, et Milan continue. Pendant 10 minutes, c'est le Grande Milan qui est sur la pelouse. Robinho et Seedor semblent Rijkaard et Gullit sans les dreads, et Pato a l'air d'un mini Van Basten, dangereux à chaque fois qu'il touche le ballon. Il pourrait y avoir 2-0 ou 3-0 à la fin du premier quart d'heure que cela ne choquerait personne. Mais Milan se calme. La tornade passe et l'Inter reprend ses esprits. Pandev (13') et Sneijder (14') tentent d'allumer des mèches. Pétards mouillés. Milan contrôle, et l'Inter sort enfin de sa torpeur, en se créant une première occasion par Pazzini, qui profite d'un contre favorable et expédie un vieux pointard directement sur Abbiati. Alors que cet éclair pourrait symboliser le début du match pour l'Inter, la rencontre devient désagréable. Chacun y va de sa petite simulation (Robinho, Sneijder) pour obtenir pénaltys et coups-francs. Mais l'arbitre ne se laisse pas avoir. Jusqu'à la 36ème minute, les joueurs passent plus de temps par terre qu'à essayer de se faire des passes. Puis Van Bommel rappelle que ce soir, c'est grand soir. L'ancien du Bayern décoche une mine qui, déviée, vient s'écraser sur la barre de Julio Cesar. Deux minutes plus tard, c'est tout le peuple rossonero qui voudrait embrasser Christian Abbiati. Sur un corner de Sneijder, Eto'o reprend de la tête à bout portant. Le gardien milanais, d'un reflexe exceptionnel, repousse juste devant sa ligne. Les Interistes disent “derrière”. Visiblement, pas les ralentis. La première mi-temps s'achève par un raté démentiel d'Eto'o qui, à deux mètres du but, la met à côté. Heureusement pour sa dignité, l'arbitre de touche avait sifflé hors-jeu.




Des rouges, des olé et des roulettes




La seconde période ne commence pas avec la même intensité que la première. Milan attend clairement son adversaire en mode “Viens me chercher si t'es cap”. Mais l'Inter, à l'image d'un Pandev qui rate tout, n'est pas lucide. Et dès la première attaque, la bande de Leonardo se fait clasher en contre. Pato s'échappe, Chivu le fauche (involontairement?). La sanction tombe : rouge pour le Roumain casqué. Ça se complique pour les Nerazzurri et Leonardo commence à penser qu'il va réellement se taper le surnom de “Maudit du derby”. Et sa pensée se précise lorsqu'Abate, décalé par Seedorf, tente une frappe qui devient un centre. Et qui passe par là ? Pato bien sûr. Le Brésilien dévie le ballon de la tête et double la mise, sous le regard émerveillé de Barbara Berlusconi, fille de, et nouvelle conquête de l'attaquant. L'Inter a la tête dans le trou. Diego Milito refait surface après des semaines d'absences. Pas d'effet. C'est Milan qui risque d'aggraver la mise par Boateng. Le Ghanéen harangue le stade, qui kiffe sa grinta. A 20 minutes de la fin, les premiers “olé” commencent à se faire entendre. Robinho pense qu'ils annoncent le début du carnaval, et se permet une petite roulette devant son pote Julio Cesar, mais sa frappe est repoussée sur la ligne par Cordoba. Milan samba. Cassano rentre, et à trois minutes de la fin, Fantantonio signale sa présence en se faisant bousculer dans la surface par Zanetti. Cette fois-ci, pas de simulation, mais un pénalty, pour arrondir le score. Ibra et Pirlo absent, Pato sur le banc, la voie royale est tracée pour Cassano, qui se fait justice lui-même. 3-0. L'ex de la Samp enlève son maillot. Jaune. Une minute plus tard, une grosse faute. Jaune encore. Et rouge. Merci pour ta participation.



Finalement, malgré ce petit accroc, Allegri peut laisser éclater sa joie, comme la majeure partie du stade. Ça y est. Milan tient son derby, le deuxième de la saison, et, par la même occasion, sa revanche. Cinq points d'avance, le Scudetto n'a jamais été aussi proche. L'an dernier, l'Inter a remporté les deux derbys, et a été sacrée championne d'Italie. Cette année, c'est Milan qui prend les six points du duel fratricide. Les superstitieux ont déjà tiré leurs conclusions.



Eric Maggiori

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Article très bien écrit : je n'ai pas vu le match, mais ça donne envie ! D'y être aussi d'ailleurs.
Si Milan recrute, peu mais bien, pour la saison prochaine, ça risque de faire très mal en Europe.

PS : Rien ne sert de courir ; il faut partir à point, et non pas arriver. Mais c'était peut-être fait exprès vu l'accroche du paragraphe suivant.
"Cinq points d'avance, le Scudetto n'a jamais été aussi proche. "
Le Napoli peut revenir à 3 points hein...
Franchent, victoire MERITEE! J'etais pour l'Inter, mais le Milan A.C a ete impressionant de matrise et de justesse. Et de Pato...
il est vrai que milan méritait sa victoire, mais apparemment, monsieur maggiori, nous n'avons pas vu le même match... article trop romancé.
Au bastard: l'article est redige specifiquement de maniere a offrir une lecture agreable.. preferable au descriptif minute classique et ennuyeux.. c'est ce qui fait une des specificites de So Foot et explique pourquoi beaucoup de personnes le suivent de l'etranger...
C'est toujours un plaisir de lire les articles et news de EM.. donc ta vision du match bah on s'en branle en fait...
J'arrive, je provoque un péno, je le marque, je me fais expulser.À la prochaine!
Honnêtement, j'ai rarement vu un match avec une physionomie pareille :
- Un pressing du Milan tellement haut (et sur la durée !) que les défenseurs interistes avaient littéralement du mal à trouver le milieu.
- Un deuxième rideau tellement impitoyable que le dernier maillon à toucher le ballon était Sneijder, trop enclin à vouloir créer le décalage tout seul (mais il semblait être le seul à se révolter...).
- L'incroyable - inexplicable léthargie de l'attaque intériste : ok il faut être placé tactiquement pour qu'en cas d'attaque les solutions soient disponibles. Mais pas quand la défense se retrouve débordée de toutes parts !
A aucun moment Eto'o n'est redescendu pour apporter un peu de soulagement ! Au final, ce merveilleux joueur en temps normal se retrouve avec un bilan incroyable d'une dizaine de ballons touchés (je n'ai pas la stat précise), dont 1 qui relève de la magie noire tellement il loupe une occasion incroyable, à 1 mètre du but !

- Et malgré une excellente réaction intériste entre la 15è et la 45è, où le Milan évoluait en contre, la deuxième mi temps aura été presque surréaliste de passivité, et les deux équipes étaient coupées en deux, jouant exclusivement dans la moitié de l'Inter. Drôle, drôle de match...
Sans Julio Cesar c'est 5 points de retard mais aussi 5-0... Hier l'Inter n'a absolument rien pu montrer.
grand match jai été voir le match aller mais c'est celui la que j'aurais du aller voir!!!!sinon rien a dire juste eto'o voila il a porté l'inter a lui tout seul a un moment donné il peut rien faire seul surtout si l^équipe en face est irréprochable collectivement...
Ou est la difference entre le Milan de CL et celui là?
VAN BOMMEL!
Le roi du milieu de terrain! Hallucinant joueur!
Y a qu'un ignard comme Roustan pour ne pas s'en rendre compte!
Y a aussi eto'o, l'homme qui aura couté bon nombre de victoires à l'Inter!
heureusement que Castaignos arrive!
Bravo à Cassano qui reprend la première du classement du joueur italien le plus débile à Ballotelli.

3mn de jeu, un but deux cartons jaune, chapeau l'artiste !

Eto'o victime du vaudou embauché par le journaliste camerounais^^
À signaler l'énorme match de Seedorf. C'est vraiment lui qui a fait la différence! Dommage qu'il ne soit pas aussi régulier parce que lors des matchs comme ça..! Cassano aussi... Ça promet l'Italie avec Balo + Cassano en attaque!!!
Entame de match catastrophique coté interiste et scénario inespéré coté berluscateam, rien de dramatique, on est revenu de situation bien plus compromises...

Oui...

Mais voila...

Une multitude de miracles ont eut lieu ce soir, à tel point que J.C. (pas le brésilien, l'autre) se demande s'il n'avait pas un jumeau maléfique caché dans son étable.

En ce 02 Avril de l'année 2011, il l'avait décidé, les diablotins devaient l'emporter, et pour se faire il endosserait un maillot jaune !

Durant 96 minutes, les lignes de but furent déplacées de 5cm sur certaines actions afin qu'Abbiati se découvre des mains et des réflexes par la même occasion (celui ci ne manqua pas de célébrer cette découverte de manière ostentatoire) !

Par la suite, comprenant que le danger pouvait venir de ceux ci, les corners furent transformés en six mètre, au grand dam d'un fou rugissant près d'un lion désabusé.

Malgrès tout ça à 11 contre 11, le danger restait présent, c'est alors que les plongeons entrainèrent des expulsions, et que le pauvre hollandais volant retombait lourdement suite aux charges répétée de MGMK (Société pas très anonyme d'équarrissage avec pour ambassadeurs Mark, Gennaro, Mathieu et Kevin) sans que ceux ci ne furent réprimandés, ou alors avec le sourire et une tape amicale dans le dos...

Notre Rom' expulsé, l'Inter asphyxié par un jeu de passe à dix déprimant, un autre miracle eut lieu !
L'archange Gabrivier Zanettel, outré, commis un acte d'insoumission, désireux sans doute d'exprimer au monde son indignation. L'esprit malin tapi dans son maillot jaune se dit que cela risquait d'être quand même flagrant s'il l'expulsait. Un jaune avec le sourire, et un péno ni contestable ni contesté.

3-0, l'anti-messe était dite.

Son numéro ne pouvait qu'être conclu par une expulsion BBilaniste après sa tentative de « compensation », pas de bol pour Fantantonio qui a tendu la joue, et la prise dans le fondement.
Ultime miracle, il en a rit (coquin !) !

Les statisticiens pourront parler (1 rouge partout, 3 jaunes pour les ACistes (18 fautes), 2 pour les Interistes (15)), et s'autoproclamer légitimes aux yeux de tous...

Vous comprendrez donc que si la décence (et la loi) me le permettaient, je déflorerai bien la fille de N. Rizzoli avec une capote sertie de verre pilé et de Bhut Jolokia !

Elle ne me le permet pas...

Arbitrage « ça s'équilibre sur une saison », merci ! Et félicitations au Cugini...

Et sinon question stupide :
Donner moi le nombre de derby finit à 11 par l'inter sur les 3 dernières années ?
Sgnos, deux choses. 1: désolé mais ta métaphore filée de la religion est vraiment comment dire... Aussi pitoyable que le fond de ce que tu dis. 2: Le fond justement, sur le coup de tête de Motta même Bergomi (tu vois qui c'est non), commentateur sur la téloche italienne admet qu'elle ne rentre pas, but de Flamini injustement annulé, main de Maicon dans la surface non siflée, faute de dernier homme de Zanetti non sanctionnée d'un carton rouge, tu veux que je continue? Non franchement, certes il y a eu des erreurs d'arbitrage (Zambrotta et van Bo assez violents), mais on ne peut en aucun cas dire qu'elles étaient à la faveur de Milan, d'autant plus que la physionomie du match reflette le score.

Alors franchement, admet que l'Inter a mal joué, que Milan a bien joué, et que si vous avez perdu c'est qu'il y a une jolie petite raison. Sans vulgarité ridicule...
Finnanigan :

Beppe affirme sur sky que le ballon n'est pas rentré ? Ah bon, pourtant sur les replay de Fox Soccer Channel... Il pouvait y avoir un doute sur cette action. L'erreur est humaine. Soit !

Zanetti n'est pas le dernier défenseur sur l'action, il l'annihile néanmoins... Le rouge était justifié et mérité. Celui de Fantantonio ne l'était pas, ça tombe sur lui, pas de bol (vraiment)...

Comme annoncé précédemment cette double compensation à la 88eme et à la 90eme permet de légitimer l'impartialité de Rizzoli. J'occulte le but de Flam' volontairement, hors jeu ou pas, l'erreur est humaine et ça se joue, comme sur le coup de tête de Motta, à quelques cm. La décision fut prise par contre alors que le match était terminé.

L'inter est mal entré dans le match (une habitude), la 1ere mi-temps disputée et équilibrée. Il n'y en a pas eut de seconde malheureusement, le match s'achevant à la 52eme sur un plongeon Robinhesque de Pato. Et cela est imputable à un homme et un seul...
Sgrnos ton commentaire est aussi pourri que ton blase. Do you remember the time ou l'Inter marquait un but capital contre Sienne avec 4 joueurs hors jeu? Hier, on vous a rossé méchamment, une partouze en règle. Tu devrais remercier l'arbitre sinon c'était le tarif de 2001. Un 6 0 bien sec, façon Steffi Graf 88. Une démonstration footballistique. Je ne remercierai jamais assez l'homme aux dents jaunes écarlates de nous avoir vendu l'as des as , il mitico Clarence Seedorf( sans oublier le dandy Pirlo). Il s'est baladé pendant tout le match. Un match joué en mode parrain façon James:"Look at me you know what you see, you see a bad mutha". The Boss mon Sgrrrrrnos: Un interiste dans toute sa splendeur, incapable de reconnaitre le mérite de l'adversaire. perdazzuro tu es perdazzuro tu resteras. On vous a tout simplement montré la grandeur du Stendhal, de la technique et du mouvement. Les free fighter déboussolés. Putain! Sgggrrrrnos, n'oublie jamais paid the cost to be the boss. CLARENCE SEEDORF THE BOSS ; ONE TWO, GET DOWN!!! http://www.youtube.com/watch?v=8N2OxuChrRM
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
Article suivant
4-Lyon = 3
0 17