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« Le Parc est le plus beau stade de France »

Meneur de jeu talentueux, actuel consultant pour RMC, l'Algérien Ali Benarbia est l'un des mieux placés pour parler du Paris Saint-Germain et de Manchester City, deux clubs où il a été capitaine.

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Quel souvenir gardes-tu de ton passage au Paris Saint-Germain ?
Je sortais d'une très belle saison aux Girondins de Bordeaux. Je suis arrivé à Paris où ils avaient eu une année difficile, 9e place au final. J'ai eu la chance de passer une superbe première saison au PSG. L'équipe n'avait pas trop changé. Laurent Robert et moi étions les deux seules recrues. On a réussi une année exceptionnelle, puisque nous n'avons jamais été au-delà de la 4e place, on a fini deuxièmes. Malheureusement, on a perdu la finale de la Coupe de la Ligue, c'est dommage. Mais on s'est qualifiés pour la Ligue des champions directement.


« Grandir dans un pays en guerre, ça te forge un caractère »

Qu'est-ce qui vous a le plus marqué au PSG ?
Plus que le club, c'était le fait de jouer au Parc. C'est le plus beau stade de France. Il donne envie de jouer au foot et de faire du spectacle. J'avais pris l'habitude avec Martigues, Monaco et Bordeaux d'y jouer en tant que visiteur. Pouvoir y évoluer en étant à domicile, devant une moyenne de 42 500 spectateurs, avec les deux kops qui chantaient, c'était exceptionnel, il y avait une super ambiance, surtout qu'on a eu la chance d'avoir de bons résultats. Je me suis rendu compte après ces années que le club comptait aussi bien en France qu'à l'étranger.

« Cette année-là, on a battu le record de nombre de points et de buts marqués par une équipe de Championship. Nos trois attaquants ont culminé à 35, 32 et 28 buts. J'ai terminé meilleur joueur du championnat. C'était magnifique. » Ali Benarbia
Et quels souvenirs gardez-vous de Manchester City ?
J'y suis arrivé à 33 ans. Le club venait de descendre et voulait revenir en Premier League. Kevin Keegan était arrivé en début de saison pour entraîner l'équipe. Mon arrivée s'est faite très vite. Pour mon premier match, j'étais titulaire face à Birmingham qui jouait aussi la remontée. Le soleil était magnifique, le stade de Maine Road était plein, 35 000 spectateurs. On gagne 3-0, je fais deux passes décisives et je suis élu homme du match. Je n'ai pas eu le temps de savourer parce que j'ai enchaîné trois rencontres en une semaine, dans lesquelles j'ai marqué. Et j'ai fait deux passes décisives dans le deuxième match. Cette année-là, on a battu le record de nombre de points et de buts marqués par une équipe de Championship. Nos trois attaquants ont culminé à 35, 32 et 28 buts. J'ai terminé meilleur joueur du championnat. C'était magnifique. Une saison exceptionnelle dont les supporters se rappellent encore.

Qu'est-ce qui a changé dans votre jeu entre les périodes parisienne et mancunienne ?
Manchester City était une équipe anglaise, qui jouait dans le style anglais, « fighting spirit » , en essayant de récupérer le deuxième ballon et de se projeter ensuite vers l'avant pour marquer. Avec l'arrivée de Kevin Keegan et la mienne, Manchester City a évolué différemment. Ils se sont mis à jouer au sol, avec des redoublements de passes, un jeu technique. On a eu la chance d'avoir un bon groupe, sympa, on jouait bien. L'année d'après, en Premier League, Kevin Keegan m'avait nommé capitaine. On termine 8e, meilleur classement de Manchester City depuis 1968.

« Il fallait absolument qu'un grand club en France représente la Ligue 1 à l'étranger, et c'est ce que Paris fait très bien. » Ali Benarbia
Que penses-tu de l'évolution des deux clubs ?
City a changé sa façon de jouer, le stade était plein et des joueurs sont arrivés : Nicolas Anelka, Robbie Fowler ou encore Marc-Vivien Foé. Ils en ont attiré d'autres... Je pense que ça a donné l'envie au propriétaire thaïlandais de racheter le club, il a mis les moyens à l'époque. Après, on sait ce qui s'est passé avec l'arrivée des Émiratis. Là, Manchester City est entré dans une autre dimension. Il ne suffisait plus de jouer le haut de tableau, il fallait remporter le titre et finir chaque année dans le top 3. Le Paris Saint-Germain a changé avec l'arrivée des Qataris, même si le PSG que j'avais l'habitude de rencontrer, que ce soit avec Monaco ou Bordeaux, jouait le titre et disputait les coupes d'Europe. Paris a enfin eu le club qu'il méritait : le club de la capitale, la meilleure équipe de France et l'un des meilleurs d'Europe. Il fallait absolument qu'un grand club en France représente la Ligue 1 à l'étranger et c'est ce que Paris fait très bien. Au moment où le championnat de France a moins de bons joueurs, grâce au PSG, il est beaucoup plus représenté à l'étranger.

« Je dirais qu'il est beaucoup plus intéressant d'investir au Paris Saint-Germain. Mais je dirais que Manchester City avec la Premier League est plus visible. » Ali Benarbia
Avec ces changements, les deux clubs n'ont-ils pas un peu perdu leur âme ?
Ce n'est pas qu'ils ont perdu leur âme, mais entre un club sympathique qui joue avec ses moyens, ses supporters et un qui est dans une autre dimension, avec des grandes stars... Les supporters se reconnaissent un peu moins dans le club, mais beaucoup sont contents de venir au Parc des Princes voir des stars tous les 15 jours sans avoir besoin d'allumer la télévision pour admirer le Bayern, le Milan, le Real Madrid ou Barcelone. Là, on a la chance de les voir en Ligue 1, au Parc des Princes et dans tous les autres stades de France. C'est la même chose pour Manchester City. Les fans supportent toujours leur club et se plaignent beaucoup moins. Ils ont eu la chance de pouvoir gagner deux titres en trois ans, ce qui n'était pas arrivé depuis 67/68.

Quel projet te paraît le plus pertinent ?
Cela fait longtemps que les Émiratis ont investi, qu'ils ont grandi. Les Qataris les suivent progressivement. En Premier League, les investissements sont totalement différents. En Ligue 1, on peut acheter un club 80 millions d'euros, sans investir énormément et terminer quatre fois champion. En Angleterre, ce n'est pas parce que vous avez mis beaucoup d'argent et que vous avez de très bons joueurs que vous gagnerez le championnat. Je dirais qu'il est beaucoup plus intéressant d'investir au Paris Saint-Germain. Mais je dirais que Manchester City avec la Premier League est plus visible.


Quelles différences dans leurs styles de jeu aujourd'hui ?
Ils se ressemblent un peu. Les deux équipes sont dans la possession de balle, très techniques, bonnes offensivement. Première différence : City a beaucoup plus l'habitude de jouer des matchs à un rythme très élevé dans son championnat, ce qui est totalement différent des matchs de Ligue des champions où il faut gérer, et l'expérience des grands joueurs fait la différence. Sinon, le PSG a une très bonne défense avec Thiago Silva, ce qui est moins le cas de Manchester City. Offensivement, City est très bon, le PSG peut également marquer contre n'importe qui. Le PSG évolue dans un championnat peu compétitif et ne se fatigue pas trop. À l'inverse, City dispute de gros matchs presque chaque week-end et s'use... Il faut jouer dans un championnat très élevé, gagner les matchs, pour pouvoir gérer son effectif. Avoir un très bon banc est important aussi. Enfin, il ne faut pas avoir de blessé entre mars et avril.

Pellegrini, Blanc : lequel est le meilleur ?
Pellegrini a plus d’expérience, même si, en Ligue des champions, il n'a pas toujours eu de très bons résultats. Laurent Blanc a la pression, il veut passer le stade des quarts de finale, ce que n'a jamais fait le PSG version qatari. Thiago Silva, Ibrahimović ou d'autres ont faim de victoires. Les jeunes propriétaires du club veulent eux aussi gagner. Pellegrini a l’expérience des matchs de haut niveau, mais n'a pas toutes les armes dans son effectif. Il n'est pas au complet, et puis il sait qu'il ne sera plus là la saison prochaine, ça peut jouer.

PSG-City, qui gagne à la fin ?
En ce moment, je dirais 55/45 pour le PSG.



Propos recueillis par Flavien Bories
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