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Le paradoxe de Kolbeinn

Revenu mardi après-midi à Nantes après quinze jours de silence, Kolbeinn Sigþórsson est un dossier complexe à lui tout seul posé sur le bureau de Waldemar Kita. Que va-t-il devenir ? Personne ne sait vraiment. Ou l’art de cumuler promesses, tête de mule et corps de cristal.

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Tout a commencé comme ça, un jour de juillet. Une belle gueule sur la photo de présentation et derrière un président qui serre le poing après avoir filé un chèque de quelque trois millions d’euros à l’Ajax Amsterdam. Dans son coin et auprès de ses proches, Waldemar Kita est fier de son coup : « C’est mon joueur, c’est mon joueur... » Le FC Nantes tient son attaquant, celui qui doit enfin succéder à Filip Djordjevic parti un an plus tôt à la Lazio. Son nom ? Kolbeinn Sigþórsson. Son CV ? Trois titres de champion des Pays-Bas avec l’Ajax (2012, 2013, 2014) et une moyenne qui tourne à huit buts par exercice depuis son arrivée à Amsterdam à l’été 2011. La gueule de la bonne pioche donc. C’était il y a maintenant plus d’un an. Depuis, l’histoire a tourné et on connaît la suite. L’attaquant islandais est devenu une énigme qui hante les couloirs de la Jonelière. La raison est simple : une saison pleine, quatre petits buts toutes compétitions confondues, une attitude qui agace, un statut de protégé qui sidère au sein du groupe professionnel et même quelques kilos en trop au moment des fêtes. « Quatre ou cinq » selon son entraîneur de l’époque, Michel Der Zakarian. Sigþórsson, c’est aussi un gros salaire, un homme qui refuse d’aller au cours de français et qui décide – en accord avec le club – d’abréger sa saison en avril pour aller soigner un genou douloureux en Islande, histoire d’être prêt pour l’Euro. Bref, un mec qui fait « toujours comme il a envie » , a expliqué récemment Kita. Mais aussi un problème qui vient de revenir dans les dents du président nantais en ce début d’année. Pourquoi ? Pour ça.

Le joueur devenu bankable


Nice, le 27 juin dernier. Le jour de l’exploit, de la sensation. L’Islande tabasse l’Angleterre en huitièmes de finale de l’Euro. Le héros ? Sigþórsson, auteur du deuxième but islandais au cœur d’une équipe où il se met au service du collectif. L’attaquant du FC Nantes s’arrache pour sa nation et s’étripe, au point de se mettre parfois dans le rouge physiquement. Peu importe, le voilà entré dans l’histoire. Le voilà aussi devenu bankable aux yeux de Waldemar Kita malgré le fait que René Girard semble compter sur lui. Les intérêts sont nombreux, mais Kolbeinn Sigþórsson file finalement à Galatasaray en prêt avec option d’achat après deux matchs de Ligue 1. Pas mal même si une vente sèche aurait peut-être été préférable. Donnée à prendre en compte : selon l’entourage du joueur, ce dernier se serait bien vu rester à Nantes. Mais bon, on ne fait pas toujours ce qu’on veut. Et tout ne se passe pas forcément comme on le souhaite. Résultat, au bout de quelques semaines, Sigþórsson se blesse lors d’un stage de préparation avec son équipe nationale, comme un boomerang sur sa réputation de joueur fragile qui lui collait aux crampons aux Pays-Bas. Le voilà donc en Turquie, à ne pas faire grand-chose, mais à ne surtout pas pouvoir jouer. L’histoire s’arrête le 28 décembre. Ni Kita, ni personne à Nantes n’est prévenu, malgré le fait que pour qu’un tel contrat soit rompu, il doit être signé par les trois parties (Nantes, Sigþórsson et Galatasaray). Kolbeinn file en Islande et se tait. Longtemps. Pendant ce temps, le FC Nantes doit le payer. Et bien.

L'équation à plusieurs inconnues


Pendant quinze jours, Kolbeinn Sigþórsson ne donne aucun signe de vie. Les supporters du FC Nantes, auprès de qui le joueur garde une cote de sympathie réelle, s’interrogent et le bonhomme sort finalement de son silence dans la presse islandaise. Son frère s’exprime aussi. Il parle de Nantes comme de « son club » et exprime sa volonté de revenir « passer les tests médicaux » exigés par l’institution tout en expliquant que sa saison est probablement terminée. Kita, lui, est furieux et doit maintenant s’expliquer avec son salarié après des semaines où Sigþórsson ne lui a pas répondu au téléphone. Savoir si on le reverra un jour sous le maillot du FC Nantes est une question légitime, le tout à une heure où le club reste sur trois victoires consécutives en Ligue 1 depuis l’arrivée de Sérgio Conceição. Le Portugais a également entamé une révolution interne, modifiant plusieurs habitudes et règles. Question de rigueur. Waldemar Kita semble aussi prêt à lui filer toutes les clés alors qu’il est en pleine restructuration de l’organigramme de l’entreprise FCNA. Au milieu de ça, quel sort sera réservé à Sigþórsson ? Personne ne sait vraiment et les prochaines semaines devraient y répondre. Le paradoxe Kolbeinn est donc toujours debout. Et l’équation toujours sans solution.

Par Maxime Brigand
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